INTESTIN
Sur l'ulcère duodénal (Discussion). Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 19 janvier
Les deux bouts de l’intestin peuvent rester séparés et le mésentère exister ou non -entre eux; il est vraisemblable que ces cas sont consécutifs d’une invagination avec gangrène. On peut trouver des ectasies segmentaires multiples.
Dans tous ces cas, la règle est la dilatation du bout supérieur et l’atrophie de l’inférieur, fait important pour la thérapeutique.
Cliniquement, l’histoire est toujours identique ; c’est celle que rapporte la brève observation du début; le-pronostic est régulièrement fatal. Tous’ces faits ont été bien étudiés par M. le professeur Kirmisson.
Le traitement souffre quelques discussions, et en plus des faits rapportés par Braun, j’ai réuni 6 observations dues à MM. Kirmisson, Chaput, Broca et Savariaud, Mauclaire, Villemin. Ventérostomie, logique s’il n’existe qu’une cloison membraneuse, est inacceptable si, comme habituellement, il y a rétrécissement segmentaire. entérostomie est donc l’intervention de choix; elle est rapide, fait capital chez ces enfants morbides, dans certains cas ; celui de M. Kirmisson en est un exemple ; elle a pu être pratiquée par voie périnéale. M. Mauclaire, également, a pu, mais par voie abdominale, aboucher l’intestin à l’anus. Ordinairement, l’on crée un anus artificiel ; j’en trouve 9 cas à gauche, 4 à droite, 5 sur la ligne médiane. Au reste, le pronostic n’en demeure pas moins le même, fatal à brève échéance. Quant à l’entéro-anastomose, elle est impraticable sur le bout inférieur déjà trop étroit.
Perforation de l’intestin par une nervure de feuille de rhubarbe. Bull, et Mém. de ta Soc. de Chir., 17 janvier 1906, p. 56.
Rétrécissements et oblitérations de l’intestin grêle (avec collaboration de Martin). Areh. .des mal. de l'appareil digestif.et de la nutrition, mai et juin 1907, pp. 276, 339.
Dans ce travail, basé sur nos observations et sur tous les documents que nous avons pu rassembler, nous étudions les diminutions de calibre do l’intestin grêle consécutives à une modification pathologique de ses parois, iaissant de côté les.pseudo-rétrécissements de cause extrinsèque.
A côté des. rétrécissements congénitaux néoplasiques ou .tuberculeux, nous développons l’histoire des rétrécissements inflammatoires dont l’existence n’est pas pour tous irréfutable et celle des rétrécissements consécutifs à l'étranglement herniaire les uns précoces, les autres tardifs.
Dans l’étiologie des rétrécissements congénitaux, nous insistons sur les sections. Nous comprenons dans leur pathogénie les causes d’origine microbienne ou infectieuse, les causes mécaniques, le vice de développement.
Parmi' les causes des rétrécissements acquis, nous clasSons le cander et la tuberculose dont nous étudions l’anatomie pathologique sous ses diverses formes, en particulier la tuberculose cicatricielle, la tuberculose hypertrophique, la tuberculose entéro-péritonéale.
La symptomatologie est étudiée successivement chez le nouveau-né et chez l’adulte. Nous attirons particuliérement l’attention sur le syndrome de Kœnig et rappelons le signe de la matité déplacée de M. Mathieu. Toute Cette partie clinique, encore insuffisamment étudiée, montre combien la caractéristique des sténoses de l’intestin grêle est différente de celle des rétrécissements du gros intestin. Les douleurs, leur forme paroxystique, leur rythme de quelques minutes, leur apparition pendant la période digestive, les contractions péristaltiques qui les accompagnent — la disparition complète des accidents quand la digestion intesti. nale est terminée — forment un tableau absolument spécial.
Les coliques étagées, h, matité, superposée, la matité en damier, permettraient même le diagnostic de multiplicité des sténoses.
Au chapitre du diagnostic nous posons les diverses questions d’existence, de siège, de nombre, de nature de la sténose en indiquant de plus les complications à rechercher et les signes cliniques qui permettent de les recori-
Au traitement nous discutons,le moment de l’intervention, nous rangeant à l’avis d’opérer à froid sauf urgence. Après avoir exposé et discuté les diverses méthodes chirurgicales de résection, d’entéro-anastomose et d’exclusion, nous posons la conduite 4 tenir suivant chaque cas et donnons les statistiques des résultats obtenus.
Note sur un cas de résection iléo-colique pour tuberculose simulant un néoplasme,suivie de l'examen anatomique de la pièce (en collaboration avec Dujariee). Revue de Gyn. et de Chir. abd., 1897, pp. 691-698.
■ Au moment où nous avons publié ce fait, la conduite à tenir après résection de l’anse iléocolique n’était pas établie, nous avons pensé que l’oblitération .des deux extrémités sectionnées, et Tanastoniose latérale devaient être la méthode de choix. Il semble que les faits ultérieurs ont été pleinement favorables à celte opinion. .
Sur la tuberculose iléo-cæcale (Discussion). Bull, et Mém. de la
. deCAir., 5juilletl903,
rétablissement même .de la fistule, des symptômes généraux sements, douleurs abdominales, pollakyurie qui manifest
C/iii’., Il février 1903, p. 218. (Propédé personnel.)
Ce procédé consiste, l’intestin étant fixé, ouvert et cousu à la paroi abdominale, muqueuse à peau, i suturer partiellement après avivement un repli muqueux pris le long du bord mésentérique du bout inférieur, à la lèvre intérieure de la plaie cutanée. De la sorte le bout inférieur se trouve à l’abri de la pénétration des matières venant du bout supérieur et cependant il présente un léger orifice d'évacuation. Ainsi fonctionne l’anus artificiel des deux malades que je présente, opérés, l’un depuis un an, l’autre depuis quatre mois.
Nous avons trouvé là un progrès sur les procédés employés, car nous n’avons à craindre ni le prolapsus muqueux, ni le prolapsus total si fréquent en pareil cas.
Dilatation congénitale dite ii idiopathique du côlon ». Mégacôlon. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 6 novembre 1907.
La malade qui a servi de thème à l’étude complète de cette curieuse maladie était une jeune fille de vingt ans.
tenir dans l’expectation. Mais ces cas heureusement sonl peu nombreux, et il est à espérer qu’ils, se feront de jour en jour plus rares, à mesure que notre expérience sera plus grande et nos connaissances plus étendues.
Mais c’est surtout dans la conduite à tenir au cours d’une appendicite en évolution, que gît la véritable difficulté. Ici, il faut être opportuniste, opérant ou n’opérant pas suivant les symptômes présentés par les malades. J’accorde une grande importance à l’état général, au faciès, au pouls, il la température; mais; en outre, il faut tenir grand compte de l’état local. Si on ne trouve aucun empâtement dans la fosse iliaque, on est autorisé â intervenir, l’absence de réaction péritonéale locale devant être considérée comme particulièrement dangereuse ; mieux vaut alors débarrasser de suile le malade d’une cause sérieuse de danger. Au contraire, en présence d’une tuméfaction iliaque bien limitée, je n’interviens que si l’évolution de cetle tuméfaction et la marche de la température permettent d’affirmer l’existence d'un abcès ; je m’abstiens lorsque les symptômes locaux et généraux .s’amendent, tout en restant prêt â intervenir s’ils reprennent, une marche
Restent enfin les appendicites refroidies . Ici, je ne suis pas de l’avis de la majorité de mes collègues qui veulent que toute appendicite refroidie soit opérée. Presque toujours, les malades qui avaient présenté au cours de leur crise une réaction locale considérable et longtemps persistante, et qui avaient guéri, restaient définitivement guéris, les douleurs ultérieures accusées par quelques-uns n’étant le plus souvent dues qu’à quelques adhérences et ne durant pas. Pour ces malades-là, je regarde l’intervention à froid comme superflue. Je la réserve uniquement aux seules appendicites légères sans grosse réaction péritonéale, à forme chronique ou subaiguë, traînante.
En résumé, opérer dès le début des accidents, et temporiser pour les cas où, appelé dans le cours de la maladie, on voit les symptômes généraux ou locaux suivre une évolution normale ou rétrocéder spontanément, telle est ma règle'de conduite.
Les lésions appendiculaires dans les autopsies banales. Rec. de Gynéc. et de Chir. abd., 1899, et Presse médicale, 10 septembre 1902, n« 73, p. 861. .
L’autopsie soigneuse de la région appendiculaire, faite-de parti pris sur tous les sujets passant par l’amphithéâtre, peut-elle contri buer à fixer la pathogSnie où la signification pronostique de l’appendicite commune? Quelles sont lés altérations morbides des appendices ainsi examinés; quelle est leur fréquence et leur signification? , ■ . . .. : a
Evidemment, ces lésions sont dues très souvent à d dicite. Elles peuvent être expliquées par une péritoi péritonite tuberculeuse, etc., par une inflammation d’ lose vésicale, cancer utérin, salpingite ancienne, abcès par une surcharge graisseuse du péritoine, par des plai
Nous insistons sur la difficulté de faire des sutures dans la paroi cæcale enflanimée et friable. Nous attirons surtout l’attention sur les signes d’occlusion intestinale qui existaient dans ce cas et sur les signes différentiels de l’occlusion et de la péritonite en général. Nous en donnons deux qui me paraissent excellents : 1° la sensibilité extrême du cul-de-sac recto-vaginal ou recto-vésical dans le cas de péritonite ; 2“ la persistance de la contractilité intestinale dans l’occlusion, son absence dans la péritonite.
Traitëment de l'appendicite. Sull. de la Soc. de Chir., 8 février 1899, p. 122.
Sur l’intervention dans l’appendicite. BuU.elMém. de la Soc. de Chir., 12 novembre 1902. p. 1061.
De l'intervention chirurgicale dans les Pérityphlites (en collaboration avec Halliok), Arch. gén. de Méd., septembre 1890, p. 257.
Il y a dix-huit ans, nous avons montré que ces cas qu’on désignait alors sous le nom de pérityphlite, d’inflammation péri-cæcale, péri-appendiculaire sont justiciables de l’intervention chirurgicale et que la méthode de choix consiste.; dans l’incision iliaque ouvrant largement la région, l’évacuation des foyers, la résection de l’appendice vermiculaire, s’il y a lieu la suture de l’intestin, le tout suivi d’un bon drainage.
De la ptose du côlon transverse envisagée comme complication dans l’opération de l’appendicite (Discussion). Bull, de la Soc. de Chir., 26 mai 1904, p. 570.
J’ai rappelé dans cette discussion la thèse de mon élève Ducatte sur ce sujet.
Appendicite avec péritonite généralisée. Laparotomie, drainage. Fistule stercorale temporaire. Guérison. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 3 janvier 1894, p. 62.
Abcès péri-appendiculaire. Drainage : fistule. Apparition d'une tumeur carcinomateuse. Résection iléo-cæcale avec anastomose latérale. Guérison. Bull, et Mém'. de la Soc. de Chir., 4 novembre 1903, p. 1003.
Etude sur le cæcum et ses hernies. {Arch. gén. de médecine, 1887, 1, 641 et II, S2.)
Dans ce travail, nous avons montré l’importance des conséquences anatomopathologiques qu’entraîne le revêtement presque toujours complet du cæcum parle périloine. (Voy. Anatomie, p. 10.)
Les abcès de la fosse iliaque d’origine cæcale se produisent par l’intermédiaire d’adhérences préalables entre la séreuse viscérale postérieure et le péritoine pariétal. Contrairement h. l’opinion classique généralement admise, on peut presque dire que toute hernie primitive du cæcum possède un sac complet. Il- ne peut en être autrement que dans la hernie secondaire, quand le cæcum a été entraîné par le côlon primitivement hernié et est descendu par glissement sous-séreux après s’ètre déshabillé. Le mécanisme de ces hernies est tout entier dans le modo de suspension du cæcum tel que je l’ai décrit.