‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 6 sur 8 · CHIRURGIE DU THORAX · texte numérisé non relu

CHIRURGIE DU THORAX

L’intervention hémostaticfae chez les blessés de poitrine. En collaboration avec-CouHcoux et Gross. — Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, 7 février 1917.

En dehors du temps de guerre, les plaies de poitrine sont rares et

Jous croyons que l’hémorragie continue intra-pleurale est une r re avis, trois signes permettent de penser que la plaie saigne ei ^e sang qui continue à s’épancher dans une plèvre, coagulera da

médiastinale et de déplacement du e à droite, augmentent d’heure en l

Sur la nature de Vépanchement sanglant traumatique de la plèvre. En collaboration avec A. Courcoux. — Baïletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, n“ 21, juin 1917.

du liquide sanglant épanché dans la plèvre à la suite d’un traumatisme. On a dit que ce liquide était formé d’une petite quantité de sang

Cette étude complète la précédente. Nous n’avions envisagé jusqu’alors que les plaies hémorragiques et non infectées de la plèvre et du poumon.

Ici, nous donnons notre opinion sur les plaies infectées. Cette communication venait à son heure, car l’intervention large, abandonnée en tant qu’opération systématique contre l’hémorragie, était proposée à nouveau pour éviter les complications infectieuses.

A notre avis, les complications septiques des plaies de poitrine tiennent moins à la présence de projectiles inclus qu’à l’infection, de proche en proche, par la plaie cutanée ou à l’infection de l’hémothorax abandonné ou méconnu.

La plaie pariétale doit donc être traitée comme toute plaie des parties molles, d’autant qu’elle se complique souvent de fracas osseux des côtes ou de l’omoplate. Il faudra donc, avec grand soin, nettoyer, « parer » la plaie pariétale; enlever les esquilles osseuses, si profondes qu’elles soient. Enfin, suivant les circonstances, fermer sans drainage

Le séton simple par balle est une lésion bénigne, si elle n’intéresse pas la région voisine' du pédicule pulmonaire. Il est surprenant de voir qu’en quelques jours la plaie pleurale et même la plaie du parenchyme pulmonaire sont déjà réparées et même à peine visibles.

Lorsque le projectile est inclus, il occupe d’hpbitude une sorte de logette aux parois plus ou moins noirâtres et d’aspect gangréneux. L’hémorragie y est peu abondante.

de la Société de Chirurgie, 27 octobre I92e Observation de gangrène pulmonair.e guérie

Par la pleurotomie à thorax fermé, on obtient : mortalité, 8,3 p. lOO; empyème chronique, zéro; durée moyenne de traitement : 42 jours.

Cette méthode a permis même de traiter et de guérir une pleurésie purulente bilatérale et simultanée.

Sur un cas de plaie du cœur traitée avec succès par la suture. —

Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, 15 octobre 1913.

Rapport de M. Picqué.

Ce cas concerne une plaie du ventricule gauche par balle. Opération dix heures après l’accident. La balle avait traversé de part en part le ventricule gauche. Pour suturer la plaie postérieure, il fallut lier l’artère coronaire postérieure qui côtoyait la plaie.

L’orifice antérieur est facilement suturé en prenant soin de passer

Comme le malade présentait de la fièvre avant l’intervention, on pratiqua un drainage de la cavité péricardique; d’autre part, pour prévenir les accidents consécutifs à une symphyse secondaire, on fait un désossement précordial à la manière de Brauer.

Page 1