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LES CICATRICES D’INFARCTUS PULMONAIRES

A côté de cicatrices minimes, tout à fait comparables aux encoches du rein artério-scléreux, nous avons pu rencontrer des cicatrices beaucoup plus importantes, situées sur le bord externe du lobe inférieur à la partie moyenne. C’était dans ces cas une rétraction considérable, véritable cratère déformant le bord du poumon. On constate, au microscope, une série de plages ayant perdu toute affinité tinctoriale, qui sont peu à peu envahies par un processus d’organisation conjonctive. Ce sont ensuite des lésions oblitérantes des artères à tous les stades, correspondant à l’organisation d’anciens thrombi. Ceux-ci sont reperméabilisés et les capillaires de néoformation sont parfois eux-mêmes thrombosés et définitivement oblitérés.

Pas de réaction inflammatoire sous forme d’infiltrat de mononucléaires ou de polynucléaires.

Ces lésions scléreuses cicatricielles nous apparaissent donc bien comme le reliquat d’anciens infarctus plus ou moins infectés guéris, mais dont les séquelles ont été particulièrement marquées.

Cette notion des cicatrices d’infarctus, si universellement admise pour les autres organes, nous paraît avoir été jusqu’ici entièrement laissée dans l’ombre, quant au poumon. Elle apporte, à notre avis, un argument important en faveur de l’idée pathogénique que nous soutenons dans ce travail et nous permet encore d’insister sur le rôle capital joué par le sysième vasculaire dans le poumon au même titre que dans le rein, la rate ou le cœur séniles.

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