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L’AVORTEMENT PRÉCOCE

On s’est peu occupé jusqu’ici de l’interruption de la grossesse, au

cours ou aux environs du premier mois. Ces cas, considérés comme

retards menstruels, sont très négligés au point de vue clinique. En recueillant dans du formol tous les débris expulsés par les femmes perdant du

sang, après un retard menstruel, il nous a été donné de réunir et d’étudier (voir anatomie normale) un certain nombre d’œufs jeunes, et de caduques utérines.

Ces avortements méritent une ilierapeutique spéciale, tant au point de vue prophylactique qu’au point de vue curai if.

Au point de vue prophylactique, nombre de stérilités relèvent de cette cause, les avortements jeunes se produisent vraisemblablement au cours de congestions, causées soit par des rapports sexuels, soit par une hypertension généralisée, dépendant d’un régime excitant et toxique. On doit donc prescrire un régime non excitant et l’abstention de toute excitation sexuelle dans la période prémenstruelle. Ces simples précautions suffisent parfois à voir se terminer de longues périodes de stérilité, dont on n’avait pu révéler la cause.

Au point de vue curatif, le repos et l’asepsie des voies génitales, au cours de ces avortements précoces, mettent à l’abri de bien des métrites de cause inexpliquée. En cas d hémorragie persistante, l’évacuation de l’utérus s’impose, non seulement pour mettre un terme aux hémorragies, mais aussi pour attaquer et détruire sur place, des éléments d’origine fœtale, survivant à la mort de l’œuf et menaçant d’envahir l’organisme.

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