IV. — THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE
Des injections intraveineuses de solutions physiologiques (en collaboration avec M. Dujakiee). Gazette hebd. de Méd., 1896, 1119-1122 et Bull, et Mém. de la Soc. * Biol., 16 mai 1896, p. 800.
Cette; méthode, thérapeutique nous, a été suggérée parles expériences de M. le professeur Dastre et de son préparateur M. Loye, qui ont élabli en 1887 et 1888 les lois de l’innocuité du lavage du sang.
Dans les hémorragies, le cœur se contractante vide accélère ses hattements;
Nous avons depuis 1900 étudié successivement les agents phjsiques capables de poursuivre la lésion locale cancéreuse, et les substances chimiques, sérums ou ferments, susceptibles de constituer une thérapeutique joazAoÿdm'ÿîfa. Pour réduire au minimum les causes d’erreur, ces recherches ont été poursuivies autant que possible avec les auteurs des différentes méthodes, qui ont appliqué eux-mêmes leur technique, et les résultats çZmigMes et micrographiques ont été suivis et étudiés par M. Mauté et par moi-même.
riantes, saignantes, les rayons X éxercént une action hémostatique cicatrisante et anesthésique incontestable. Ils peuvent donc être utilisés de ce fait à titre de médication palliative;
b) 11 faut, jusqu’à nouvel ordre, se montrer très réservé dans l’appréciation des résultats de la radiothérapie des sarcomes ;
c) Si vous obtenez facilement une cicatrice d’une tumeur ulcérée, le plus souvent cette couverture cicatricielle laisse intact le cancer profond, ce n’est qu’un
En 1907, j’affirmais de nouveau ces conclusions et en 1908, au Congrès de Bruxelles, je pouvais ajouter, m’appuyant sur de nouvelles observations et do nouveaux examens faits dans mon service, le mode d’action des rayons X.
poids 4 centigrammes — surface engainée dans une capsule de plomb de 1 millimètre d’épaisseur, qu’entourait une enveloppe de papier ayant aussi l millimètre d’épaisseur. Le , tout était protégé par une double enveloppe de caoutchouc
Dans le premier cas, l’appareil est laissé en place douze heures, — les séances ont été faites à six jours d’intervalle ; dans le second, — une seule application de vingt-deux heures a été faite. L’appareil ainsi monté laissait filtrer un rayonnement idtrapénéirant, dont l’intensité était de 3.S00 à 4.000;
2° Dans un autre cas, on a introduit dans la cavité utérine cancérisée un appareil composé d’une ampoule de verre cylindrique contenant 9 centigrammes de bromure de radium pur engainé d’un étui d’argent de i millimètre d’épaisseur, le tout inclus dans un drain de caoutchouc de 2 millimètres d’épaisseur. Cet appareil fournissait un rayonnement ultrapénétrant de 16.000 à 17.000 unités;
3“ Pour juger tes résultats obtenus, nous avons fait des coupes du tissu irradié. Voici nos conclusions actuelles mais révisables : 1° Les radiations pénètrent è 2 centimètres au moins ; 2* leur action sur le tissu cancéreux est lente è. se produire.
■fdrent aura épuisé son pouvoir, prenez-en un autre également indifférent, et vous aurez encore une amélioration du néoplasme. Mais ce second sérum va perdre, et perdre plus vite que le premier, sa bienfaisante action, un troisième aura le même sort et s’usera plus rapidement encore, si bien que l’action thérapeutique sera toujours épuisée avant que vous arriviez à la guérison de la tumeur. La profonde perturbation organique, la leucocytose passagère qui suivent l’injection d’un sérum organique, sont probablement l’origine de ces modifications qui se traduisent par la diminution du volume de la tumeur, par l’atténuation de la gêne ou des douleurs qui l’accompagnent; mais lorsque, sous l’impulsion, sous le coup de fouet de ce sérum, l’organisme a épuisé ses ressources, a brûlé ses dernières réserves, la résistance a diminué d'autant; et le sujet est tout préparé pour une invasion rapide. La tumeur maligne, se développant alors sans entrave, poursuit sa généralisation sans trêve ni merci, avec une terrible intensité.
La sérothérapie n’a donné jusqu’ici aucun résultat complet même tempo-
Ferments. — a la suite des travaux de Beard, d’Odier, de von Leyden et Bergell, j’ai étudié les divers ferments préconisés par ces auteurs et capables, d’après eux, de produire dans les tumeurs des nécroses plus ou moins électives. Mes constatations faites avec la trypsine, les ferments glycolytiques préparés suivant la méthode d’Odier ou les ferments d’origine hépatique, ne m’ont guère, au point de vue thérapeutique, donné que des échecs. Toutefois, leur étude m’a permis aussi de faire sur leur mode d’action, quelques constatations qui méritent d’être signalées (Congrès inlernational de Bruxelles, 1908).
Trypsine. — J’ai employé la trypsine dans trois cas de cancer inopérable. Le premier était un cancer ulcéré de la face, ayant envahi l’œii. Le deuxième, un épithélioma de la langue. Ces malades furent traités à la fois par des applications locales, et des injections sous-cutanées, pratiquées en dehors de la tumeur. Le traitement fut continué pendant six semaines chez le premier, pendant quatre semaines chez le second. Je n’ai observé aucune modification ni dans l’état local ni dans l’état général. La troisième malade était atteinte d’un épithélioma ulcéré du sein droit avec propagation ganglionnaire, généralisation à la peau et à la plèvre. Elle fut traitée par des injections sous-cutanées d’un extrait de pancréas, correspondant h peu près à 20 grammes d’organes trais, répétées tous les deux jours, au voisinage de la tumeur. Le traitement fut suivi pendant cinq semaines, au bout desquelles la malade sortit de l’hôpital sur sa demande, pour mourir chez elle, dix jours après. A la suite de ce traitement, l’examen de cette malade ne m’a permis de constater aucune modification de l’état local.
Les cxlrc élection sur peuvent agir
lils hépatiques en injeclions locales ont une action destructive avec les cellules cancéreuses, mais ils présentent des dangers, car ils comme produits cytotoxiques des cellules hépatiques.
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