‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 14 sur 17 · I. — Grands kystes des reins · texte numérisé non relu

I. — Grands kystes des reins

Défini rigoureusement, le grand kyste séreux du rein, kyste solitaire, représente une affection très rare, mais dont les traits sont parfaitement fixés dans le rapport de Brin au Congrès d’ürofogie (1911).

Une observation recueillie avec M. Delore (24) offrait quelques points intéressants d’ordre anatomique et thérapeutique.

Le kyste était développé au niveau du pôle inférieur du rein droit, contractant avec les calices et le bassinet des rapports intimes ; la cavité pyélique fut ouverte au cours de l’énucléation et, sur la pièce opératoire (fig. 43), se reconnaît, à la base de la poche kystique, la pyramide dont elle se coiffe. Ce n’était d’ailleurs que rapport de contiguïté, une barrière transparente mais intacte, séparant les deux cavités. On conçoit que, si, dans des cas semblables, kyste et calices sont simultanément ouverts, il peut

antérieure extrapéritonéale mena aisément dans l’espace rénocoliqne et permit la néphrectomie.

N’est-elle pas indiquée d’ailleurs dans nombre de gros reins et notamment dans les hydronéphroses congénitales (5) ?

II. — Torsion des kystes parovariens Formes anatomo-cliniques

En collaboration avec M. H. Tillier. (I, 64)

J’ai repris, à propos de deux observations inédites, l’étude de cette complication particulière, longtemps considérée comme exceptionnelle des kystes parovariens, et inspiré, sur ce sujet, la thèse de M. Pansu.

A l’origine, incluse dans le méso-salpinx, sessile, cette tumeur peut se constituer secondairement un pédicule, aux dépens de l’isthme tubaire, qui la rattache à la corne utérine, et aussi du

La torsion des kystes parovariens doit donc prendre place parmi les causes multiples d’hémorragie intrapéritonéale.

Enfin, un écoulement sanglant par le vagin peut se substituer à cette Inondation abdominale, témoignant sans doute de l’apoplexie du segment tubaire compris entre le sillon d’étranglement et l’ostium uterinum.

m. — Indications opératoires dans les fibromes compliqués de phlébite des membres inférieurs

En collaboralion avec U. Alamarline. (44)

Nous avons discuté cette indication d’expectative et conclu que, pour impressionnante qu’elle soit, l’intervention ne gagne pas à être différée. La résolution extrêmement rapide de la phlegmatia dans le cas que nous avons observé plaide en faveur de l’intervention précoce, avec laquelle il paraît bien que l’on gagne plus que l’on ne risque. Il semble que le mieux est d’agir entre le dixième et le trentième jour. II n’y a pas d’intérêt réel à attendre plus longtemps et si notre malade n’avait été opérée qu’après quatre mois, c’est parce qu’elle s’était seulement alors décidée à l’intervention.

Page 1