I. — Traitement du cancer gastrique
a) Etude statistique des résultats éloignés des gastrectomies pour cancer (III, Ul)
Depuis, la thèse de M. Lericbe, qui avait réuni tous les cas de cancers gastriques réséqués pubiiés en 1906, de nombreuses statistiques avaient apporté des idées divergentes sur les guérisons définitives que donnait l’opération radicale : l’écart entre les auteurs était élevé, le taux de survie variant de 19 % à 44 %. Dans un important travail, M. Hartmann avait admis une proportion de guérisons de 30 %.
De 1903 à 1926, M. Delore pratiqua 166 gastrectomies pour cancer, dont j’ai rechercbé, avec J. Burlet, le sort définitif.
La mortalité opératoire globale doit être estimée à 16/17 %. Elle tombe à 9 % si l’on envisage seuiement les gastrectomies en 2 temps, dont MM. Delore et Santy avaient donné les indications. Elle s’élève à 50 % pour les résections simultanées du côlon transverse.
Sans vouloir reprendre la question des limites de l’opérabilité.
Les malades qui dépassent la troisième année ne sont d pas tous guéris définitivement, et c’est là une première not
t la durée sont très s palliatives. Aussi élibérément des réi
-ipérieures à celles que donnent les omprend-on que M. Delore ait fait étions incomplètes.
La récidive s’annonce triques le plus souvent,
méabilité de l’anastonn
r des signes variables, troubles gas-
•e être utile, visant à rétablir la per- Ascite, ictère, tumeur perceptible.
peuvent survenir alors que parfois l'état général reste, pendant un certain temps, paradoxalement assez bon.
2” Il faut être exigeant pour parler de guérisons définitives : du point de vue absolu, un délai de trois ans est insuffisant, deux opérés étant morts plus de six ans après rintervention. Elles sont rares, mais il ne faut pas en négliger la possibilité. Leur existence constitue un facteur important à jeter dans la balance des indications opératoires.
Elles sont marquées par un retour complet à la santé. Si minimes que soient les chances de telles guérisons, a-t-on le droit, en présence d’une affection telle que le cancer gastrique, de refuser à un malade la possibilité de les courir ?
3" Les éléments du pronostic post-opératoire ont été souvent discutés. Certains, tels que le chimisme gastrique, n’ont qu’une
Hartmann.
Il est classique de signaler le pronostic favorable qui s’attache à l’existence d’une sténose pylorique, facteur de diagnostic précoce (Môllèr, Kocher). L anaiysc de nos documents ne nous a pas paru confirmer cette notion : comparé aux autres formes, le cancer sténosant donne même une survie moyenne inférieure et ne donne pas sensiblement plus de survies égales ou supé-
Les mêmes recherches statistiques ne montrent pas non plus de sensibles modifications des coefgcients de survie selon qu’il existait ou non à l’intervention des adénopathies ou des adhé-
Par contre, les renseignements d’ordre histologique peuvent.