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TRAVAUX ORIGINAUX

Ostéoarthropathies tabétiques à forme hypertrophique (114).

HAllUX VALQüS

blance tient à ce que la syphilis agit ici sur un terrain spécial. Pour noua, nous serions toutefois assez disposé à voir dans ces arthrites le résultat d’une infection secondaire et surtout de la tuberculose. On sait que les tabétiques sont une proie facile pour le bacille de Koch : leurs arthropathies pourraient ainsi être rangées dans le groupe des arthrites tropho-tuherculeuses de Chipault. Dans notre observation, nous n’avons malheureusement pas pensé à rechercher le bacille de Koch nu niveau des lésions articulaires. De même, nous n’avons pas fait l’inocnlation et nous n’avons, pour étayer notre opinion, que l’aspect macroscopique des lésions et l’existence d’un sérodiagnostic très positif. Nous continuerons nos recherches dans oe sens, mais quel que soit leur résultat au sujet de la nature de pareille arthrites, nous pensons, d’ores et déjà, que c’est dans une infection directe de l’os ou de l’articulation qu’il faut voir l’origine de ces arthropathies : le tabes ne fait qu’imprimer aux lésions une évolution particulière : il explique surtout leur indolence.

Hallux valgus d’origine tuberculeuse (14). — Hallux valgus et tuberculose (77).

Depuis les discussions soulevées en 1862 à la Société anatomique et à la Société de chirurgie par le mémoire de Broca, la pathogénie de VTmllux valgus a donné lieu à de nombreux débats. De même que pour la tarsalgie des adolescents, on a invoqué, pour expliquer la déviation du gros orteil en dehors, des théories tantôt mécaniques et tantôt inflammatoires. On a localisé le rrocessus initial tantôt dans les parties molles, musculaires ou ligamenteuses, tantôt dans les tissus propres de l’articulation.

Pour M. Poucet, il s’agit presque toujours de lésions inflammatoires qui reconnaissent souvent la tuberculose à leur origine.

Dans l’observation que j’ai publiée en 1906, on était d’autant plus autorisé à admettre cette pathogénie, que la malade présentait des lésions pulmonaires très étendues.

Un 1912, j’ai publié, avec Pillon, dans la Berne Æorthopédie, deux autres faits qui sont non moins démonstratifs, le premier cas avait trait à un homme de 62 ans, rhumatisant et emphysémateux de longue date, qui avait été déjà hospitalisé pour une fistule anale, et qui présentait, en outre, un double hallux valgus et une hydrocèle bilatérale.

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