MEMBRE ABDOMINAL
Doublc'pied plat-valgus douloureux d*origine tuberculeuse ; tuberculose pulmonaire ; rhumatisme articulaire tuberculeux. —
Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, 28 décembre 1910. Rapport du Prof. Poncet.
Observation d’une jeune femme de 30 ans qui, tuberculeuse pulmonaire avérée depuis des années, vit survenir un double pied plat-valgus douloureux qui l’obligea à cesser tout travail. En même temps douleurs articulaires à peu près généralisées. Le professeur Poncet se servit de cette observation pour défendre sa thèse de l’origine tuberculeuse de certaines douleurs articulaires et en particulier de certains pieds platsvalgus douloureux.
Le port de semelles semblables à celles que l’on fait porter aux pieds plats douloureux des adolescents amena une amélioration très marquée permettant une marche normale.
Contribution à Vétade de la métatarsalgie. — Archives générales de Chirurgie, 1913.
La métatarsalgie est une affection tenace, obscure, plus fréquente chez la femme adulte.
L’étiologie n’en est pas précisée, mais l’examen montre constamment la présence d’une douleur localisée à un point particulier de la plante
pour chacune et en général à la tête du 4* métatarsien. Cette douleur est intense à la marche et quelquefois syncopale. Cette symptomatologie sans cause définie explique les nombreuses discussions pathogéniques. Qu’on invoque la théorie osseuse ou la théorie nerveuse, rien ne semble fixé. Cependant la théorie nerveuse a pour elle la localisation très précise de la
compression localisée des collatéraux par les métatarsiens ou les orteils voisins. Ils sont plus sous le pied qu’entre les orteils et plus facilement on comprend que l’existence de névromes sur les collatéraux puisse expliquer le syndrome douloureux. Ce travail a pour but de démontrer l’existence de névrome dans certains cas de métatarsalgie.
La malade souffrait depuis sept à huit ans. Elle avait 50 ans. A l’intervention on trouve un névrome siégeant à la bifurcation des troisième et quatrième collatéraux. L’anatomie pathologique montre le tissu conjonctif hyperplasié. mtèr-fasciculaire, avec hypervascularisation comme dans les
A l’origine de ces névromes on trouverait une blessure ou une piqûre très localisée, sans pouvoir préciser davantage.
La contusion de la hanche, - Paris Médical, 17 juin 1916.
La connaissance plus complète des lésions du squelette grâce à la radiographie permet de voir sous un jour nouveau la contusion de la hanche. Cet article essaie de démontrer que si cette affection existe, elle est une exception et que le plus souvent la profondeur où se trouvent l’articulation et l’extrémité du fémur a caché au clinicien une fracture que la radiographie est venue révéler.
L’exploration directe étant presque impossible, on tâcha de définir les symptômes caractéristiques de la « contusion de la hanche » d’après les signes fonctionnels : douleur peu prononcée, modification dans la longueur du membre, rotation externe légèrement modifiable pourtant, impotence fonctionnelle.
Mais ne sont-ce pas les mêmes signes que ceux de la fracture du col du fémur dans ses modalités les plus atténuées. Les exemples ne manquent pas où un traumatisme de la hanche diagnostiqué contusion se transforma tout à coup en fracture nette du col du fémur.
La radiographie, commè dans les observations que nous citons, a montré l’existence de fracture du col que l’absence de certains signes n’avait pas permis de diagnostiquer.
Peut-être serait-il prématuré de conclure que la contusion de la hanche n’existe pas. Toutefois on ne saurait être trop circonspect dans Une telle circonstance. On n’a plus le droit aujourd’hui de porter le diagnostic de contusion de la hanche sans avoir eu recours à une radiographie bien faite et au besoin répétée, car souvent l’épreuve démontrera une fiacture incomplète ou engreiiee de l’extrémité supérieure du fémur.
Plaies du Genou
Contribution au traitement des plaies du
janvier 1917.
genou. — Paris Médical,