‹ Titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 2 sur 4 · APPAREIL GÉNITO-URINAIRE · texte numérisé non relu

APPAREIL GÉNITO-URINAIRE

Elude SUT les Usions syphilitiques du testicule chez les jeunes enfants,

Lo testicule n’échappe pas plus aux atteintes do la syphilis héréditaire qu’à colles do la syphilis acquise.

11 existait, éparses dans les recueils et les traités, un certain nombre d’observations d augmentation de volume du testicule ou d’orchites interstitielles constatées chez les jeunes enfants nés de parents syphilitiques (North, Thomas Bryant, Ilennig, Taylor, Lewin, Obedenaro, Henoch) et c’est à cela que se bornait l’histoire des lésions hérédo-syphilitiques du testicule, au moment de la publication de ce mémoire.

En novembre 1876, j’avais communiqué plusieurs pièces et des préparations histologiques à la Société anatomique.

On songeait peu à examiner le testicule des nouveau-nés, cet organe d’attente, cette glande sans fonction dont le développement ne doit être complet que douze ou quinze ans plus tard. Mais, de môme que l’organe qui fonctionne, l’organe qui se développe est sujet à s’altérer quand la source de la vie est empoisonnée. Comme beaucoup d’autres lésions do la syphilis héréditaire, les lésions osseuses par exemple, les altérations du testicule del’enfant ne sont autre chose que des troubles de l’évolution.

Nous indiquons rapidement comment se fait le développement de la glande est telle entre le testicule de l’adulte et celui de l’enfant qu’en examinant les prépa-

des vaisseaux artériels qui pénétrent dans la glande on suivant les cloisons fibreuses, on trouve des amas de cellules rondes. Ces espèces de petites gommes microscopiques ont leur siège dans le tissu conjonctif périvasculaire ; les artérioles autour desquelles elles se sont formées sont d’ailleurs peu modifiées ; leurs libres musculaires sont intactes et leurcavité absolument libre. Rarement ces dépôts de cellules embryonnaires se font avec régularité ; ils forment des îlots, et on on trouve trois, quatre ou cinq sur une coupe transversale. La lésion est limitée, le testicule est plus ou moins congestionné; mais il n’est pas notablement hypertrophié.

des travées fibreuses sont entourées par des amas de cellules embryonnaires; tous les vaisseaux qui en partent et qui serpentent dans l’intervalle des tubes séminifères sont dilatés et plus apparents qu’à l’état normal. Le tissu conjonctif qui les entoure

L’hyperlrophie (lu testicule est si rare chez l’enfant, on deliors de la syphilis et de la tuberculose, qu’elle a une véritable valeur diagnostique.

Il est probable, d’autre part, disais-je en terminant, que l’enfant atteint d’orchite interstitielle syphilitique no sera jamais qu’un être stérile et impuissant : deu.v faits, que j’ai pu observer depuis, m’ont prouvé la légitimité de celte crainte.

Élude sur la tuberculose du testicule chez les enfants (En collaboration avec E. Deschamps).

(Archives gémtrates de midecme, mm etavril 1891.)

La tuberculose du testicule n’est pas extrêmement commune dans le jeune Age ; elle n’est pas non plus exceptionnelle, et ce n’est pas comme une curiosité pathologique qu’elle doit être étudiée. Elle n’est pas beaucoup plus rare dans les premières

dans la plupart des cas; les infections de la vaginale se présentent dans des conditions spéciales, par exemple quand il existe de la péritonite tuberculeuse.

On est frappé souvent du faible volume des noyaux caséeux et de l’épaisseur considérable de la zone fibroïde qui les entoure. Cette prolifération conjonctive désordonnée peut donner au tissu malade un aspect sarcomateux ; elle prouve combien le travail de réaction est actif chez i’enfant.

D’ailleurs ces lésions tuberculeuses sont peu virulentes et peu riches en bacilles, et elles tendent à guérir spontanément si une infection secondaire ne vient pas tout ài coup causer la suppuration de l’organe.

Si l’orchite caséeuse n’est pas très grave par elie-même, elle n’en témoigne pas moins de l’existence d’une infection bacillaire qui peut toujours se généraliser.

Son traitement doit être surtout médical, puisqu’elle peut guérir spontanément. La castration ne nous a pas paru donner de bons résultats. L’ignipuncture, quand elle est formellement indiquée, est préférable.

Dilatation considérable dlun uretère à sou abouchement dans la vessie, simulant me vessie biloeulaire.

[Bulletin de la Société anatomique, 1874, p. S53.)

La pièce a été déposée au musée de Necker.

Squirre atrophique du sein ; noyaux cancéreux secondaires dans le corps de l'utérus; pleurésie, chez une femme de soixante-deux ans.

{Bulletin de la Société anatomique, 1874, p. 390.)

Muqueuse utérine expulsée sans métrorragie dans une grossesse extra-utérine hématocèle ; pelvi-péritonite.

Quelle est la pathogénie de ces cystites?

La vulvite chez les petites filles, quand elle existe seule, est très rarement la cause d’une cystite (Baginsky, Traité des maladies des enfants, t. II, p. S50) ; elle

La redite a une importance plus grande : on la retrouve dans toutes mes observations et dans d’autres publiées Qi et là. Joue-t-elle dans l’étiologie de la cystite le même rôle que les endométrites et les salpingites des femmes adultes dans les cystites coli-bacillaires étudiées par E. Reymond ? En tout cas, elle crée l’ensemble des conditions nécessaires à l’inflammation de la vessie. Son influence peut être difficilement mise en doute quand l’inflammation vésicale survient chez des garçons. La vulvite joue le rôle d’un intermédiaire en facilitant la pénétration des coli-bacilles dans la vessie, mais c’est l’infection intestinale qui joue le rôle principal. Celle-ci agit peut-être encore en exagérant la virulence des coli-bacilles, quoique le fait n’ait pas été constaté par Escherich et Trumpp (Ueier Colicystiles im Kindesalter, 68" Réunion des naturalistes et médecins allemands à Francfort ; München, medicin. Wochenschr, 1896, n" 42).

L’invasion de la vessie peut se faire: 1" par la voie urétrale, c’est le mode de pénétration le plus habituel et le plus généralement admis ; 2" par passage direct des coli-bacilles du rectum enflammé dans la vessie (Reymond, Annales des maladies des organes génito-urmaires, 1893, p. 263; Zur Ætiologie der Cystiten, in

Centralblatt fûr Chirurgie, 1893, p. 597) ; àmoins, chose peu probable, que l’infection vésicale ne soit le résultat d’une infection générale de l’organisme, avec élimination des microorganismes par les reins (Posner et Lewin, Berlin, klin. Wochenschr., 1894, n" 32, p. 742).

Ces cystites semblant différer de celles qui ont été décrites récemment en Allemagne.

Celles-ci seraient des cystites primitives, survenant en dehors de toute infection vulvaire et intestinale chez des petites filles dont la vulve aurait été souillée par des matières fécales, ou des cystites secondaires, observées au cours de l’entérilo folliculaire (Escherich et Trumpp). Dans ces dernières, il n’y aurait pas cystite à

Finkelslein {Jahrbuch für Kinderheilkunde, 1896, vol. XLIIl, p. 148) a vu dos faits analogues; il pense que, dans ces cas, les coli-bacilles ont pénétré dans la vessie par la voie urétrale et y ont pullulé, en raison do l’état de réceptivité créé par le fait d'une maladie générale.

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