‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 21 sur 31 · CANCER · texte numérisé non relu

CANCER

Néoplasme de l’antre pylorique avec obstruction ; résection cylindrique de l’estomac. Guérison complète sans aucun trouble fonctionnel depuis sept mois et demi.

Mercredi Médical, Paris, 1894, p. 345.

Résection de l'estomac pour épithélioma. Guérison. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir.,

Gastrectomie subtotale pour tumeur de l’estomac. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 27 octobre 1897.

Gastrectomie pour cancer de l’estomac. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 29 décembre

et toutes ses eomplications, Abcès sous-phrénique. Cancer'gastrique. Tumeurs non cancéreuses. Fistules gastriques. J’attirerai tout particulièrement l’attention sur les pages consacrées è l’étude du vohulus de ïestomac. Nous avons pu réunir sept cas de cette affection si rare et en présenter une étude. L’estomac est tordu à 180 degrés ou même à 270 degrés autour de l’axe transversal formé par l’épiploon gaslrohépatique, sa face postérieure devient alors antérieure et les orifices cardiaque et pylorique sont obstrués. Le côlon transverse, étranglé en son milieu, se place et se fixe entre l’estomac en bas, le foie et le diaphragme en haut; son méso recouvre donc l’estomac. Le péritoine contient de la sérosité sanglante; l’estomac distendu, mince, a des plaques ecchymotiques (fig. 55, p. 154).

Les points intéressants de la symptomatologie sont :

1° Les vomissements, qui, très constants, sont peu abondants et sans bile ;

2° Le cathétérisme de rœsophage-manifeste l’arrêt de la sonde à son entrée au cordon ;

3“ La forme du météorisme qui siège il l’épigastre et à l’hypocondre gauche.

Au point de vue thérapeutique, la laparotomie permet d’évacuer, en le ponctionnant, l’estomac distendu par des liquides et des gaz, puis côlon et estomac sont détordus et remis en place après fermeture de l’orifice slomacal.

Vulcère de l'estomac et ses complications constituent un chapitre aussi complet que son importance et la multiplicité des travaux récents te nécessitent. J’ai insisté beaucoup sur l’ulcère chirurgical, ulcère chronique, ou ulcère cicatrisé, sur ses complications hémorragiques ou perforatives ; j’ai longuement étudié toutes les suppurations sous-phrémques et leurs localisations multiples. Nous avons pu fournir une pièce histologique où l’on pouvait voir au niveau d’un ulcus assez récent des lésions vasculaires sur la présence desquelles les auteurs discutenl. Quant à la pathogénie, elle offre plusieui-s théories, qui ont chacune une part de vérité, car nous ne pensons pas que l’ulcus soit une entité morbide; les troubles vasculaires, l’infection, les toxémies, le traumatisme peuvent le provoquer, mais ses caractères spécifiques sont dus h son contact avec le suc gastrique.

J’ai attaché une grande importance à Vétude clinique médico-ehirurgiealê de l'ulcus et du cancer et aux indications opératoires. La résection du cancer ayant comme limite la gravité de l’opération.

Dans le chapitre XII, les opérateurs trouveront la description de la technique des opérations qui se pratiquent sur T estomac : gastrolyse, gastropexie, gastroplication, gastroplastie, dilatation du pylore, gastrostomie, gastrectomie, gastroentérostomie, gastro-duédonostomie, jéjunoplastie, etc., etc.

— dS6 —

De même, je me suis efforcé de préciser les résultats lointains des interventions stomacales pour lésions non cancéreuses: gastro-entérostomie, pylorectomie ; ces faits se lient à, l’étude de la physiologie pathologique et acquièrent, avec les recherches actuelles, un intérêt nouveau.

Gastro-entérostomie postérieure réparée spontanément; ulcère gastrique consécutü.

Bull. etMém. de la Soc. de Chir., f' mai 1907.

J’ai rapporté l’histoire d’un homme opéré depuis sept ans pour une sténose du pylore d’origine biliaire, et auquel j’avais pratiqué une gastro-entérostomie postérieure transmésocolique suivant ma technique habituelle. Les suites lointaines de cette opération ont été l'occasion de discussions et d’observations de la plus haute importance, car elles ont fait reviser toute l’histoire de l’état éloigné des gastro-entérostomies.

Dans les années qui suivirent, je revis ce malade, bien portant, digérant bien et engraissant. Je le considérais comme définitivement guéri, quand, le 23 février 1907, cet homme est pris brusquement d’une hématémèse abondante qui se renouvelle les jours suivants et le met rapidement dans un état d’anémie extrême. Après cessation des hémorragies, j’interviens chirurgicalement. Or, après laparotomie, en explorant l’estomac, la première chose que je constate, c’est qu’il n’y a plus aucune connexion entre le jéjunum et U estomac ; on voit bien la première anse grêle pénétrer dans le mésocôlon transverse, mais là elle est libre de toute connexion directe avec l’estomac, dont elle est séparée par un' intervalle de- '4 centimètres environ ; ■ il n’y a plus que des adhérences cellulaires entre elle et la paroi stomacale postérieure. Ma gastro-entérostomie avait disparu. Au niveau de la petite courbure, à deux travers de, doigt du pylore, existe une induration blanchâtre avec surface péritonéale, cicatricielle, ulcère nouveau, que je résèque. Suites opératoires des plus simples. Le malade est complètement guéri, mange avec appétit et digère bien. L’examen macro et microscopique de la pièce excisée montre qu’il s’agissait bien d’un ulcère simple en évolution. ■ . • ,

Ces faits de réparation spontanée de la bouche anastomotique sont très intéressants. La cause de cette réparation.poürrait être cherchée dans un défaut de technique opératoire, et il est incontestable qu’une muqueuse mal ou insuffisamment ourlée permet un rétrécissement ;cicatriciel et par cela même une ulcération sténosante et oblitérante ; mais si on interroge les faits, et les faits seuls, on voit que dans toutes les observations publiées il y a un trait commun : c'esl le retour

Page 1