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ABDOMEN

sourde à la région hypogastrique et l’altération de l’état général. Il y a souvent de la diarrhée et la cachexie s’installe petit à petit. La fièvre fait habituellement défaut.

Dans quelques cas, enfin, les choses se passent plus insidieusement encore, et c’est parce que le malade remarque une tumeur h la région hypogastrique, qu’il entre à l’hôpital.

A la PÉRIODE d’état, le phlegmon prévésical revêt une allure un peu différente, suivant la nature de l’affection qui lui a donné naissance.'

1" Dans les ahcès aigus, une des particularités les plus constantes

consiste dans une douleur violente à l’hypogastre. La palpation du

ventre, faite méthodiquement, permet de reconnaître derrière la sym* physe une tuméfaction vésicale qui siège ordinairement sur la ligne médiane et se divise profondément sur les bords latéraux du rectum.

Parmi les symptômes fonctionnels, on observe le plus souvent des

Ces phénomènes locaux s’accompagnent des symptômes généraux de la suppuration : fièvre, accélération du pouls, céphalalgie, délire,

2® Les abcès chroniques de la cavité de Petzîus sont surtout réalisés par les abcès froids consécutifs à la tuberculose du pubis, ou à une cystite tuberculeuse. Ds sont essentiellement caractéri.sés par une tuméfaction sus-pubienne, produite en l’absence de tout phénomène inflammatoire, avec des allures insidieuses. On pourrait croire à une vessie di.stendue par l’urine. Mais le globe vésical distendu est rénitent et régulier. Par le toucher rectal, on n’a pas la sensation de poids donnée par la vessie en état de réplétîon. Enfin, la tumeur ne se modifie pas par le cathétérisme. ^

Marche, durée, terminatson^. — Les phlegmons de la zîus se terminent quelquefois par résolution. Le plus sn dant, ils siipparent. Dans ce cas, les symptômes sVxart: leurs deviennent pins vires, les frissons se répètent, la flèv la tuméfaction s’accroît de plus en pins ; la pean se tend œdémateuse, ta fluctuation reste cependant très difficile’î serait nne faute que de l’attendre pour inciser la tumeur tervient pas, en effet, d’une façon précoce, l’abcès, cont Iner, arrive è se faire ionr dans les différentes régions v ouverture spontanée peut devenir la cause de graves dé;

Ri l’on n’ Inuant d’é oieinea. Ck mrdrea et

Lorsque la suppuration n’est pas reconnue, le phlegmon prévésical peut s’ouvrir spontanément, soit à la peau, plus ou moins près du pubis

Traitement ebirnrgieaL — La ponction n'est de mise que dans les abcès froids symptomatiques d’une lésion osseuse voisine. Pour les

est de rigueur. Chez l’homme, elle est difficile à réaliser, mais chez la femme, elle a son siège tout indiqué à la paroi antéro-supérieure du vagin (Bouilly).

L’incision doit être précoce, et il serait tout à fait de mauvaise pratique d’attendre que la fluctuation fût perceptible pour inciser la col-

Sous l’influence de ce traitement, les troubles généraux et fonctionnels s’amendent rapidement, mais ils ne suffisent pas, ordinairement, à amener la guérison du malade. Les indications d’urgence étant remplies, il faut s’occuper ensuite de traiter la cause de l’abcès. Aseptiser une vessie infectée, dilater un rétrécissement, gratter un point osseux, enlever un séquestre ou un corps étranger, etc., le chirurgien doit tout faire pour mettre le patient définitivement à l’abri du retour de pa-

Des sténoses intestinales tardives consécutives à l’étranglement herniaire (4). — Rétrécissement annulaire de l’intestin après hernie étranglée (120).

L’étranglement d’une anse intestinale herniée, s’accompagne rapidement de phénomènes inflammatoires qui s’ajoutent aux troubles mécaniques, qu’on observe au niveau du sillon, et viennent aggraver les lésions qu’il cause. En même temps qu’une ulcération extensive se creuse de la muqueuse à l’extérieur, des dépôts fibrineux sur la séreuse traduisent l’infection de toute la paroi.

Après la hélotomie, tout rentre, d’ordinaire, rapidement dans l’ordre. Mais, parfois, et pour des causes qui échappent, la cicatrisation des lésions se fait mal. Dans certains cas, c’est à la face externe seulement, que les dépôts fibrineux s’organisent ; ils forment des adhérences qui vont fixer, couder, rétrécir de façon variable, le calibre intestinal. Dans d’autres circonstances, c’est la cicatrisation de toute la paroi qui est vicieuse. L’inflammation dans des tissus ulcérés et con-

complètemeEt abandonnée.

De la tuberculose herniaire et vagino-péritonéale (27). — Tuberculose vagino-péritonéale consécutive à une tuberculose annexielle (31).

Parmi les nombreux processus morbides, susceptibles de se dévelop-

Dans la majorité des cas, en même temps que la douleur, il y a des modifications locales qui passent rarement inaperçues, bien qu’il ne soit pas toujours facile de reconnaître leur véritable origine. La hernie augmente de volume, elle devient dure, tendue, irrégulière, bosselée, parfois irréductibles. Cette irréductibilité, partielle ou totale, a été bien étudiée par Lejars.

Enfin, assez souvent, et cela surtout chez l’enfant, sans que l’examen

ciations tuberculeuses de voisinage une physionomie un peu particulière, et à ce point de vue, nous avons été amené à décrire :

1® La forme pure ou primitive de la tuberculose herniaire;

2“ La tuberculose hemio-péritonéale ;

S” la, tuberculose hemio-testiculaire ;

Cette distinction a l’avantage d’établir un certain nombre de types justiciables de moyens thérapeutiques bien différents.

indiquée, qu’on sait actuellement la facilité avec laquelle guérissent ces formes simples de la tuî>erculose péritonéale.

Les suites immédiates de l’intervention sont ordinairement assez

toires. Quant aux résultats éloignés, ils comportent, là comme ailleurs.

Oblitération des vaisseaux mésentériques avec infarctus et gangrène anémiques de l’intestin (84-85).

La plupart des auteurs admettent que le résultat constant de l’obli-

une inflammation plus ou moins étendue de l’intestin, et, pendant lonjytemps, les termes de pérityphlite et de péricoltîe furent appliqués indistinctement à toutes les péritonites qui se localisaient à oe niveau. C’est à leur existence qu’on attribuait les douleurs ou les troubles

lésion surajoutée.

En réalité, les adhérences péricoliques qu’on rencontre au niveau du

Il semble presque impossible qu’elles reconnaissent une origine congénitale et il n’y a guère qu’au niveau de l’angle droit du côlon que l’accolement du bord droit du grand épiploon pourrait arriver à réaliser

Elles sont particulièrement fréquentes dans Vappendicite ainsi que cela résulte des constatations de Walther, Jalaguier ou de Lejars. D’autres fois elles sont sous la dépendance de lésions vésiculaires, duo-

Dans un certain nombre de cas enfin, où elles paraissent être primitives, elles sont en réalité secondaires à une inflammation de l’intestin

téro-colite et on doit admettre qu’elles ne font que traduire la réaction du péritoine autour d’une infection localisée à la paroi intestinale. Cliniquement, elles se reconnaissent à ce qu’aux manifestations de l’entéro-colite s’ajoutent de petites crises d’occlusion avec dilatation et clapotage du cæcum. Il s’agit là, en somme, de lésions tout à fait comparables à celles qu’on trouve au niveau de l’anse sigmoïde.

Personnellement nous avons eu l’occasion d’observer un beau cas de ce genre à la clinique de M. le professeur Poncet.

Il s’agissait d’un homme de 47 ans qui avait été envoyé à l’hôpital avec le diagnostic de coliques hépatiques : la première crise datait déjà de huit ans. Sur cette donnée de coliques hépatiques antérieures nous avions pensé à une sténose intestinale par brides d’origine vésiculaire. Or, à l’intervention, la vésicule était saine, l’appendice normal. Les

sur le dessin ci-joint. Exclusion du côlon ascendant avec implantation terminale de l’iléon dans le côlon transverse. Guérison.

tout cas, que la tuberculose doive être pour une grande part incriminée dans la succession des accidents que présenta notre malade, et que son appendicite ait été la première manifestation de son infection par le bacille de Kocb.

Occlusion Intestinale et septicémie d’origine appendiculaire (103).

Dans cette communication faite avec mon maître L. Bérard, nous avons rapporté deux cas d’appendicite grave dans lesquels la résection de l’appendicite à chaud n’avait pu être pratiquée. L’un de ces malades mourut douce jours après l’incision d’un abcès appendiculaire avec

mais quelques mois plus tard, la réapparition des douleurs nécessita un agrandissement de la bouche gastrique.

BUoculation physiologique et biloculation anatomique de l’estomac

(lia).

Nous avons vu plusieurs fois dans le service de M. Ponoet des estomacs radioscopiquement biloculaires et cependant à l’intervention, il

KYSTE DERMOÏDE DU MÉSENTÈRE 121

reprend ses caractères liabituels. Il garde cependant un peu de contracture abdominale et des douleurs violentes à la partie profonde de Tabdomen : la palpation ne révèle pourtant rien d’anormal. Au bout de douze jours, la température s’élève, des signes de péritonite apparaissent. On pense à une contusion intestinale ayant donné lieu secondairement à une péritonite. L’opération est immédiatement pratiquée. Elle montre seulement l’existence d’un abcès intra-mésentérique, situé dans la deuxième portion du mésentère, en pleine fosse iliaque. Deux jours après il présente un phlegmon périnépbrétique qui est large-

A la suite de cet accident, il présente pendant longtemps encore des signes de pyélonéphrite, mais à l’heure actuelle, il est à peu près complètement rétabli.

En même temps que la contusion du rein, le traumatisme avait don-

dairement : cet accident est assez exoeptionnel et c’est à ce titre surtout que j’ai publié cette observation. Au point de vue thérapeutique, il est à remarquer que malgré les accidents infectieux secondaires

Tumeur du mésentère (80). — Kyste dermoïde du mésentère (81).

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