SUITES DE COUCHES
Pyélo-néphrite et suites de couches. [Société d'obstétrique, de gynécologie et de pædiatrie, février 1904, et Annales de gynécologie et d'obstétrique, mars 1904.)
A propos de pyélo-néphrite et pnerpéraiité, (Congrès de gynécologie et d'obstétrique, Rouen, 1904.)
Grippe et suites de couches. (Société d'obstétrique, de gynécologie et de pædiatrie, H mars 1907, et Annales de gynécologie et d'obstétrique, 1907.)
Thèse inspirée sur La grippe et les suites de couches. (M. F. Bédrune, Paris, 1907.)
Tétanie dans l'état puerpéral. (Société obstétricale de France, session de 1909.)
Thèse inspirée sur La tétanie dans i'état puerpéral. (Mademoiselle Klein, Paris, 1910.)
Thèse inspirée sur L’involution utérine post-partum. (M. Goldenberg, Paris, 1912.)
A propos du thromhus vulvo-périnéal. (Société d'obstétrique, de gynécologie et de pædiatrie, 6 avril 1903.)
Traitement de l'infectien puerpérale. En collaboration avec M. le Professeur Pinard. (Un volume in-S” de x-211 pages avec 28 ligures et 18 tracés.) Traduction espagnole par M. J. R. Pertegas.
Topographie de l'infection puerpérale dans l’utérus. (In Traitement de l'infection puerpérale. En commun avec M. le Professeur Pinard.)
Étude du curettage et de ses suites. (In Traitement de l'infection puerpérale. En commun avec M. le Professeur Pinard.)
Diflicultés rencontrées au cours d’un curettage utérin pour infection puerpérale. En collaboration avec Baudron. (Reçue d'obstétrique et de pædiatrie, janvier 1898.)
De la sérothérapie appliquée à l’infection puerpérale. (Rapport présenté au Congrès international des sciences médicales de Moscou, 1897.)
De la phlébite utérine. (Société S obstétrique, de gynécologie et de pædiatrie, 10 .avril 1905).
A propos d'une observation de phlegmatia alba dolens ayant atteint les 4 membres. (Société d'obstétrique, de gynécologie et de pædiatrie, 10 avril 1905.)
Rapport sur un travail de M. Delestre intitulé : De la différence de la température des membres inférieurs dans la phlegmatia alba dolens. (Société d'obstétrique, de gynécologie et de fædiatrie, il octobre 1909.)
A propos de l’insécurité du curettage instrumental dans la rétention placentaire post abortum. (Société d'obstétrique, de gynécologie et de pédiatrie, 14 mai 1906.)
A propos d'une infection streptococcique à point de départ utérin eu dehors de toute intervention. (Société d'obstétrique, de gynécologie et de pædiatrie, 9 décembre 1907.) A propos des interventions intra-utérines tardives dans les suites de couches. (Société d'obstétrique, de gynécologie et de pædiatrie, 6 avril 1890 )
Nos travaux sur les suites de couches ont visé d’une part les maladies indépendantes d’une infection utérine, et d’autre part les accidents consécutifs à 1 infection utérine et constituant l’infection puerpérale. Nous pouvons donc distinguer dans notre exposé : des maladies non puerpérales et des infections puerpérales.
Nous avons cherché à isoler des infections puerpérales certains accidents d’observation commune dans les suites de couches, tels que les pyélo-néphrites, la grippe. Enfin il nous a été donné d’étudier la tétanie dans la puerpéralité et en particulier dans les suites de couches.
PYÉLO-NÉPHRITES ET SUITES DE COUCHES
J’ai eu pour but d'examiner comment se passent les suites de couches chez une femme qui a une pyélo-néphrite, alors que la vulve se trouve plusieurs fois par jour baignée par une urine purulente.
Après avoir observé deux cas, dont les suites de couches se montrèrent dilférentes, sans incidents dans l’un, mais avec ascensions thermiques dans l’autre, je rapprochais ces deux faits, des peu nombreuses observations publiées sur ce sujet. 11 me fut donné de dégager ainsi la physionomie spéciale, à grandes oscillations, de la courbe de température dans les suites de couches, en cas de pyélo-néphrite. Cette physionomie de la courbe de température diffère profondément de celle qu’on rencontre dans l’infection puerpérale, parce qu’elle ne s’accompagne pas, si elle est pure de toute infection utérine, d’accélération du pouls. Cette constatation permet de s’abstenir de toute intervention dans les suites de couches pathologiques, quand il est reconnu qu’il ne s’agit pas d’infection puerpérale.
La question de la pyélo-néphrite, pendant la puerpéralité, avait été peu étudiée jusque-là, en ce qui concerne particulièrement la marche de l’alTection, au cours des suites de couches. 11 semble se dégager de mes observations et des rares cas publiés avec des détails suffisants qu’en cas de pyélo-néphrite :
r Les suites des couches peuvent être absolument normales et apyrétiques; cela s’observe surtout dans les cas où l’accouchement a lieu, alors qu’un temps notable s’est écoulé depuis la dernière élévation de température.
Les suites de couches peuvent être fébriles, surtout dans les cas où la pyélo-néphrite provoque encore des élévations de température, à une époque voisine de l’accouchement.
3" Ces suites de couches fébriles par pyélo-néphrite peuvent se distinguer de ce que l’on observe dans l’infection puerpérale.
a) Par de grandes oscillations de la température pouvant atteindre et dépasser 2”;
b) Par une rémission matinale à 37° ou au-dessous;
c) Peut-être aussi par l’état du pouls, qui, observé régulièrement, ne présente pas d’accélération en rapport avec les élévations de température, si le cas est pur de toute infection utérine;
d) Par un état général satisfaisant en dehors des heures de fièvre.
4" 11 est donc utile de distinguer dans les suites de couches la fièvre par pyélonéphrite, pour s’abstenir d’une thérapeutique intra-utérine devenue inutile, et qui, étant donnée la septicité des urines, n’est pas exempte de dangers.