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ÉTUDES CLINIQUES ET SÉMIOLOGIQUES

La sémiologie se complète chaque jour à la faveur des observations nouvelles et des perfectionnements techniques dont le but est de pousser plus loin l’analyse des symptômes. L’intérêt que j’ai pris aux recherches étiologiques ne m’a pas éloigné de l’observation clinique.

J’ai rédigé pour l’Encyclopédie Française d’Ophtalmologie un chapitre de Sémiologie oculaire .dont le but était d’exposer le travail de synthèse auquel le médecin est obligé de se livrer en présence d’un cas de pathologie oculaire et de montrer comment la constatation d’un ou de plusieurs symptômes

jonctival ne renferme que quelques cellules épithéliales et dos polynucléàires en petit nombre.

A côté de ce type, spécial de blépharo-conjonctivite morbilleuse, on rencontre. plus rarement, un type de conjonctivite avec secrétion muco-purulente (4 fois sur 26 malades! qui ainsi que le montrent l’époque de son appari¬

tion et l'examen microscopique de la sécrétion, n’a qu’un rapport de coïncidence avec la rougeole et résulte d’une infection superposée. Il s’agissait de conjonctivite diplobacillaire ou dé conjonctivite weeksienne ducs à une contamination ayant précédé ou suivi la contamination rubéolique. Dans le qua-' trième cas, la conjonctivite était liée à la prolifération dù bacille de Pfeiffer.

V. Mobax : Sur quelques manifestations oculaires au cours de la rougeole. B. et M. de la Société Française d’Ophtalmologie, 1903).

Manifestations oculaikes de la lèpbe.

Les éléments de cette étude sur les manifestations oculaires de la lèpre nous ont été fournis par l’examen clinique de i5 lépreux. Nous passons en revue les principales localisations palpébrales ou oculaires de la lèpre en citant les

Chez le second malade âgé de deux ans, les phénomènes généraux et les symptômes locaux de thrombo-phlébite orbitaire étaient apparus d’emblée. L’autopsie montra l'existence d’une sinusite frontale qui avait été le point de

Dans le premier cas l’infection était produite par le streptocoque et des microorganismes anaérobies .dans le second elle rélevait du staphylocoque

(V. Morax : La thrombo-phlébite des veines orbitaires. B. et M. de la Société Française d'Ôphtalmologie tgo5, p, 385).

tioulièrement développé, alors que les symptômes auriculaires avaient passé presque inaperçus, m’ont permis do montrer que l’hypertension du liquide céphalo-rachidien était causée par le développement d’un abcès extradural, du volume d’une noisette, siégeant au niveau de la face postérieure du rocher.

l’oreille moyenne et de l’oreille interne et l'abcès extradural.

L’infection auriculaire s’était propagée par les veines au sinus latéral qui s’était thrombosé et était devenu le point de départ de l’abcès extradural. L’examen bactériologique a permis d'isoler de l'abcès extraduremerien le bacillus perfringens et le streptocoque. Il a montré l’absenoe d’infection du liquide oéphalo-rachidicn, déjà constatée pendant la vie, par la culture du liquide retiré par ponction lombaire.

En réunissant les observations, relativement peu nombreuses, où l’œdème papillaire a été constaté, on voit que ce symptopie qui ne doit pas être pris pour un symptôme d’infection méningée, ne comporte pas forcément un pronostic sévère. Dans les cas où l’on a pu ouvrir l’oreille interne, évacuer l’abcès extradural et faire la ligature de la jugulaire interne, ces interventions ont amené la guérison des accidents cérébraux et optiques et de l’infection

(V. Mor/vx ; La névrite œdémateuse dans les complications cndocrâniennes des infections auriculaires. Annales d’ Oculistique, 1007, t. GXXXVII, p. 3 7 5). .

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