‹ Titres et travaux scientifiques. Supplément 1929Chapitre 3 sur 9 · LES THÉORIES SUR L’ORIGINE DU CANCER · texte numérisé non relu

LES THÉORIES SUR L’ORIGINE DU CANCER

I. La nature du cancer : hypothèses sur son oidgine. B’ulletin Médical, lî^ 40, septembre 1924. ' '

II. Une théorie nouvelle sur l'origine du cancer. Presse Médicale, n” 62,

6 août 1923. . , . ■

III. Las teorias recientes acerca del origen del cancer. En collaboration avec Kené Huguenin. — Bevista Medica de Barcelma, t. VI, n° î2, agosto 1926.

IV. How we should regard the new théories of the origin of cancer. Gmférence internationale du cancer. Lake Mohonk (États-Unis). 20-24 septembre' 1926.

V. Les théories récentes sur l’origine du cancer. La fie Médicale, n» 21, 30 juillet 1927.

VI. The nature of Cancer. Beport of the International Conférence on Cancer. Londres, 17-20 juillet 'l928.

Dans différents articles, ainsi que dans un rapport présenté à la Coilférenoe internationale du Cancer de Lake Mohonk (États-Unis)-, en 1926, j’ai fait la critiqué des théofies récemment proposées pour expliquer Id genèse du cancer,' et j’ai indiqué la voie dans laquelle devraient s’orienter les feoherohés à, l’avenir.'’

A PROPOS BE LA THÉORIE DE Gye ET Barnard, j’ai signalé, l’un des premiers, les causes d’erreur que devaient comporter des expériences de ces auteurs. Voici

susceptible d’être cultivé, coloré .et photographié. Devant cette' notion il n’y aura qu’à s’incliner lorsque les faits qui viennent d’être apportés par 6ye et Barnard auront pàssé.par le'crible des expéfienoês de contrôle. • ' '

2» Il est possible aussi que le sarcome delà souris soit susceptible d’êtfé transmis à la souris au moyen d’un filtrat et d’un extrait exempt de cellules tumorales. Les expériences publiées'jusqu’ici parIGÿe.et Barnard.ne semblent'pas suffisamment exemptes de causes d’erreur pour'entraîner la conviction.

a toujours été détruit par le chloroforme, et si les liquides dits « infectants » ont été parfaitement indemnes de toute cellule néoplasique.

H me reste, en terminant, à faire une réserve importante, au nom de la biologie générale du cancer.

Les résultats obtenus par Gye et Barnard, — même en faisant abstraction des objections que l’on peut faire à leurs travaux et à leurs conclusions, — n’ont trait jusqu’ici qu’aux sarcomes. En partant d’un sarcome, ou même d’un épithélioma de différente espèce animale, les auteurs ne sont parvenus à reproduire que

Or, l’on tend à admettre de plus en plus que les sarcomes forment un groupe nosographique extrêmement disparate, qui souvent se différencie mal des processus inflammatoires auxquels ils s’apparentent de plus ou moins près. Du point de vue morphologique et biologique, les sarcomes ne peuvent être identifiés aux tumeurs épithéliales.

Le sarcome est donc un objet d’études sujet à caution dans les. recherches qui s’attaquent au problème pathogénique du cancer. Toutes les tentatives faites jusqu’ici dans ce sens n’ont abouti qu’à des échecs.

J’irai même plus loin, et je dirai que si Yinœulabüité du sarcome devait être un jour démontrée, cela ne suffirait pas à prouver que le cancer est une maladie momlabu pouvant être comparée aux maladies infectieuses.

lorsque, en partant d’une tumeur épithéliale, on aura reproduit en série, chez des animaux de même espèce ou d’espèce différente, une tumeur épithéliale; et ceci en l’absence de tout élément cellulaire dans le liquide ou le milieu injecté, ; :

On voit que les déductions que Gye et Barnard ont cru pouvoir tirer de leurs recherches ne sont pas sans susciter de sérieuses critiques. Il est à craindre que les auteurs se soient laissé entridner à des conclusions trop générales, qui dépassent les faits qu’ils ont observés jusqu’ici.

Ces prévisions se sont entièrement réalisées. Les recherches 'de Sye et Barnard n’ont pas été confirmées, et leur théorie est complètement tombéé ilans Toubli.

A PBOPOS DE LA COMMUNICATION DB MuEPHY (de New-York), à la Cmféretm intermtiomle de Londres, en 1928, je suis revenu sur la question du sarcome de Rous et sur la valeur des déductions tirées de l’étude de cette tumeur, quant à là paihogénie du cancer en général. Voici les conclusions de cet article :

un grand intérêt, puis<in’ils apporteront la preuve expérimentale de la nature diimiqm de l’agent de la tumeur de Rous. Mais il fàut attendre, avant toute appréciation, que l’auteur ait publié les détails de sa technique et que l’on soit en mesure de répéter ses expériences. Il faut donc se garder de tirer hâtivement de telles recherches des déductions générales sur le problème du cancer.

D’ores et déjà cependant, il y a une grave objection de principe à faire à la thèse de Murphy : les tumeurs de la poule qui ont servi de point de départ à ses recherches sont quelque chose de très différent du cancer des mammifères, surtout de celui l’homme, et tous ceux qui connaissent le cancer humain seront de cet avis. Il est donc difficile de rapporter au cancer en général des déductions tirées de l’étude d’un type spécial de tumeur qui ne se voit que chez certains oiseaux. A plusieurs reprises déjà, j’ai soutenu cette opinion, qui était aussi celle de mon regretté collègue Fibiger : la tumeur de Rous est quelque chose de très particuher que l’on doit placer, à l’heure actuelle, dans un cadre d’attente.

Je crains donc que les auteurs qui édifient des théories, nouvelles sur le cancer en prenant comme point de départ de leurs recherches le sarcome des poules, aient quelque peu oublié cette notion fondamentale.

III. Es^i de classification anatomo-clinique des cancers primitifs du poumon. En collaboration avec R. Huguenin. Annales d’Anatomie pathologique, t. V. n® 7, juUlet 1928.

Essai de classification anatomo-clinique des cancers primitifs du pou-

prêté attention aux cancers primitifs du poumon. 'De nombreuses publications médicales, d’importants comptes rendus de sociétés savantes, à l’étranger plus qu’en France d’aülpurs, ont abordé ce sujet, mais en se limitant souvent à un point particulier. Les études d’ensemble sont plus rares. Cela tient à ce que chacun traite la question sous le jour qui lui est le plus familier, et cette tendance a enlevé peut-être un peu de clarté ou de précision à ce chapitre de la pathologie pulmonaire.

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canal cervical

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possibiUté

Dans un premier type, les cellules sont petites, ou étirées ; les éléments se disposent, par endroits, juxtaposées. Cette variété correspond à celle qu’a

, fusiformes, à extrémités arrondies en palissade irrégulière de cellules

sarcome à petites cellules fusiformes, et par certains auteurs anglais sous le nom de Oat cdled sarcoma. Nous pensons avec Huguenin qu’il s’agit d’épithélioma.

Dans un deuxième type, les cellules sont de forme arrondie ou irrégulière, échappant à toute description d’ensemble, sans rapports architecturaux précis ; la place de cette variété de tumeur dans le cadre des épithéliomas ou des sarcomes est souvent impossible à préciser, d’autant plus que l’on a affaire, ordinairement, à des pièces d’autopsie. S’agit-il de tumeurs conjonctives provenant des éléments lymphoïdes intra-pulmonaires ou bien de tumeurs épithéliales atypiques nées des cellules du revêtement alvéolaire? — La question demeure dans son entier.

Telle est la classification dans laquelle nous avons tenté d’établir une certaine corrélation entre les données anatomiques et histologiques et les syndromes cliniques ou radiologiques.

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