III. — MÉTHODES DE DIAGNOSTIC GÉNÉRAL
L’hémodiagnostic dans l'appendicite. Semaine médicale, 26 juin 1901, p. 209,
Hématologie des suppurations chaudes. Bulletins et Mémoires de la. Société anatomique, 1901, p. 813.
L’hématologie des kystes hydatiques (en collaboration avec M. Miuan). Bull.et Mém. de la Soc, dq Chir., 1902, p. 276.
Etude cytologique et physiologique de l’hémothorax (en collaboration avec M, Miuan).
1° Au cours de lacté opératoire lui-même (traitement pré-opératoire, examen radiographique, anesthésie générale ou locale, opération elle-même). Cette étude, tout en ne conduisant pas directement à un diagnostic ou à un pronostic, devait être faite pour servir de base à l’appréciation des accidents post-opératoires;
2“ Au cours des infections et. suppurations ..étudié l’hyperleucocytose des suppurations, sa disparition après l’évacuation d’un abcès, sa persistance lorsque malgré l’intervention, le foyer est insuffisamment drainé ;
que nous avions pu tirer personnellement de cette formule, par le diagnostic différentiel du cancer et de t’ulcère de l’estomac, du cancer de l’estomac et de l’anémie pernicieuse progressive;
8" Dans le kyste hydatique. Nous avons observé que les kystes hydatiques, quel que soit leur siège, déterminaient généralement des modifications dans l’équilibre leucocytaire, se manifestant surtout par 1 augmentation du nombre des éosinophiles. Tout en ne considérant pas l’éosinophilie comme un signe pathognomique, nous avons montré, en nous appuyant sur des faits personnels, qu’en face d’une tumeur du foie, plus rarement des muscles ou du rein, dont les caractères sont assez peu tranchés pour rendre le diagnostic hésitant, la constat tation de l’éosinophilie surtout jointe à une leucocytose légère (10 à 12.000 globules blancs) avec un nombre de globules rouges normal ou même un peu au-dessus de la normale, devait faire incliner vers te diagnostic de kyste hydatique. Notre pratique ultérieure n’a fait d’ailleurs que nous confirmer dans cette idée ;
6“ Dans les adénites chroniqties, les affections de la rate, du foie et des reins. Nous avons montré toute l’importance de Texamen du sang chez les malades porteurs d’affections ganglionnaires, ou de splénomégalie, importance si grande qu’un chirurgien n’a pas le droit de pratiquer actuellement une opération sur de tels malades, sans avoir d’abord le résultat complet de cet examen. Nous avons ainsi indiqué les caractères de la formule sanguine dans les diverses variétés de leucémies, le paludisme chronique, le kyste hydatique de la rate;
7“ Enfin, dans les affections gynécologiques, qui ont largement bénéficié des ressources de l’hématologie, non seulement au point de vue du diagnostic, mais aussi des indications opératoires.
Sans doute nous ne sommes pas arrivés à trouver la formule hématologique spécifique pour chaque maladie, et l’examen du sang ne reste qu’un des éléments de Tétude si complexe des phénomènes morbides, et qui ne peut en être dissocié sans perdre de sa valeur. Il est surtout indispensable quand, après un examen clinique complet, le diagnostic est hésitant entre deux affections et que nous ne pouvons plus demander aucun élément d’information à l’examen du malade. Elément primordial dans certains cas, et capable de trancher à lui seul le diagnostic, il reste toujours une source précieuse de renseignements, et mérite de prendre place parmi nos procédés usuels d’investigation, à la seule condition que l’examen soit pratiqué et répété Avec soin et compétence, interprété seulement au lit du malade et appuyé sur un examen clinique complet.
Toutes ces conclusions ont été adoptées et confirmées au I" Congrès international de Bruxelles de 1905.
pants. Iis doivent être toujours d’un tranchant absolu, condition indispensable pour ne pas dilacdrer les tissus. Après antisepsie soignée de la peau et anesthésie au chlorure d'éthyle, l’aiguille est enfoncée dans.la tumeur ou l’organe à biopsier, à la profondeur voulue, montée sur une seringue de 20 centimètres cubes. Une légère aspiration suffit pour détacher le petit cylindre de tissu qui se tr ouve dans l’aiguille. Aussilôt l'instrument retiré, le fragment est projeté direc-
sera débité en coupes sériées, de façon à ne négliger l’exala condition de posséder une bonne technique de fixation ; obtenir ainsi des coupes excellentes; d’ailleurs, si leur lars petite, leur longueur n’est pas limitée. Ainsi la figure 24, incer du sein avec début de dégénérescence muqueuse, uart de la longueur de la coupe que nous avons pu obtenir, •esque toute l'épaisseur de la tumeur (12 millimètres), bien I de millimètre de large. Il est rare, sur une telle longueur, un point caractéristique au point de vue du diagnostic, ologiques avaient porté sur : 2 cas de cancer du foie ; — 1 cas — 2 cas de tumeur du testicule; — 1 cas de tuberculose de tumeur du sein; — 3 cas d’adéno-fibrome du sein. —
uis lors, le nombre des examens hislologiques faits suivant à plus de 50.
î la ponction a été absolument nul dans tous ces cas. Une de tuberculose du testicule, il y eut, nu niveau de la piqûre, scrotum. Sur les pièces opératoires, et k l’autopsie d’un cas