Sécrétion graisseuse de l’hypophyse
Comptes rendus de la Société de Biologie, 26 mai s 1904.
(En collaboration avec MM. I-oepeu et Esmo.vet.)
Sur les coupes de 30 hypophyses provenant d’individus morts de maladies diverses, nous avons, d’une façon constante, noté la présence, dans la majorité des cellules du globe dandulaire. de granulations graisseuses. Celle-ci sont tantôt isolées, tantôt agminées {corps mûriformes ou en rosette.)
Ces granulations, même après l’action de l’acide osmique, sont facile-
ment solubles ou toul au moins altérables dans les essences. Cette réaction tend à prouver qu’elles sont constituées par une graisse spéciale.
Elles ont paru être plus abondantes dans l’hypophyse des tuberculeux.
Elles ont été, depuis nos recherches, observées par’fhaon.
C. — Sur une sécrétion graisseuse de l’hypophyse chez les mammilères et en particulier chez l’homme.
Comptes rendus de ïAssociation des Anatomistes, V* Congrès, Toulouse, 1904.
L’hypopbyse de l’homme et des animaux (chien, cobaye, lapin) sécrète de la graisse.
Chez l’homme, l’élaboration graisseuse semble plus abondante que chez les animaux.
Toutes les variétés des cellules hypophysaires sont capables de se charger de gouttelettes graisseuses.
Cette graisse est isotrope, peu colorable par l’acide osmique, incolorable
Fig. 6. - Graisse de l’hypophyse. - Elle est répartie dans les différenlcs variétés de celtules du parenchyme glaudutaire et s’accumule au voisinage des gouttes de substance colloïde.
par la médiode de Weigert. Elle est facilement soluble dans les essences, même après l’action de l’acide osmique.
. On la trouve tantôt disséminée h Tétai de fines gouttelettes, tantôt
agminée en goultes. Dans ce dernier cas, celles-ci forment des corps mûriformes, que les dissolvants des graisses peuvent transformer en corps en rosette.
11 nous a paru vraisemblable d’admettre que la graisse est excrétée de la cellule où elle a pris naissance selon le même processus que celui qui préside à la formation des amas colloïdes, c’est-à-dire par une sorte de processus semi-holocrine.
La graisse libérée se retrouve au sein des amas de substance colloïde accumulés entre les cellules des cordons glandulaires. ,
On la rencontre également dans les vaisseaux, soit sous forme de gouttelettes libres, soit incluse dans les leucocytes polynucléaires. Cette constatation nous a amenés à admettre que la substance grasse, produit d'élaboration des cellules hypophysaires, passe dans le torrent circulatoire.
7. — Reconstructions plastiques des premières phases du développement de l'hypophyse humaine.
Présentation au VI* Congrès de VAlsociation des AmtomUtes. Toulouse, 190i.
(En collaboration avec P. Motos.)
Ces reconstructions ont été faites, d’après la méthode imaginée par Born et Peter, à l’aide de séries complètes de coupes provenant d’embryons humains bien conservés, mesurant 4, 6, 7, 8, 9, 12, 5, 22 et 44 millimètres.
Les moulages obtenus tendaient à démontrer que :
1” La formation de la poche de Rathke et son isolement dans la profondeur sont deux phénomènes passifs, dus aux modifications (infléchissement) de l’axe nerveux et à l’évolution du tissu mésodermique voisin.
2” La portion glandulaire (lobe antérieur) prend naissance aux dépens de la portion antérieure, juxta-pharyngienne de la poche de Rathke (fig. 7).
3° La portion la plus reculée du cul-de-sac demeure, parfois même chez l’adulte, à l’état de couche épithéliale peu épaisse (11g. 8), appliquée contre le lobe nerveux et conserve sa cavité centrale, qui devient la fente paranerveuse.