SYSTÈME NERVEUX
Méningite cérébro-spinale tuberculextse ; tuberculose généralisée
gère, présenta des de une paraplégie presi
in tuberculeux qui, après avoir eu une liémipl rs, accompagnées de crampes dans les membre!
complète, une hyperesthésie notable, de l’incoi
rapporte en partie, et j’avais raison, car l’autopsie démontra l’existence d’nn tubercule, et j’ajoutais :
« Les manifestations de ces deux infections ont entre elles de telles analogies qu’il est souvent difficile de les distinguer. Comment en serait-il autrement? Dans les deux cas, il s’agit de processus irrilalifs é évolution lente, à tendance progressive, qui peuvent amener, l’un comme l’autre, l’ulcération, la suppuration ou la sclérose des parties envahies, La syphilis détermine dans les organes l’apparition do gommes qui ressemblent singulièrement à des noyaux tuberculeux ou à des amas caséeux. Elle y fait naître plus souveut que la tuberculose des processus scléreux ; mais ceuxci appartiennent aussi à la tuberculose. D’ailleurs, entre le sypbilome caractérisé par un groupe de cellules embryonnaires et certains noyaux tuberculeux où domine la diapédése leucocytique, il y a de grandes analogies. 11 n’est donc pas étonnant
effet, être un type de ménin^ Puis j’examine les carac aussi bien au point de vue gilcs tuberculeuses, et j’ari
de staphylocoques, il arrive parfois qu’on détermine soit une myélite expérimentale, soit une hématomyélie. Chez l’enfant, les toxines agissent moins volontiers sur la moelle, mais elles ont une véritable prédilection pour le cerveau.
On conçoit que les accidents dus à ces vaso-dilatations et aux œdèmes qui s’ensuivent puissent disparaître sans laisser de traces, de même qu’ils peuvent entraîner
Les phénomènes méningés sont l’expression pure et simple de l’excitation de l’écorce cérébrale. Cette excitation peut être due à un trouble plus ou moins durable de la circulation pie-mérienne; elle peut se produire à la suite des intoxications par les poisons minéraux et à la suite des toxémies d’origine microbienne,
Cette idée de la contagion repose-i laboratoire ; est-elle répudiée par la clin mais, au commencement du siècle, elle expériences de Villemin et la découverte
d’une transmission par conla^e, d’autant plus facile chez eux, que les rapports avec leurs parents malades sont plus intimes.
L’enfant né de parents tuberculeux n’est pas voué fatalement à la tuberculose, tant s’en faut ; seulement, si on veut qu’il échappe à la maladie, il faut le placer dans des conditions d’existence telles qu’il puisse éviter la contamination.
Du rôle respectif de rhérédité et de la contagion dans la propagation de la tuberculose.
STREPTOCOCCIES
Sur une épidémie d'érythèmes infectieux au cours de la fiicre typhoïde (En collaboration avec Martin de Gjmard).
{Médecine moderne, 1890.}
Nous avons vu se produire dans les salles de la clinique, aux Enfants-Malades, une véritable épidémie d’érythèmes, qui n’a sévi que sur les entants atteints de fièvre typhoïde.
Les premiers cas turent relativement bénins ; les autres turent extrêmement graves.
L’éruption, dans tous ces cas, n’avait rien de spécifique. Elle était constituée par des macules rouges, plus ou moins confluentes, siégeant sur les mains, les' poignets, les avant-bras, les coudes, les genoux, les jambes, les tesses, et souvent sur la face, d’une taçon à peu près symétrique. Parfois elle s’accompagnait de pétéchies, rarement de vésico-pustules. Elle disparaissait après quatre ou cinq jours et était suivie d’une légère desquamation.
Dans les cas légers, l’éruption semblait le principal symptôme ; cependant, elle était annoncée par une élévation légère de la température, suivie bientôt d’hypothermie ; mais la faiblesse, laprostration, la langueur, la tristesse, l’amaigrissement rapide, la perle d’appétit, témoignaient de l’existence d’une infection profonde et le rétablissement était lent à se faire.
Tout autre était le tableau dans les cas graves.
Ceux-ci se produisaient au cours même de la fièvre typhoïde, tandis que les cas bénins s’observaient surtout chez les convalescents; et ils s’accompagnaient rapidement de tous les signes d’une toxémie grave.
port constant, aucun parallélisme entre l’importance des la gravité des réactions de l’économie- Ce désaccord ne
infections suraiguBs.
La tableau de ces infections est très uniforme. Un enfant, d’un à quatre ans, présente pondant plusieurs jours les signes d’une bronchite des grosses bronches, avec une température normale; tout à coup, la température monte à 40 ou 41", le faciès s’altère, la dyspnée apparaît, et bientôt l’état du malade est désespéré.
Dans la rougeole, c’est avant, pendant, ou après l’éruption que l’infection se
Souvent, chez les enfants qui vont être la proie do cette infection, on trouve des excoriations, des fissures, des ulcérations des lèvres, des aphtes, une rougeur vive de la muqueuse buccale, du pharynx et des amygdales, avec des exsudats pullacés, du jetage, etc. Parfois ces lésions bucco-pharyngées sont les seules qu’on rencontre.
Pasteur et le staphylocoque doré. Le bâtonnet signaléparDemmen’apas été retrouvé ni complètement étudié.
Des gangrènes disséminées de la peau.
(Thèse du D'Charmoy, 1889.)
Cette thèse a été faite d’après mes observations et d’après les leçons que j’ai faites aux Enfanls.Malades.
viscères des lésions métastatiques, il s’agit d’une seplkémie staphylococcique. Quand, pour expliquer les phénomènes graves, on ne trouve le staphylocoque'ni dans le sang, ni dans les viscères, oaa.àmo\.m(t toxémie staphylococcique.
forcée, ils peuvent pénétrer dans le courant sanguin : voilà un premier mode d’infection généralisée.
La pénétration peut-elle se faire directement dans les vaisseaux sanguins? Le fait est possible, bien que llulot et Unna ne l’admettent pas.
Mais, quel que soit le mode de production de la septicémie, celle-ci n’est pas douteuse. Son existence a été démontrée par de nombreu.x’ examens bactériologiques du sang et dos organes, immédiatement après la mort, ou même pendant la
causent des décollements. Us semblent marquer un degré plus avancé de l’intection que les abcès superficiels et causent plus de lièvre.
Les éruptions pemphigoides, pustulose staphylogène de Unna, accompagnent ordinairement les formes graves de l’infection et se terminent souvent par la mort. Elles sont liées, en effet, è la staphylococcie généralisée.
Les lymphangites pseudo-érysipélateuses consistent en érythèmes foncés, reposant sur une base épaissie et œdématiée. Les bords de la rougeur sont nets, mais il n’y a pas de bourrelet. Il en part des traînées de lymphangite.
La gangrène infectieuse disséminée de la peau, signalée par Billaud, par Richter (1838), Simon de Breslau (1879), aété rangée par moi, en 1889, dans le groupe des staphylococcies. Elle apparaît surtout b la suite d’éruptions vésiculeuses ou bulleuses. Elle s’accompagne généralement de symptômes généraux graves.
. Mauchb. L’infection staphylococcique peut avoir une marche chronique,
Les purpuras d’origine intestinale diffèrent notablement des purpuras d’origine pneumococeique et streptococcique, dont plusieurs observations, recueillies dans mon service, ont été publiées récemment par mes élèves.