TROISIEME PARTIE
THERAPEUTIQUE
1. Traitement de Tulcère de Cruveilhier non compliqué (en collaboration avec
M. Agasse-Lafont. BulMin médical, 26 janvier 1921, n“ 6, p. 77
2. Indications et contre-indications opératoires dans l’ulcus de l’estomac (en colla¬
boration avec Ch. Eichet fils et A. Jacquelin). Presse Médicale, 27 juillet 1921, n» 66.
3. L’insuffisance hépatique des gastropathes. Ses indications thérapeutiques (Voir
Pathologie.).
4. Le traitement des gastrorragies d’origine ulcéreuse (en collaboration avec
M. Liège). Concours médical, l" avril 1928, n» 14.
5 Du traitement palliatif des douleurs tardives des hyperchlorydriques Journal de médecine de Paris, 20 janvier 1920.
6. Action du bicarbonate de soude introduit par voie rectale sur l’acidité gastrique
(en collaboration avec MM. Ch. Eichet fils et M. de Fossey). Société de Biologie, n» 26, 1922.
7. Action clinique du goutte à goutte rectal bicarbonaté sur les malades atteints
d’ulcus gastriques ou duodénaux. Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux, 21 juiUet 1922.
8. Bicarbonate de soude et traitement de l’ulcère gastro-duodénal, son administra¬
tion par voie rectale. Bulletin de l’Académie de Médecine, 24 octobre 1922.
9. Du traitement des vomissements névropathiques. Académie de Médecine, 18 octo¬
bre 1919.
10. Cure d’ahtement et traitement des affections gastriques. Paris Médical,
1" avril 1922.
11. De l’aümentation extra-buccale. Eapport présenté au XIP Congrès interna¬
tional de médecine, Paris, 1900.
aécessité d’éliminer comme anesthésique le chloroforme dont l’action est particulièrement nocive.
Dans un troisième travail, nous étudions les indications thérapeutiques qui résultent de l’insuffisance hépatique chez les gastropathes en général.
les malades prennent pour toute alimentation une ration quotidienne de 2 à 3 litres de lait, par doses égales, également espacées, mais assez rapprochées, cherchant ainsià obtenir une réduction modérée de la ration alimentaire, en même temps qu’une absorption régulièrement fractionnée, deux conditions qui me paraissent jouer un
La cure lactée doit être renouvelée à des intervalles plus ou moins rapprochés suivant la gravité de la maladie. En dehors des cures, le régime prescrit sera le régime anti-diabétique ordinaire, sans excès de sévérité.
arthritique sans dénutrition, la glycosurie est heureusement influencée par les cures répétées de diète lactée. Ces cures sont non seulement formellement indiquées en cas de lésions rénales, cardiaques, hépatiques ou d’artério-sclérose avancée, non seulement opportunes pour combattre les accidents cutanés ou gastro-intestinaux, mais encore elles permettent dans certains cas, la réduction rapide de la glycosurie, et
Malgré les résultats contradictoires et en général défavorables rapportés par les auteurs, nous avons cru cependant devoir appliquer ce double traitement au sujet qui fait l’objet de cette observation.
Il s’agit d’un jeune homme de dix-neuf ans, atteint d’un diabète grave, avec élimination d’une quantité journalière considérable de sucre (913 gr. maximum), et présentant dfô lésions tuberculeuses unilatérales, confirmées par l’examen clinique, la-radiologie et la présence de bacilles de Koch dans les crachats.
Ce malade a été observé par nous d’abord pendant treize mois. I) a reçu pendant ce temps des injections quotidiennes d’insuline à des doses s’étant élevées progressivement de 15 à 140 unités cliniques et chaque semaine on a pratiqué une insufflation pleurale maintenant un collapsus parfait du poumon malade :
Sous l’influence de cette thérapeutique, la glycosurie s’est abaissée à 40 grammes, la pol3nirie a disparu ainsi que la polyphagie et la polydypsie, le poids a augmenté de 9 kilogrammes, les expectorations, très minimes, n’ont montré des bacilles que d’une façon intermittente, les lésions pulmonaires semblent stabilisées, l’état général est
l’excrétion chlorurée (Widal, Lemierre et A. Wahl, Achard et Ribot), rétention du bicarbonate de soude dans les tissus (Blum, Marcel Labbé, G. Bith et Fertik).
Nous avons pensé que, l’étude de l’élimination provoquée pourrait apporter quelques éclaircissements sur cette question en montrant si l’action suspensive du bicarbonate de soude s’exerçait sur d’autres substances que les chlorures. Nous avons étudié l’élimination du bleu de méthylène et de quelques substances plus diffusibles chez l’homme sain et chez des sujets atteints de lésions rénales, auxquels le bicarbonate de soude était administré à des dçses moyennes (6 gr.), ou à fortes doses (20 gr. et au-dessus). Nos recherches ont été contrôlées par l’expérimentation chez l’animal. Elles ont été complétées par l’étude de la polyurie expérimentale.
Nous avons constaté que, chez les malades porteurs de lésions rénales, le bicarbonate de soude à hautes doses exerce une action perturbatrice importante sur l’élimination du bleu qui est retardée, prolongée, diminuée dans son intensité.
analysées jusqu’au deuxième ou troisième jour après la cessation du médicament. Il était facile de voir les variations survenues dans les éliminations urinaires avant, pendant ou après l'administration des médicaments.
Voici les résultats que nous avons obtenus :
Nous avons administré chez des sujets normaux et chez des malades 15 fois la caféine, 15 fois la digitale et 14 fois la théobromine. Tous ces médicaments ont été donnés par la bouche aux doses de 0 gr. 26 à 1 gramme pour la caféine, 0 gr. 15 à 0 gr. 25 pour la digitale et 1 gr. 60 à 2 grammes pour la théobromine. Nous avons choisi ces doses, car elles sont communément employées par les médecins, et nous avons pensé qu’elles nous permettraient de comparer dans une certaine mesure l’effet thérapeutique des trois médicaments.
Si avec de telles doses nous faisons des comparaisons, nous verrons que d’une façon générale, chez les sujets sains et les sujets malades, l’action de la caféine et de la théobromine, quand elle existe, est rapide et produit l’effet maximum le premier jour, mais l’action de la caféine est plus accentuée que celle de la théobromine. En général, pour ces deux médicament», l’effet cesse dès qu’on les supprime, ou va en s’atténuant quand on les donne plusieurs jours de suite. L’action de la digitale
celui des deux autres médicaments.
Des trois valeurs que nous avons étudiées, la plus facilement modifiable par les trois médicaments est la valeur ~ la diurèse moléculaire totale et il est facile de voir que cela tient à l’élimination du clilorure de sodium; la diurèse aqueuse se produit aussi avec assez de facilité ; mais, si l’on obtient souvent une élimination d’eau et de chlorure de sodium, la diurèse des molécules élaborées, c’est-à-dire l’effet utile, est plus difficilement provoqué. C’est cependant de cet effet qu’on devra s’enquérir, car s’il ne se produisait pas, il n’y aurait, dans un grand nombre de cas, que danger
à prolonger l’effet du médicament. Nous avons vu d’autre part que l’action de la caféine et de la théobromine s’épuisait vite et l’on peut dire en règle générale qu’il est peu utile de prolonger la prescription de ces deux médicaments. La caféine est, par contre, le médicament de choix quand on veut agir d’une façon rapide.
Beaucoup des conclusions auxquelles nous arrivons ont déjà été émises, mais plusieurs ont été contestées, et sans vouloir trancher les discussions, nous avons voulu uniquement donner les résultats que nous a fournis une méthode nouvelle, facile à employer et suffisamment précise.
Traitement des hémorroïdes turgescentes par les applications locales d’adrénaline (17).
Nous avons signalé les premiers, croyons-nous, l’utilisation des propriétés vasoconstrictives de l’adrénaline dans le traitement des hémorroïdes turgescentes. Depuis notre communication l’usage de l’adrénaline est entré dans la pratique courante du traitement des hémorroïdes.
Spondylite typhique guérie par la vaccinothérapie (19).
Il s’agit d’un malade convalescent de fièvre typhoïde qui présenta après l’évolution aiguë de la maladie des symptômes de spondylite. En un mois la vaccinothérapie provoqua la disparition de tous les phénomènes morbides.
Intoxication mercurielle mortelle d’origine thérapeutique (21).
La malade qui fait l’objet de cette communication avait reçu à huit jours d’intervalle quatre injections d’huile grise équivalant en totalité à 28 ou 30 centigrammes de mercure métallique. EEe a succombé après avoir présenté des accidents multiples : stomalite gangréneuse, troubles intestinaux, albuminurie. Nous signalons les caractères particuliers des lésions du côlon constatées à l’autopsie : sécrétion considérable de mucus, gonflement et desquamation des cellules des glandes en tube, formation d’une épaisse couche gélatineuse.
Un nouveau cas de tétanos guéri par le traitement intensif (18).
Le malade reçut 680 centimètres cubes de sérum soit en injections sous-cutanées, en lavement ou en injections intra-rachidiennes. Il absorba 170 grammes de chloral et 60 grammes de bromure de potassium.