I - MALADIES GÉNÉRALES DIABÈTE
lé tant au point de vue des modifications sanguines glycosurique des résultats absolument comparables, été pareillement similaires ; d’une part nous avons
niveau du foie qu’ont agi les rayons sur la masse sanguine circuiante, pendant le temps en somme très court de leur application ; ou les organes hématopoiétiques actifs, moelle costale, moelle des vertèbres, n’onl-ils pas été impressionnés profondément? C’est une hypothèse qu’il nous parait difficile de prouver, mais qui ne nous sembie pas invraisemblable étant donné ce que nous savons des actions à grande profondeur des rayons X sur les éléments sensibles.
En ce qui concerne la glycosurie, nous ne pouvons également que faire des hypothèses pathogéniques. Cette éiimination colossale résulte-t-elle d’un accroissement de la glycogénie ou d’une transformation massive du glycogène hépatique, ou au contraire, d’une inhibition du processus glycolytique? Ou l’action des rayons agissant à faible dose sur le foie ne produit-elle pas une e-vcitation fonctionnelie exaaerant les fonctions glycogénique et glycoso-forraatrice, et suivie d’un hypo-fonctionnement peutêtre dû simplement à l’épuisement des réserves, des matériaux formateurs du sucre, d’où l’élimination diminuée consécutivement observée?
Action des rayons de Roentgen sur le sang dans le diabète.
Dans ce dernier travaii, utilisant, outre ies observations qui nous avaient servi antérieurement, un cas nouveau de diabète grave, nous avons complété notre étude des modifications du sang des diabétiques sous l’influence des irradiations, cherché à répondre aux objections qui nous avaient été opposées, et enfin à résoudre quelquesuns des problèmes que l’étude des faits nous suggérait.
1,’énorme diminution du, nombre des hématies après chaque séance d’irradiation est-elle la conséquence d’une destruction, ou ies-rayons n’agissent-ils pas à la façon d’un excitant vaso-moteur de telle sorte que les hématies s’accumulant dans les organes centraux, la périphérie ne recevrait pendant les quelques heures que durerait cette action qu’un sang pauvre et dilué? On,peut encore se demander si les rayons de Rœntgen sont bien la seule cause des phénomènes observés (Béclère).
Nous écartons tout d’abord l’hypothèse de défauts de technique. Les examens
ieucocytes, l’absence de telles variations chez les diabétiques gras, nous paraissent
pour éliminer
objection.
entre les variations des hématies et du sucre.
Kelativement aux variations leucocytaires, nous signalerons seulement que dans le diabète grave on observe après chaque irradiation une leucopénie immédiate et qui précède la poussée de polynucléose habituelle.
En somme dans le diabète et surtout dans ses formes graves le sang réagit d’une façon très spéciale, un peu comme dans les leucémies ; les hématies normales échappent, au contraire, à cette action. On en doit donc conclure qu’il existe au moins dans certains cas de diabète des altérations de la structure des hématies relevant des
troubles de même ordre de l’hématopoièse. Ce que confirment d’ailleurs les travaux les plus récents qui nous montrent le grave trouble que les hématies présentent dans leur teneur en lipoïdes contrastant avec une proportion normale de ces lipoïdes dans le sérum. Nous savons en outre depuis les nombreuses recherches de Lépine qu’une forte proportion du sucre du sang est renfermé dans les hématies. Et par là nous comprenons et leur fragilité et ce fait que leur destruction mette en liberté une quantité considérable de sucre dans le sang, -puis dans les urines.
trition; dans les diabètes graves, elle est encore marquée par une nouvelle réaction.
En effet, les rayons agissent directement sur les éléments du sang. Ils peuvent donner une exagération légère et transitoire de la glycolyse, mais celle-ci est le plus souvent neutralisée par l’exagération de la glycogénie hépatique. La destruction immédiate d’un certain nombre de leucocytes se traduit par la leucopénie primitive, rapidement compensée par la réaction leucopoiétique; la conséquence de ce dernier fait est la diminution du pouvoir glycolytique, qui vient accentuer la glycosurie immédiate. Quant aux hématies, elles présentent, dans les diabètes graves, une fragilité toute spé-
Sur les modifications de la glycosurie diabétique produites par l’irradiation du foie.
(A propos d'une coramunieation de MH. Aubertin et Bordet.)
Le travail de ces deux auteurs est confirmatif des résultats que nous avons publiés.
Intégrité du pancréas dans un cas de diabète maigre.
Dans un cas de diabète maigre, correspondant exactement au type clinique du diabète pancréatique, et par la brusquerie de son début, et par l’intensité de ses symptômes, et enfin, par la rapidité de son évolution, l’examen minutieux du pancréas ne nous a permis de déceler aucune lésion, aussi bien dans ses apparences macroscopiques qu’au point de vue des altérations fines d’ordre histologique. Nous avons èt ce propos remarqué que trop souvent on trouve, dans les observations publiées, la mention de lésions insuffisamment démontrées ; qu’on ne saurait, à ce. point de vue, se passer de l’examen histologique et que celui-ci est particulièrement délicat, le pancréas pouvant, en outre des altérations cadavériques par putréfaction, particulièrement
phénomènes d’auto-digestion, simulant è merveille des lésions pathologiques.
Opothérapie pancréatique dans le diabète.
Observation de diabète grave chez un homme de 25 ans, légèrement amélioré par l’opothérapie pancréatique.