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SYPHILIS

Gommes et scléroses syphilitiques des lèvres. Labialites tertiaires. (Revue de Chir., 1886, pp, 777 a 8i3.) Prix Laborie, Soc. de Chir.

Le premier essai de description des tumeurs syphilitiques tertiaires des lèvres date de Bouisson (1846). Depuis lors, aucun travail d’ensemble n’avait été produit sur ce sujet. Notre étude repose sur quarante observations inédites de syphilis tertiaire des lèvres. Elle est restée absolument classique.

Laissant de côté les syphilides tertiaires de tout genre, nous décrivons les lésions ,profondes.:.ÿommçs circonscrites ou diffuses et les scléroses.

scrite ou du symptôme diffus.

La gomme circonscrite est une tumeur du volume d’une noisette ou d’une amande, bien circonscrite, occupant la partie profonde de la lèvre supérieure. Dure, arrondie, mobile sous la peau, enchâssée au milieu des muscles, elle se ramollit au bout de deux à trois mois, s’ulcère et vient s’ouvrir à la peau. L’ulcération profonde a tous les caractères de la caverne syphilitique. Elle est le plus souvent muliiplc. ou elle est accompagnée de noyaux en évolution dans l’épaisseur de la lèvre. Ces ulcérations se terminent par des cicatrices molles, pigmentées, puis brunâtres, amincissant la lèvre. De larges perles de substance ne laissent que des cicatrices insignifiantes. Périodes de crudité et de ramollissement ont une marche et une évolution régulières ; enfin, la thérapeutique est rapidement efficace.

Le syphilome diffus à la lèvre inférieure dans le plus grand nombre des cas au moins quand il est monolabial. 11 entraîne une déformation souvent totale avec hypertrophie considérable, quelquefois le double ou le triple du volume normal. Au lieu des nodosités de.consistance inégale des gommes circoii-

est presque égale partout. Elle n’a pas la dureté de la gomme circonscrite crue, .c’est une hypertrophie relativement molle. Cette lésion n’évolne pas vers le ramollissement : ,il n’y a pas d’ulcération profonde. Tardivement on peut voir apparaître comme coïncidence des syphilides superficielles pustulo-crustacées ou tuberculeuses, ou même des syphilomes hypertrophiques voisins.

Adéno-lipome (Discussion). MU. et Mém. de la, Soc. de CMr., 10 décembre 1898, p. 1110. Lipomatose symétrique. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 1904,13 janvier, p. b-1.

Nous avons distingué, dans ces deux mémoires, les lipomatoses périganglionnaires en montrant un lipome sus-claviculaire énorme au centre duquel était un très petit ganglion caséeux ; et les lipomatoses symétriques cervicales dont l’étiologie'nous est encore inconnue.

n. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE GÉNÉRALE

Inceagnlabilité du liquide de l'hémarthrose. Action anticoagulante de l’endothélium des séreuses (en collaboration avec Miliam); Bull, de la Soc. de Biol., 1901, p. 704.

Nous croyons avoir démontré une propriété générale de l’endolhélium des séreuses : son action anticoagulante sur les éléments du sang :

1" Dans les épanchements sanguins contenus sous l'arachnoïde et mélangés au liquide céphalo-rachidien, non seulement le sang reste fluide et intimement mélangé au liquide, mais après évacuation par ponction lombaire de ce mélange, il reste indéfiniment incoagulable. Les éléments se déposent par le repos au fond du tube sous forme de poussière que l’agitateur dissocie même plusieurs jours après la ponction. La meilleure preuve de cette incoagulabilité spinale est dans ce fait que si le sang vient d une veine piquée par l’aiguille pendant la ponction, il se coagule;

2“ Dans les hémothorax purs, le sang reste le plus souvent liquide comme nous l’avons établi et contrairement aux doctrines courantes ;

3° Dans les hémarthroses nous avons établi qu’il en est de même ;

4» Dans le péritoine sain, si le sang n’est mélangé d’aucun élément cellulaire étranger, Vincoagulabilité est la règle expérimentalement et cliniquement.

Ces différentes constatations nous permettent d’émettre l’hypothèse que les endothéliums des séreuses ont des propriétés anticoagulantes..

Les- caillots- trouvés pendant les opérations de grossesse intra-utérine rompue, ou de fractures de la rotule, sont dus à la présence d’éléments

obtient alors une sorte de pont fixé par ses deux extrémités supérieure et inférieure. La main et l’avant-bras sont glissés sous ce pont après excision de la tumeur, de façon que la face inférieure du lambeau soulevé recouvre la perte de

ItfiLANGHARD

temps une ulcération se forme. Au mois d’octobre, la malade entre dans le service de M. le D'Tillaux, le cancer de la paroi de l’abdomen est inopérable, et la mort snrvient à la fin du même mois.

L’autopsie montre que le néoplasme a envahi le plastron sterno-costal sans atteindre ni plèvre ni poumon. Il n’existe aucun noyau'secondaire dans les viscères. L’examen bistolbgique de la' tumeur de l'avant-bras, pratiqué par M. Claude, montre qu’il s’agit d’un épithélioma lobulé corné.

L’examen histologique de la tumeur abdominale pratiqué par M. Pilliet indique qu’elle est constituée par un épithélioma cutané de même structure.

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