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INFLAMMATIONS ET MALADIES GÉNÉRALES CAUSÉES PAR LES BACTÉRIES

Erysipèle. — Le parasite de l’érysipèle, qui est un streptococcus, a été découvert par Fehleisen. MM. Corail et Babes ont donné une description histologique (Soc. méd. des'JHôpitaux, 10 août 1883, avec une planche) d’après laquelle les chaînettes de ce micrococcus se trouvent surtout dans les vaisseaux lymphatiques du derme. On les rencontre aussi parfois dans la gaine interne des follicules pileux.

Erysipèle du pharynx. — Dans ce travail, l’auteur décrit tout particulièrement les caractères locaux de l’érysipèle localisé sur la muqueuse pharyngienne, sa couleur, sa sécheresse et ses diverses formes analogues à celles de l’affection cutanée. ( Archives générales de Médecine, 1862.)

Variole et vaccine. — M. Corail a décrit les lésions histologiques de la peau constatées au niveau des pustules varioliques et leur évolution. ( Journal de Robin, 1866.)

La pustule, commence par une petite, yésicule caractérisée par une infiltration et un état vésiculeux des cellules du corps muqueux de Malpighi ; des leucocytes apparaissent très rapidement dans les petites cavités et dans les aréoles cloisonnées dont le corps muqueux est bientôt le siège. Ces cloisons s’atrophiant, les petites cavités se réunissent en même temps que le pus s’accumule au centre de la pustule encore recouverte par l’épiderme peu modifié. Les papilles s’hypertrophient, et, plus tard, lorsque la pustule a suppuré, les papilles sont ellesmêmes détruites par la suppuration.

Dans la Variole hémorrhagique, les sections de la peau durcie par l’acide, osmique montrent une quantité considérable de globules rouges remplissant les lacunes et les mailles du réticulum qui remplace, comme on le sait, le çorps. muqueux au niveau des pustules varioliques. Souvent on voit un ou plusieurs globules rouges occupant la cavité des cellules vésiculeuses du corps muqueux. (Soc. méd. des Hôpitaux, 11 juillet 1879, avec une planche lithographiée). Cette observation démontre la facilité avec laquelle se fait la sortie des globules rouges hors des vaisseaux sanguins, dans la variole ^hémorrhagique.

MM. Corail et Babes ont indiqué la topographie et le siège de microcoques dans les lacunes qui existent dans le corps muqueux de Malpighi au niveau des pustules de la variole et de la vaccine. Ils ont noté aussi la multiplication par karyokinèse des cellules du corps muqueux dans cette maladie (Soc. méd. des Hôpitaux, 10 août 1883).'

Phlegmon. — Le phlegmon, ou inflammation purulente du tissu conjonctif, est causé par dos microcoques disposés en chaînettes ondulées

des coupes, entre les faisceaux du tissu conjonctif qui n’est pas encore enflammé à la limite du phlegmon, de telle sorte que la migration des parasites précède l’inflammation ( Ac. des Sc., 24 décembre 1883). Souvent aussi on les voit dans les vaisseaux sanguins des parties envahies. Ils se logent dans les cellules migratrices etdansles Cellules fixes du tissu conjonctif, qui sont très tuméfiées, libres dans les espaces interfasciculaires du tissu conjonctif. Ces grandes cellules sont souvent mortifiées, et leurs novaux. parfois fragmentés, se colorent mal ou ne se colorent plus du tout par le carmin ni les couleurs d’aniline. (Note sur les microbes du phlegmon cutané et sur leur siège. Archives de physiologie, 1» avril 1884, avec une planché.) Si le phlegmon cutané est primitivement superficiel, ou s’il le devient après avoir débuté par les parties profondes, les papilles cutanées présentent un oedème considérable et des micrococci entre les fibrilles conjonctives. On peut observer alors une migration de cellules et de micro-organismes entre les cellules du corps muqueux.

Diphthérie amygdalienne. (Communication au Congrès de l’Association scientifique d’Alger, mai 1881.) — Après avoir décrit l’histologie normale de l’amygdale, M. Corail donne l’examen des fausses membranes telles qu’on les obtient à leur sortie de la trachée, aussitôt après l’opération de la trachéotomie. En raclant ces fausses membranes, on trouve une quantité considérable de micrococcus libres ou réunis en colonies (zooglæa) et de petits bâtonnets. Comme des bactéries analogues vivent â l’état normal dans la bouche, il faut examiner les fausses membranes de la trachée, de préférence à celles du pharynx. La charpente des fausses membranes est constituée par un réticulum de fibrine, englobant quelques globules sanguins et des cellules lymphatiques; des microbes se trouvant partout dans ses mailles.

Les fausses membranes diphthéritiques de l’amygdale adhèrent à la surface de cet organe, et pénètrent dans l’intérieur des cryptes ou dépressions qui la traversent de sa surface à sa profondeur. Lorsqu’on examine des coupes de l’amygdale ainsi altérée, on voit d’abord la fausse membrane superficielle qui est couverte de colonies de bactéries et qui est infiltrée partout de microbes, dans les cavités circonscrites par les fibrilles de fibrine qui la constituent. Le chorion muqueux auxquel la fausse membrane adhère par sa base est le plus souvent tout à fait dépouillé de son épithélium normal ; il est enflammé au point d’être complètement infiltré par des cellules lymphatiques et des microbes qui siègent sou vent dans les vaisseaux sanguins dilatés; la circulation sanguine paraît très peu active dans ces vaisseaux qui sont fréquemment remplis de globules blancs. La lésion de la muqueuse, à la surface de l’amygdale, se reproduit dans les cryptes de l’amygdale qui sont remplis d’un exsudât fibrillaire de fibrine enserrant dans ses mailles des cellules lymphatiques, des globules rouges et des microbes. Le revêtement épithélial de la muqueuse des cryptes est plus ou moins tombé et la muqueuse est infiltrée de cellules.

Le tissu réticulé, les follicules de l’amygdale sont bourrés de celluleslymphatiques, de telle sorte que tout l’organe est notablement hypertrophié, surtout lorsqu’il s’agit d’une angine diphthéritique, toxique, primitive.

L’inflammation diphthéritique, lorsqu’elle a gagné le pharynx, détermine sur la paroi postérieure de cette cavité, à la base de la langue, etc., une hypertrophie inflammatoire très remarquable des follicules clos de cette muqueuse, de telle sorte qu’il est très facile d’étudier les granulations pharyngiennes.

M. Cornil a dessiné des granulations du pharynx succédant à l’inflammation aiguë, et très manifestement dues â l'hyperthophie des follicules clos. Dans ces faits, de même que dans l’inflammation chronique du pharynx, l’hyperhémie et l’hypertrophie des follicules clos déterminent, conjointement avec l’épaississement du tissu conjonctif superficiel de la muqueuse, la formation des granulations. Les glandes acineuses qui sont situées plus profondément n’y prennent aucune part. Aussi, si l’on persistait à appeler granulations les hypertrophies et saillies qui sont dues parfois aux glandes acineuses, il faudrait soigneusement les distinguer et les appeler granulations glandulaires par opposition aux granulations folliculeuses.

! Histologie pathologique, t. II,

sont fragmentés, cassés en travers, et que leur substance, revenant sur elle-même, prend l’aspect caractéristique décrit par Zenker sous le nom de dégénérescence cireuse. Les microbes se rencontrent entre les fragments des faisceaux primitifs et iis remplissent par places, conjointement avec de la fibrine et des cellules lymphatiques, les gaines du sarcolemme. Le tissu conjonctif qui sépare les faisceaux secondaires est aussi infiltré par cet exsudât composé de fibrine, de globules blancs et de micro-organismes en quantité étonnante. Le sang et la lymphe, qui en

Les fibres musculaires du cœur sont devenues également granuleuses.

Lorsque l’inoculation est faite avec un liquide déjà atténué, le muscle pectoral présente une altération analogue à la précédente, mais moins intense, et il se produit, suivant les beaux travaux de M. Pasteur

sur ce sujet, un séquestre qui se racornit, se durcit, et s’isole des

Les mêmes phénomènes du développement des cellules géantes et des tubercules dans les vaisseaux ont été suivis dans un fait de tuberculose do la luette {Société de biologie,rxov. 1880). Les vaisseaux sanguins, très distendus, étaient souvent remplis d’un thrombus constitué par de la fibrine et des cellules lymphatiques. Au milieu deee thrombus intravasculaire, on rencontrait souvent des cellules géantes très manifestes, de différentes grandeurs, quelquefois très considérables, caractérisées par leur protoplasme granuleux central, par leur couronne de noyaux ovoïdes et par leur coloration au pico-earminate. C’était là le début de follicules tuberculeux intravasculaires ; à propos de ce fait de tuberculose de la luette, M. Cornil a signalé l’épaississement fibreux de la muqueuse de la luette, qui survient quelquefois chez les tuberculeux. Ce mode de formation intravasculaire des cellules géantes n’est pas aussi général que M. Cornil l’avait cru privitivement et exposé à la Société de Biologie (16 mars 1878). Ces faits relatifs au siège des tubercules à l’intérieur et au pourtour des vaisseaux sont très intéressants en ce qu’ils font supposer que le virus tuberculeux arrive aux divers organes par l’intermédiaire du sang. Cela est vrai pour beaucoup de faits, mais non pour tous, car le virus peut se propager aussi par la lymphe.

MM. Cornil et Babes ont donné la démonstration du transport parle sang des bacilles de la tuberculose. (Académie de médecine, séance du 24 avril 1883, et Journal des Connaissances médicales, n“ du 20 avril et 1" mai 1883.)llsont noté la présence des bacilles de la tuberculose dans le sang coagulé dans les vaisseaux sanguins, artérioles et veinules, au milieu

dans la paroi des vaisseaux, dans leur membrane interne notamment. Ils ont fait la même constatation dans les tubercules des muqueuses, en particulier dans la tuberculose du pharynx. (Voir les planches annexées à leur travail, publié dans le Journal de Robin, déc. 1883.)

Virchow et Eeinhardt, dans leur mémoire, resté si longtemps classique, sur l’histologie du tubercule, avaient établi une distinction absolue entre la granulation tuberculeuse et les pneumonies caséeuses. Dans cette conception, la granulation se développait uniquement aux dépens du tissu conjonctif, et toute lésion née de cellules épithéliales n’était pas réputée tubercule. Ces conclusions ont été infirmées par l’étude des tubercules du corps thyroïde, qui se développent en vertu de la multiplication des cellules épithéliales et de leur accumulation

tanés .-.(Société anatomique, février 1874)...

. MM. Corail et Babes ont donné la première description suffisamment complète de là Topographie clés bacilles de la tuberculose et de leurs relations avec les lésions histologiques des tissus. (Académie cle Médecine, 24 avril et 1" mai 1883, Journal de Robin, même, année, avec 4 planches)..

-, Ils.ont, m° ntré > ainsi que cela a été dit plus haut (page 25), la présence des bacilles dans le thrombus intravasculaire et dans la paroi de3 vaisseaux, au niveau des tubercules de la pie-mère et de la

et de l’anus pendant la vie; sur les coupes de tissus, après la mort.

Ces premiers résultats ont été développés dans le livré -de MM. Cornil et Babes sur les Bactéries, 2' édition,-1886, page 658 à 7.75. ' f!aî¥ -

Scrofule et tuberculose. — Depuis quelques années il s’est produit un mouvement tendant à identifiera la tuberculose la plupart des affections attribuées jusque-là à la scrofule. •:l-.nv'.

parmi les travaux de M. Cornil qui se rattachent à ces rapports du tubercule et de la scrofule, on peut citer :

— Une observation à!arthrite tuberculeuse du coude chez un. individu de cinquante-quatre ans ayant succombé à la phthisie. ( Archives de Physiologique, 1870, page 325.) Il n’existait alors qu’un très petit nombre de faits bien démontrés d’arthrite tuberculeuse publiés par

— Des recherches histologiques sur la tuberculose des ganglions lymphatiques (Société de Biologie, 1878, p. 90), sur les ganglions scrofuleux (Journal de Robin, 1878, avec 4 planches). Lorsqu’on compare des ganglions situés sur le trajet de lymphatiques venant d’un ulcère tuberculeux, par exemple les ganglions mésentériques dans la tuberculose intestinale, avec les ganglions strumeux du cou, on reconnaît des différences très sensibles. Les ganglions tuberculeux du mésentère présentent souvent des granulations semi-transparentes, visibles sous leur capsule et sur une section.

' Sur des coupes examinées au microscope, on reconnaît que les sinus périfolliculaires et les canaux lymphatiques sont remplis par des cellules épithélioïdes provenant d’une néoformation des cellules endothéliales qui tapissent normalement ces cavités. Les granulations ou îlots tuberculeux sont constitués par de petites cellules lymphatiques pressées les unes contre les autres et séparées par un tissu réticulé qui leur est adhérent. Là se trouvent aussi des cellules géantes, des le début des granulations. Souvent le tissu conjonctif, devient très dense et il est constitué alors par de gros faisceaux de fibres qui prennent un aspect homogène et transparent et qui se colorent fortement par le carmin.

Il existe quelquefois, en outre, dans les ganglions, de petits îlots transparents, vitreux, formés de cellules qui ont subi la dégénérescence ■colloïde.

Les ganglions scrofuleux du cou, qui sont habituellement-.très

considérer le mal de Pott comme une affection tuberculeuse des vertèbres.

Le lupus est.la maladie scrofuleuse qu’on a hésité le plus longtemps à ranger dans la tuberculose. MM. Cornil et Leloir ont vu très rarement les bacilles de la tuberculose dans cette maladie. Ils ont été les premiers à obtenir des résultats positifs, une tuberculose généralisée, en inoculant dans le péritoine de cobayes des fragments de lupus, en les insérant dans la chambre antérieure de l’œil des lapins. ( Société de Biologie, 1 er août 1883, et Archives de Physiologie, même année.) Il résultait de leurs examens histologiques et de leurs expériences que le lupus constitue une forme de la tuberculose moins virulente que celle du poumon. Cependant Koch a cultivé les bacilles de la tuberculose avec des fragments de tissu lupeux, et on range maintenant le lupus parmi les lésions de cette maladie.

La tuberculose des gallinacées présente quelques particularités qui la distinguent de celle de l’homme, et qui ont été mises en évidence par MM. Cornil et Mégnin ( Journal de Robin, 1885). Les bacilles sont extrêmement nombreux. Ils siègent le plus souvent dans de grosses cellules à un seul noyau. Dans le foie, qui en est si souvent le siège, les bacilles se rencontrent en quantité dans les vaisseaux de tout ordre des tubercules et aussi dans des capillaires où le sang circule librement.

itopsies. Les cellules du corps muqueux de Malpighi ne int de bacilles. ( Société médicale des Hôpitaux, séance 1, et Archives de Dermatologie, 1881.)

:onde note lue â la Société médicale des Hôpitaux (28 oc-

résulte que ces leçons constituent un manuel complet de la syphilis. Les coupes de chancres indurés, comparées aux préparations de chancres mous, s’en distinguent parce que le corps papillaire est très bien conservé, souvent même hypertrophié dans les premiers, tandis qu’il est détruit par une ulcération profonde, anfractueuse, végétante, dans les seconds. L’infiltration du tissu conjonctif par des cellules lymphatiques, qui existent dans les deux espèces de chancres, aboutit,

queux, formé de gros cordons flexueux. Sur une section transversale de ce nerf, les faisceaux primitifs, considérablement augmentés de volume fout saillie sur le fond amorphe, semi-transparent de la gangue qui les entoure.

L’examen microscopique a montré que le tissu nouveau de la tu- ■ meur du creux poplité et du nerf sciatique, était du tissu fibreux développé â l’intérieur de la gaine lamelleuse; les fibres nerveuses étaient dissociées par le tissu fibreux interposé entre elles. Il en résultait des gaines épaisses au centre desquelles se trouvaient les tubes nerveux, séparés les uns des autres et entourés d’une production nouvelle de tissu conjonctif. Malgré ces néoformations, la gaine médullaire et les cylindres d’axe des tubes nerveux étaient intacts.

Le malade a été revu six mois après l’opération ; le membre gauche, siège du fibrome, était, à peu de chose près, du même volume que le

l’anesthésie fût encore complète au pied. (Mémoires de la Société de Chirurgie, 1876.)

Sarcome angiolithique. —Les tumeurs de la pie-mère et du cerveau, que MM. Cornil et Ranvier ont décrites sous ce nom, montrent au toucher de petits grains donnnant la même sensation que ceux de la terre glaise, d’où le nom de gliomes qui leur avait été donné par Virchow. Ces grains, formés de couches concentriques qui faisaient admettre qu’il s’agissait de globes épidermiques, sont en réalité des bourgeons vasculaires calcifiés, très nombreux au milieu d’un néoplasme formé surtout de cellules plates. ( Manuel d’Histologie 'pathologique, t. I, 2 e édit., p. 166).

Carcinome. — Épithéliome. — Ces néoplasmes, toujours si graves, ont été étudiés dans une série de publications. Un premier mémoire portant sur l 'épithéliome du col de l’utéms, basé s ,n \ faits, avec autopsie complète et examen histologique, donne la détermination des variétés du néoplasme, sa propagation, sa généralisation, l’histoire détaillée des complications multiples observées dans chaque cas. Les progrès de l’ulcération de l’utérus sont expliqués par l’oblitération des petites veines en raison des néoformations épithéliales qu’on observe dans leur lumière, par les mortifications qui s’en suivent et par l’action irritante des liquides en putréfaction qui baignent la sur-

L’Académie de médecine avait posé, en‘1865, la question suivante : « Existe-t-il des caractères anatomiques spécifiques du cancer, et « quels sont ces caractères? »

Le mémoire en réponse à cette question (Prix Portai, 1865), a été impri • mé dans le tomeXXVII des Mémoires de l’Académie, avec de nombreuses figures. Pour diagnostiquer les tumeurs qui récidivent et se généralisent, on n’a point de caractère unique et infaillible, pas plus que les botanistes n’en possèdent pour reconnaître un champignon vénéneux. Il faut bien connaître la structure de chaque espèce, de chaque variété des tumeurs, et la gravité propre à chacune d’elles. Ce mémoire comprenait par conséquent la description et le diagnostic anatomique des espèces et variétés du carcinome et de l’épilhéliome.

Le mode de développement des tumeurs épithéliales de la mamelle, de l’estomac, de l’intestin, etc., a été étudié par M. Cornil dans un mémoire insérédans le /OT<m«?î?«ÆoM»î,etaccompagnéde4planches(1865). Eobin, Broca, M. Verneuil) avaient déjà signalé l’analogie de structure

du tissu morbide, avec certaines glandes, et la part que celles-ci prenaient dans les tumeurs appelées par eux hétéradénies, hétéradénomes, adénome sudoripare, etc. M. Cornil a serré de plus près la question et montré, par la nouvelle méthode des coupes, les modifications des cellules et des culs de sac glandulaires au voisinage des néoplasmes, et

nt de la nucléine dans les noyaux hypertropi isidérable, si bien qu’on observe souvent la div .■au en trois ou quatre noyaux. (Comptes rendus clives de Physiologie, 1" octobre 1886, avec 2 ]

plus petits

pubis et de la région inguinale, terminé par une cicatrice très étendue. — Cette observation est un exemple très probant de la cicatrisation partielle et très étendue d’un cahcroïde (épithéliome tabulé, adénome sudoripare de Verneuil) qui s’étendait encore et présentait des

globes épidermiques. Plusieurs observations de MM. Verneuil et Richet ont présenté des cicatrices du même genre ( Société anatomique, avec une planche lithographique, mars 1874).

Epithélioma du corps thyroïde. — Cette tumeur était constituée par un épithéliome à cellules cylindriques en dégénérescence muqueuse dans les parties anciennes. ( Sociétéde Biologie, 1874, p. 273, et Archives de Physiologie, 1875, p. 659, avec une planche lithographiée.)

Les lobules de la glande, dans lesquels le néoplasme était de date récente, permettaient d’étudier le mode de début de la tumeur aux

dépens des follicules. Dans ces follicules, On suivait toute la série des modifications de l’épithélium qui, de cubique, devenait plus allongé, puis nettement cylindrique, la formation de couches superposées de cellules et la diminution progressive de la masse colloïde centrale des follicules. Les follicules, ainsi transformés, présentaient souvent sur leur surface interne des villosités bourgeonnantes, tapissées d’épithélium cylindrique. La néoformation avait envahi le tissu conjonctif de la glande thyroïde et les ganglions du cou.

Note sur un cas d’inclusion sorotale, par MM. Cornil et Berger. — On a trouvé au milieu de la tumeur, qui était limitée par un revêtement

cutané, de gros ganglions nerveux, analogues comme structure aux ganglions du grand sympathique, des faisceaux nerveux formés par des fibres de Remack, des glandes en grappe, etc. ( Ac. de Uid. et Archives de Physiologie 1885.)

ss du Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales).

Lésions des nerfs et des muscles liés à la contracture tardive et permanente des membres dans les hémiplégies anciennes. — Dans cette note se trouve consigné le résultat d’autopsies faites dans le service do M. Charcot, et sous sa direction. La contracture permanente des mains est liée, dans ces cas, à une hypertrophie des nerfs, du nerf médian surtout; ce fait n’avait pas encore été signalé. Cette hypertrophie tient à l’épaississement du tissu conjonctif des nerfs. Lés lésions profondesdu cerveau, telles que les foyers d’hémorrhagie et de ramollissement, donnent lieu àdes dégénérescences secondaires qui se poursuivent dans la protubérance, dans la moelle allongée, la moelle épinière, et aux lésions des nerfs et des muscles étudiées dans ce travail ( Mémoires de la Société de Biologie , 1853, p.107).

Paralysie infantile. — Chez une femme morte d’un cancer du sein et qui était affectée de paralysie infantile, la moelle montra des lésions en rapport avec cette maladie. C’est le premier cas où l’on ait trouvé une lésion de la moelie dans la paralysie infantile. Dans cette autopsie, provenant du service de M. Charcot, il y avait une atrophie des cornes antérieures et une infiltration de toute la moelle par un nombre considérable de corpuscules amyloïdes, ainsi que le montrent les figures

que ceux recueillis depuis, dans le même service, et publiés par M. Charcot et par ses élèves. ( Comptes rendus de la Société de Biologie , 1863, p. 187).

Tumeurs à myélocites des nerfs de la queue de cheval. Dégénérescence secondaire des cordons postérieurs de la moelle. En collaboration avec M. Martineau. — Bien que la tumeur ne touchât pas la

moelle et qu’elle eût seulement comprimé et détruit les nerfs de la queue de cheval, il s’était produit, sur toute la hauteur des cordons postérieurs de la moelle, une dégénérescence granuleuse d’autant moins étendue qu’on l’étudiait plus loin de la tumeur. C’est un lait do même ordre que les dégénérescences secondaires des cordons postérieurs â la suite de la destruction de la moelle en un point. M. Bouchard, qui a publié, sur ce sujet, un excellent mémoire {Archives générales de Méde-

sujet qui avaient été recueillies par M. Cornil, et dans lesquelles l’examen microscopique des altérations ascendantes et descendantes de la moelle avait été fait.- {Société de Biologie, 1865, p. 38.)

Coïncidences pathologiques du rhumatisme articulaire chronique. — Ce mémoire est basé sur un relevé de soixante-quatre observations de rhumatisme chronique dont neuf avec autopsie. Les maladies de la peau, des yeux, du cœur, des poumons, de la digestion, etc., qui coexistent avec le rhumatisme chronique, sont successivement passées en revue. Il est démontré, par les résultats d’autopsies, que les maladies du cœur, endocardite et péricardite, peuvent compliquer assez fréquemment cette forme de rhumatisme. (Mémoires delà Société de Biologie, 1864, p. 3).

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