I. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE
I. Essai de classification des tumeurs cérébrales. En collaboration avec J. Lhermitte et L, Cornil. Annales d’Anatomie pathologique, t. I, n» 3, mai 1924.
II. Les tumeurs méningées. En collaboration avec L. Cornil. Annales d’Anatomie pathologique, t. II, n» 1, janvier 1925.
III. Un cas de tumeur ponto-cérébelleuse d’origine choroïdienne. En collaboration avec M. Bazgan. Sevue Neurologique, n» 7, juillet 1927.
IV. A propos de la classification des tumeurs des méninges. En collaboration avec L. Cornil. Rerme Neurologique, n® 1, janvier 1928.
V. A propos de la nouvelle classification des gliomes de Percival JBadev. Annales d'Anatomie pathologique, t. V, n» 6. juin 1928.
VI. A propos de la conception et de la classification des tumeurs cérébrales. Berne Neurologique, n» 1, juillet 1928.
ologicLue que les faits tirés de la pathologie viennent cons-
ns que le mode de comportement des tissus à Végard des proflammaioires que néoplasiques, varie, non pas suivant Voribien suivant leur structure et surtout leurs fonctions. imeurs développées aux dépens des revêtements cellulaires
raison même des fonctions propres de ces membranes de 5 de ces revêtements étant tantôt aplaties (type endothécylindro-cubiques (type épithélial), il est légitime de leur 3 Mathias Duval : d’endo-épitTiélium, terme qui ne préjuge ectodermique ou mésodermique.
Dévé, en particulier — ont démontré le métamorphisme de la substance fondamentale en substance collagène, grâce à la présence de cellules de Schwann, pourtant d’origine ectodermique. Si donc, les tumeurs des méninges peuvent prendre des aspects morphologiques fort différents et revêtir le type d’endothéliomc, de fibrome, de sarcome ou de psammome, il ne s’agit là que d’apparences diverses de tumeurs prenant toutes leur origine aux dépens de la cellule souche de la méninge, c’est-à-dire du méningoblaste; d’où leur nom de méningoblasUmes proposé par Oberling. Si l’on veut préciser davantage, on pourra décrire des méningoblastomes gliomateux, épithéliomateux ou pseudo-sarcomateux. Du point de vue embryologique, les méningoblastomes doivent être rapprochés des tumeurs de la gaine de Schwann, et considérés comme ces dernières, de nature neuro-épithéliale, e’est-à-dire gliale.
Cette conception trouverait un appui dans l’étude de la maladie de Recklinghausen. On sait, en effet, que les prétendus neuro-fibromes dermiques ou nerveux de cette affection sont des gliomes périphériques typiques. De plus, les tumeurs multiples de la neuro-gliomatose centrale peuvent coexister au niveau des nerfs crâniens et des méninges. C’est là encore, une preuve en faveur de l’unicité des enveloppes du système nerveux central et des nerfs périphériques, c’est-à-dire des méninges cérébro-spinales et de la gaine de Schwann.
Nous i)ensons toutefois que, si la nature neuro-épithéliale des tumeurs méningées doit être admise aujourd’hui — du moins pour une grande partie d’entre elles — il est impossible de refuser à la dure-mère et aux tissus conjonctifs des méningés le droit de faire des tumeurs du type conjonctif. Il n’est pas non plus démontré, croyons-nous, que les tumeurs méningées, dont le siège le plus fréquent est au niveau de la dure-mère, proviennent toutes des méninges molles.
C’est pourquoi, nous avons soutenu l’opinion suivante :
Les tumeurs méningées comprennent deux grands groupes, car, à côté des tumeurs, d’origine neuro-épithéliale, il existe des tumeurs d’origine mésenchymateuse qui coitôtituent le groupe des fibromes et des fibro-sarcomes méningés.
a) Le premier groupe est constitué apr les tumeurs de la leptoméninge. Ce sont les méningiomes (Cushing) ou méningoblastomes (Oberling), qui prennent tantôt Vaspect glial fus%forme, absolument comparable dans sa structure au gliome périphérique, tantôt le type neuro-éphitélial. Ces deux variétés peuvent être parfois associées.
b) Le second groupe est constitué par les tumeurs du type conjonctif tantôt fibromateux, tantôt sarcomateux, tumeurs qui se développent le plus souvent aux dépens de la méninge dure.
c) A ces deux groupes, il faut en ajouter un troisième, qui comprend des tumeurs