Diète lactée et diabète (Voir Thérapeutique
8. L’amaigrissement et son traitement (en coliaboration avec M. Charles Richet fils).
Un volume Actualités Médicales, 1922.
9. Les méfaits de l’insuffisance alimentaire (en collaboration avec M. Charles Richet fils).
Paris Médical, mai 1921.
De l’obésité (1, 2, 3).
Dans notre rapport au Congrès de Médecine et dans les deux éditions que nous avons fait paraître de « l’obésité et son traitement », nous résumons la symptomatologie, la pathogénie et le traitement de l’obésité, en nous inspirant des travaux les plus récents.
Nous signalerons seulement les statistiques tirées de notre pratique personnelle concernant l’étiologie et les associations morbides :
Les maladies les plus souvent relevées chez les ascendants des obèses ont été, par ordre de fréquence ; l’obésité, le diabète, le cancer, la goutte, la lithiase biliaire, le rhumatisme, la lithiase uriuaire.
Dans 17 cas sur 100, l’enquête n’a pu mettre en évidence d’infiuence héréditaire.
Pour mieux nous rendre compte du rôle de l’hérédité, nous avons comparé ces chiffres avec ceux que nous a donnés une enquête semblable, portant sur un groupe d’individus non obèses. Nous avons ainsi constaté que l’obésité, que la lithiase biliaire étaient trois fois plus fréquentes chez les parents des obèses que chez ceux des non
obèses, que le diabète l’était deux fois plus, la goutte une fois et demie, tandis que le rhumatisme apparaissait sensiblement aussi commun dans les deux groupes de malades et que l’hérédité cancéreuse s’observait a>i contraire deux fois plus souvent en dehors de l’obésité. Enfin l’hérédité similaire faisait davantage sentir son influence chez la femme que chez l’homme {4,2 p. 100 de parents obèses pour les femmes et 21 p. 100 pour les hommes).
Quant aux associations morbides de l’obésité voici les chiffres que nous avons observés : sur 100 cas, nous avons noté 65 fois, l’hypertension artérielle, 43 fois la dyspepsie, 21 fois le rhumatisme, 18 fois la névropathie, 16 lois l’augmentation du volume du foie, 14 fois l’albuminurie, 14 fois la lithiase biliaire, 11 fois les névralgies, 11 fois la glycosurie, 9 fois l’emphysème, 7 fois l’eczéma, 7 lois le diabète, 7 fois la lithiase urique, 6 fois les vertiges, 6 fois la migraine.
Dans ce tableau figurent certaines affections qui au premier abord sembleraient avoir une relation directe avec l’obésité. Il n’en est rien, il s’agit de maladies fréquentes qui se retrouvent dans une proportion plus grande encore chez les sujets atteints d’affections chroniques autres que l’obésité, ainsi que l’a établi Bouchard.
Dans cette catégorie doivent être classés : le gros foie) l’albuminurie, la dyspepsie,
Cas fruste de maladie de Dercum (4).
Nous avons rapporté un cas de lipomatose symétrique avec intégrité des extrémités et de la face. Le tableau clinique de la maladie de Dercum, était complété par des troubles mentaux, de l’asthénie, mais les douleurs faisaient défaut. Il s’agis-
L’amaigrissement et son traitement (8, 9).
Si l’obésité a fait l’objet de nombreuses observations cliniques, et si son traitement a suscité des recherches multiples de la part des thérapeutes, l’amaigrissement a été plus particulièrement étudié au point de vue expérimental et les moyens de le combattre ont été moins souvent envisagés dans untravaild’ensemble. Combler
Nous avons rassemblé un certain nombre de données expérimentales et cliniques sur l’inanition absolue, la demi-inanition, l’insuffisance alimentaire, la mauvaise alimentation. Nous avons ensuite recherché les circonstances dans lesquelles l’amaigrissement se trouve le plus ordinairement réalisé, et enfin exposé le traitement
En effet, j’ai montré les conditions multiples qui semblent présider à l’évolution de cette variété d’albuminurie : orthostatisme, digestion, fatigue musculaire, agissant seules ou associées.
J’ai insisté sur l’absence habituelle des signes d’altération rénale, sur la fréquence de l’hypotension artérielle et me ralliant à la conception déjà soutenue par un certain nombre d’auteurs, j’en concli^ que, de par l’observation clinique, il existe un type d’albuminurie intermittente, apparaissant chez les adolescents, s’accompagnant d’abaissement de la pression artérielle et à évolution en général bénigne.
et d’une observation plus prolongée de certains malades.
Pour les mêmes raisons, j’ai opposé, à propos des albuminuries digestives, à la théorie toxique soutenue par MM. Linossier et Lemoine la théorie mécanique qui fait dépendre la présence de l’albumine dans les urines de variations dans la circulation rénale.
ctilièrement démonstratifs. Dans le premier, il s’agit d’une jeune femme chez laquelle l’albummune intermittente avait été reconnue à l’âge de dix-huit ans. Ayant eu 3 grossesses non seulement sans accidents rénaux, mais encore dans le cours desquelles l’albuminurie avait complètement disparu, comme elle disparut également pendant les allaitements, cette femme eut encore, depuis le moment où son observation fut publiée, 3 autres grossesses, toujours sans albuminurie et sans présenter aucun signe d’altération rénale.
j’ai pu voir apparaître l’albuminurie au moment de la puberté, albuminurie qui disparut successivement au cours d’une scarlatine, d’une fièvre typhoïde, de 3 grossesses, et des allaitements consécutifs.
Il est difficile d’admettre dans de pareils cas, l’existence d’une lésion, voire même d’une débilité rénale, comme le soutiennent certains auteurs qui supposent que le rein est toujours altéré dans l’albuminurie orthostatique. Nous ne nions pas que cette altération rénale, que cette débilité ne puisse dans certaines circonstances exister, et nous avons nous-même publié avec Courcoux l’observation d’une malade chez laquelle nous avons vu s’effectuer la transformation en albuminurie orthostatique d’une albuminurie lésionnelle.
Les cas qui ont été ultérieurement publiés et dans lesquels on a constaté un taux anormal de l’urée sanguine et une élévation de la constante d’Ambard, d’autres où nous avons pu faire des constatations analogues, entrent peut-être dans] cette variété d’albuminurie orthostatique, mais la bénignité ordinaire des cas d’albumine intermittente, la disparition de l’albumine et l’absence de troubles imputables à un mauvais fonctionnement du rein au cours de maladies intercurrentes
ou de la grossesse, souvent causes d’altération du rein, nous incitent à persister dans notre opinion première an moins pour la plupart des cas.
Au point de vue pratique, il n’y a pas lieu de prescrire à ces malades un régime trop sévère, il faut se garder des restrictions alimentaires qui leur seraient préjudiciables, et une alimentation reconstituante leur est nécessaire II ne faut pas davantage proscrire les exercices physiques au grand air, pourvu qu’ils soient convenablement réglés et enfin il n’y a pas lieu d’interdire aux jeunes filles le mariage, aux