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ACTIONS THÉRAPEUTIQUES

Des modifications de la pression artérielle sous l'influence des solutions salines concentrées. En collaboration avec Jl, L. Lévv. (Comptes rendus des séances de la Société de biologie, H janv. 1902).

Désireux de vérifier l’action dépressive de ces solutions, nous avons étudié méthodiquement les réactions immédiates de la pression artérielle chez un certain nombre de malades (23) soumis à leur usage et présentant pour la plupart (H) une pression artérielle exagérée ou une pression normale (3) ou bien faible (9). L’exploration de la radiale à l'aide du sphygmomanomètre de Potain était pratiquée avant l’injection, puis 10, 20, 30 minutes après, les malades étant maintenus dans la même attitude, le plus souvent couchés pour éviter les causes incidentes susceptibles d’actionner la pression. Nous n’avons considéré comme abaissement de la P. A. que toute chute un peu persistante et dépassant 2 cm 1 *. La moyenne des abaissements obtenus a été de 1 c., 4 c. et 7 cm 1 '*. Il résulte, en résumé, des expériences faites (SI) soit avec des solutions salines concentrées, soit avec des sérums de concentration plus faible, 1° que l’abaissement de la P. A. peut être considéré comme une conséquence

rapide et habituelle de la pénétration à petites doses de solutions salines concentrées ; 2“ que. CQt abaissement, n’est nullement lié à la douleur de l'injection car celle-ci n’est pas douloureuse; 5” que cet abaissement est en rapport avec le degré de concentration moléculaire de la solution employée ; 4° qu’il est surtout marqué dans les cas d’hvpertcnsion artérielle relevant, de la sclérose artérielle. ■■■■' "■ •■■■■■ ■/' p-uim

Sur les injections de solutions salines concentrées (sérum de Trunececk). (Bulletins et Mémoires delà Société médicale, des hôpitaux de Paris. 6 juin 1902,)

A propos des observations de notre regretté collègue Merklen en faveur du rôle thérapeutique de ces injections de solutions salines concentrées, je rappelle les faits que j’ai observés avec M. Lévy.

En réponse à l’assertion défendue par ailleurs que l’hypotension ne peut être fonction de pareilles injections, et que cette hypotension ne peut guère être établie par l’usage du sphygmomanomètre de Potain, je rappelai : 1- que des expériences indiscutables ont montré l’action hypotensive des solutions hypertoniques; 2* que le sphygmomanomètre de Potain a une valeur que tous les physiologistes lui reconnaissent.

Action des rayons X sur la tuberculose en clinique.

Action des rayons X sur le bacille tuberculeux et sur la tuberculose expérimentale.

I. Congrès pour l’étude de la tuberculose chet l’homme et les animaux, 4« session, 1898.

II. Archives d’électricité médicale, expérimentale et clinigue. (En collaboration avec M. le

professeur Bergonié, 15 août 1898.)

Après une introduction sur les accidents causés par les rayons X, sur l’indication exacte des conditions expérimentales et la technique instrumentale, les recherches se divisent en 2 parties ;

1» Action des rayons X à l’égard du bacille tuberculeux et de la tuberculose

A) Les expériences entreprises ont démontré que les lésions étaient plus marquées pour les animaux inoeulés avec les cultures tuberculeuses exposées aux rayons X, et que les lésions étaient surtout prononcées pour les animaux qui avaient reçu la semence exposée le plus longtemps aux rayons.

Ces faits permettent de conclure avec Fr. Pott, que l’amélioration signalée de différents côtés dans l’état des malades tuberculeux soumis à l’action des rayons X, ne relevait pas d’une influence exercée directement par les rayons sur le bacille lui-même.

Il fallut recourir à une autre interprétation, on s’arrêta à celle qui paraissait ressortir des premières expériences tentées sur les animaux tuberculisés : on admit que les rayons X n’agissaient pas sur l’élément infectieux, mais qu’ils augmentaient la résistance des tissus à l’égard de cet élément infectieux. A cette époque, M. Lortel et Genoud, M. Florentin! et Lu'raschi concluaient qu il est logique de tenter dans un but thérapeutique l’application chez l’homme des rayons X, dans les cas de tuberculose superficielle.

A vrai dire, les résultats de leurs expériences étaient interprétés d’une façon un peu trop optimiste.

B) Action des rayons X sur les animaux inoculés de tuberculose par voie sous-cutanée intra-péritonéale, intra-pleurale et intra-traehèale et exposés ultérieurement aux rayons. Les expériences ont porté sur plus de soixante animaux (cobayes et lapins).

11 résulte en résumé de ces expériences, que les animaux tuberculisés par différentes voies et soumis durant des périodes de temps plus ou moins prolongées aux radiations obscures, présentent des variations de poids en plus ou en moins, ou de survie comparables à celles subies par les animaux témoins; que l’aspect microscopique, l’étendue, la gravité des lésions sont, dans les deux cas, sensiblement les mêmes. Et cependant les rayons étaient la plupart du temps appliqués de façon préventive alors que les tissus non encore altérés étaient plus h même de lutter.

Les radiations ont paru déplus, avoir déterminé dans certains cas des phénomènes qui rie peuvent guère être considérés comme favorables, notamment des ecchymoses, des hémorragies en rapport avec des épai si senienls fibreux marqués du péritoine, des scléroses pleurales épaisses, étendues, sorte de symphyses analogues à celles observées chez la jeune malade soumise dans le service de M. Potain aux radiations, sclérose qui avait ce caractère particulier de n'enkyster en rien le processus tuberculeux.

De nombreux faits sont venus confirmer l’intérêt de ces constatations. L’on sait qu’à la suite de l’action irritante des rayons X, les éléments différenciés dégénèrent et meurent, alors que le tissu conjonctif prolifère abondamment, se vascularisé, puis, forme un tissu de caractère particulièrement rétractile. Les deux tissus réagissent vis-à-vis des rayons X, selon leur modalité habituelle, la prolifération du tissu conjonctif comme me le disait récemment encore M. Beclère, étant une conséquence moins immédiatement directe de l’application des rayons.

De nombreux faits sont venus confirmer l’intérêt de ces constatations, nouvelles à l’époque où elles furent exposées. L’année dernière encore, au congrès de Vienne, alors qu’on montrait l’efficacité de la radiothérapie dans la maladie de Basedow, les chirurgiens se plaignaient de n'avoir plus à leur disposition — lorsque la région avait été radiothérapisée — qu'un champ opératoire altéré par les adhérences et propice aux hémorragies.

Le résultat immédiat de ces expériences, fut de mettre en garde contre l’application thérapeutique des rayons X aux tuberculeux, cela n’élait pas inutile eu égard aux espérances excessives que quelques coïncidences heu-

2" Action des rayons X sur les affections tuberculeuses en clinique.

L’action des rayons X est envisagée relativement aux lésions tuberculeuses de la peau, aux lésions tuberculeuses articulaires, aux lésions tuberculeuses pulmonaires.

En voici les conclusions :

Lésions tuberculeusesdelapeau. —L’action des rayonsXpeut produire, dans

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