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I. Congrès français de médecine, 9« session, Paris

II. Journal de physiologie, et de pathologie générales, mai 1908.

La pression artérielle a été recherchée a l’artère radiale au moyen du sphygmomanomètre de Potain, après abandon de l’appareil Riva-Rocci et du tonomètre de Gartner, dont les avantages et, notamment, l’emploi plus facile ne compensent pas les inconvénients quej’ai exposés par ailleurs (d’abord au Congrès international de la tuberculose; ensuite au Congrès de Boston en 1906).

Nos explorations ont été poursuivies méthodiquement sur 73 malades, atteints de formes plus ou moins graves de scarlatine et ne présentant aucune tare apparente, aucun antécédent pathologique réel. Des courbes établissent les oscillations de pression constatées. Ces documents tendent tout d’abord à établir que la scarlatine, comme Ja plupart des maladies infectieuses aiguës, abaisse la pression artérielle au-dessous du chiffre normal ; que cet abaissement est plus marqué qu’on ne semble le penser, et que la scarlatine peut être rangée à la suite de la fièvre typhoïde dans la catégorie des maladies à pression basse de Potain; que cet abaissement est précoce mais s’exagère au moment de la défervescence, qu’il existe, non seulement chez des sujets à pression artérielle habituellement basse, mais aussi chez des sujets à pression artérielle normale. Cet abaissement peut être de 4, 5 et 6 centimètres Hg; il se montre le plus souvent sans grandes oscillations, tout en pouvant subir des

49", 20' jour, ètç. Chez d’autres malades, ayant séjourné plus de 40 jours; la pression artérielle reste abaissée.

Parmi ces malades, certains sans aucun doute avaient une pression artérielle habituellement basse.... Dans la scarlatine comme dans la variole (voir p. 129), comme dans la fièvre typhoïde, tout abaissement excessif et rapide de la pression artérielle revêt une signification alarmante. Si le relèvement de la P. A. est, toutes choses égales d’ailleurs, plus précoce dans les formes bénignes et chez les individus de santé moyenne, il nous parait impossible de trouver dans la modalité même de ce relèvement un critérium relativement à l’appréciation de la guérison définitive de la scarlatine. Contrairement à ce qui se produit pour la fièvre typhoïde les complications aiguës ne déterminent pas de relèvement passager de la pression artérielle. Une réserve semble cependant à faire pour certains cas de néphrite tardive avec albuminurie massive.

La pression artérielle dans la méningite cérébro-spinale aiguë à méningocoques.

I. Bulletins et Mémoires <le la Société médicale des hôpitaux de Paris, 21 mai 1909.

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