DANS LES TROUBLES PSYCHONÉVROSIQUES
Malgré des résultats très inégaux, l’insulinothérapie quotidienne à doses relativement élevées (30 à 40 unités,
parfois), trouve de nombreuses applications chez les psychopathes. Elle est utile chez certains anorexiques, notamment chez des déprimés ou des hébéphréniques refusant de s’alimenter ; dans ce cas, l’injection defortes doses détermine parfois une sensation pénible de faim qui les incite à prendre des aliments. Associée au traitement spécifique, l'insuline est capable d’arrêter chez des paralytiques généraux une évolution rapide vers la cachexie et de provoquer une reprise de poids ; nette reprise de poids (qui dans certains cas peut atteindre 2 à 3 kilogs), est surtout sensible chez les petits déprimés et chez les neurasthéniques. L’augmentation de poids peut être durable, mais assez souvent le poids recommence à baisser dans les jours qui suivent la cessation de la cure. Pour certains auteurs, l’augmentation de poids seraitdue à une rétention d’eau liée à l’alcalose que détermine l’insuline. La boule d’œdème faite chez une malade pendant et après le traitement, s’est résorbée dans le même temps, semblant indiquer qu’il n’y avait aucune modification du degré d’hydratation des tissus ; par contre, nous avons noté, assez souvent, après cessation de la cure, en même temps qu’une baisse de poids, un relèvement du volume urinaire. Il semble donc que l’augmentation de poids soit faite d’une véritable régénération tissulaire et d’un certain degré de rétention hydrique.
En dehors de son action sur l’appétit et la nutrition des malades, l’insuline peut déterminer une stimulation favorable de la cénesthésié, de l’activité générale ; ceci se rencontre. surtout chez les malades à réflexe
solaire positif ; p3r contre, elle déclanche souvent ou exagère des. manifestations anxieuses chez les sujets à pneumogastrique particulièrement excitable.