DÉFENSE SANITAIRE
Pratique de la désinfection dans les petites communes.
Hygiène générale et appliquée (avril 1907).
Nous avons étudié les éventualités diverses de la pratique de la désinfection dans les petites communes. En dehors de ce qui a été préconisé par les réglements, il reste presque tout à faire, au point de vue pratique, pour les petites agglomérations.
L’organisation de postes vicinaux ou intervicinaux est encore, à créer. Pour cela, il faut un personnel et un matériel. Nous avons surtout
observée à Malakoff et à Montrouge en décembre 1904.
Conseil d’Hygiène et de Salubrité (1908). J
Cette épidémie, assez limitée, n’était pas d’origine hjdrique. L’eau de Seine filtrée à Choisy-le-Roi, qui alimente ces deux communes, sert en même temps à d’autres agglomérations beaucoup plus importantes, Boulogne entre autres, et où il n’y eut pas de fièvre typhoïde. C’est à une réunion de différentes causes, légumes consommés crus et arrosés avec
Prophylaxie des maladies exotiques.
Brochure in-8‘. Vigot, Paris 1906.
ha prophylaxie générale des maladies exotiques, en ce qui concerne les plus importantes d’entre elles, a été complètement transformée au cours de ces dernières années. Les nouvelles données relatives à l’étiologie du paludisme et de la fièvre jaune, la connaissance précise des agents infectieux de la plupart des maladies épidémiques de la peste et du choléra, ainsi que des modes de transmission de ces maladies, ont permis de combattre victorieusement les épidémies, et tel pays, qui était notoirement connu pour son insalubrité a vu sa mortalité diminuer dans des proportions considérables grâce à des mesures sanitaires appliquées avec rigueur et . avec persistance.
Le classement que nous avons suivi pour étudier la prophylaxie des maladies exotiques a été basé sur les remarques suivantes : on sait qu’il existe des groupes de maladies, complètement différentes d’ailleurs par leur étiologie, leurs causes et leurs symptômes, mais qui se transmettent de la même façon. Or, le rôle des insectes dans la propagation des maladies infectieuses devient de plus en plus évident. Le fait a été démontré pour les maladies exotiques; il est certain que toutes les autres maladies contagieuses peuvent aussi se communiquer par ce mécanisme. Une puce, un pou, peuvent aussi bien infecter leur suçoir avec le parasite de la rougeole, de la scarlatine ou de la fièvre typhoïde, qu’avec celui de la peste ou du typhus des armées. La propreté envisagée au point de vue de l’absence de la vermine a d’ailleurs été considérée de tout temps comme un facteur important de l’hygiène domestique.
Ce mode de propagation par les insectes explique bien des cas restés mystérieux, restés incompréhensibles, et, bien que non encore démontré pour nombre d’affections contagieuses, il doit être admis sans hésitation. Aussi avons-nous adopté le mode de groupement suivant dans l'étude de la prophylaxie des maladies exotiques :
I. Maladies transmises par des insectes parasites de l’homme et des