‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 43 sur 62 · RATION DU NOUVEAU-NÉ ET DU NOURRISSON · texte numérisé non relu

RATION DU NOUVEAU-NÉ ET DU NOURRISSON

Nous avons essayé de démontrer que le chiffre de la ration est soumis à des variations telles, suivant les sujets et les qualités du lait, qu’on ne saurait sans imprudence, le fixer, d’une façon générale. On ne peut l’établir que par l’observation pour chaque sujet en particulier.

Ceci posé, il est bon néanmoins, instruit par l’expérience, de savoir, par quelques exemples, que telle ou telle ration est souvent suffisante dans des conditions déterminées. Mais ce n’est là qu’un point de départ du régime. Celui-ci sera réglé d’après plusieurs constatations, telles que l’appétit de l’enfant, son accroissement et l’état de ses selles.

L’appétit de l’enfant est un élément d’appréciation dont on ne tient pas ordinairement un compte suffisant; la terreur des troubles digestifs conduit souvent à instituer pour le nourrisson un régime insuffisant qui s’accompagne non seulement d’absence d’augmentation, mais aussi comme conséquence immédiate de diminution, sinon de disparition de la sécrétion lactée. L’accroissement de l’enfant, examiné d’une certaine façon, est un élément d’appréciation des plus importants comme nous le verrons plus loin.

L’examen des selles est capital pour juger de la valeur d’un régime, et des qualités de la ration prescrite. C’est sur cet examen que l’on doit considérer la ration suffisante ou insuffisante, qu’on doit augmenter ou diminuer les coupages dans l’allaitement artificiel.

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