‹ Tolstoï et DostoïewskyChapitre 41 sur 43 · L AME DANS L ŒUVRE DE DOSTOÏEWSKY · texte numérisé non relu

L AME DANS L ŒUVRE DE DOSTOÏEWSKY

fait souffrir, mais cela les fait vivre ... Moi je souffre sans vivre. »

Parfois cependant cette sagesse diabolique semble dégoûter Dostoïewsky.

«Laquais! dit Ivan au Diable. Gomment mon âme a-t-elle pu engendrer un laquais comme toi? »

Mais, soudain, un mot du « laquais » rappelle à Ivan à qui il a affaire. Alors, derrière le visage « humain », on en voit apparaître un autre.

— « Tout ce qui se trouve chez vous se trouve aussi chez nous ; bien que cela soit interdit, je te révèle un de nos secrets, par amitié. »

Et cela suffit pour qu'on se sente transporté tout à coup, au milieu d'une crispation et d'un éclat de rire, dans le domaine lointain, mystérieux, nouménal, de la pensée métaphysique, pour qu'on voie passer devant soi ces idées ou plutôt les ombres, les reflets des idées qui devaient troubler Goethe conservant les Mères ou Kant méditant sur Y Esthétique transcendantale.

Aussi Ivan ne peut-il résister ; il oublie que le Diable ne « saurait rien lui dire de nouveau » et il devient curieux.

— Y a-t-il un Dieu, oui ou non? cria Ivan avec une insistance féroce.

— Ah ! tu parles sérieusement? Ma foi! mon petit pigeon ! je ne sais pas. Voilà le grand mot lâché !

— Tu ne sais pas, mais tu vois Dieu? Non, tu n'existes pas par toi-même, tu es moi, tu es moi et rien d'autre! Tu n'es qu'une ordure, tu n'es que ma fantaisie!

Ivan se fâche parce qu'au fond de lui-même il sent qu'il a tort; car c'est très scientifiquement que le Diable a répondu par ce cynique « je ne sais pas » à sa question sur Dieu, question inutile et « antiscientifique » ;

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le « je ne sais pas » est le produit inévitable, le fruit mort et mortifiant, de l'Arbre de la Science quand il n'est pas uni à l'Arbre de la Vie.

Nietzsche, après avoir dépassé, dans son idée du moins, toutes les expériences métaphysiques jusqu'à n'y voir plus que des « survivances » , n'a pu se défaire de la plus antique d'entre ces « survivances ». Un jour, un nain, c'était un horrible bossu, — apparaît à Zarathoustra, et rappelle l'invincible délire métaphysique des « répétitions éternelles » ; Zarathoustra, pris de terreur et de dégoût, se laisse tomber à terre comme une masse inerte, sans lui répondre. Les hommes, même étrangers à toute métaphysique (Al. Tolstoï et Dickens, par exemple), ont éprouvé ce sentiment du « déjà vu » étrange, mais précis, provoqué par un enchaînement quelconque de menus faits en apparence fortuits et insignifiants.

(( ... Tu penses toujours à notre terre telle qu'elle est actuellement, — dit le Diable à Ivan, mais notre monde actuel s'est peut-être répété un billion de fois. Il a fait son temps, il s'est refroidi, il a craqué, il est tombé en poussière et s'est décomposé en ses éléments primitifs ; de nouveau sont venues l'eau, l'écorce terrestre, puis de nouveau une comète, de nouveau le soleil, de nouveau la terre est sortie du soleil, c'est une évolution qui peutêtre se répète indéfiniment et toujours sous une seule et même forme jusque dans le plus petit détail. C'est un ennui immense qui a quelque chose de tout à fait répugnant... »

— « A vous dire franchement, avoue un jour Svidrigaïloff àRaskolnikoff, avec une expression de sincérité étonnante, tout cela est bien ennuyeux ! »

Dans le cabaret borgne situé au bord du canal dans ce cabaret où résonne l'accordéon enroué et où VersilofF

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entre parfois pour chasser son ennui, son « horrible ennui moral », il dit à son fils :

— « Fais-lui jouer la Santa-Lucia .J 'aime la solennité de l'ennui. »

Cet « ennui » métaphysique est plus terrible que toutes les misères et que toutes les souffrances humaines, car il a une origine extra- terrestre, car il est en relation avec l'idée de l'éternité. « L'éternité, » dit Svidrigaïloff, « ne me représente rien de grand. J'ai, en y pensant, le sentiment d'une petite chambre enfumée avec des araignées dans tous les coins. » A ces mots, Raskolnikoff « fut saisi d'un grand froid ». Froid d'au delà, venant du terrible noumène que représente le symbole employé par Svidrigaïloff. Horreur des éternels « recommencements » dont le Diable parle à Ivan Karamazoff et le nain à Zarathoustra, de l'uniformité infinie des révolutions cosmiques, des aurores et des couchants, des flux et des reflux, de l'embrasement et de l'extinction des soleils. Voilà la source du « solennel ennui » qu'on perçoit par instants dans le bruit des vagues de la mer comme dans la plainte du vent de la nuit — éternelle Santa-Lucia jouée et rejouée par un immense orgue de Barbarie.

Ainsi, cet écœurement peut atteindre des proportions grandioses et terribles, comme celles qu'atteint le Diable lui-même quand il dit à Ivan :

— J'étais là quand le Verbe expirait sur la croix et montait au ciel, portant dans ses bras l'âme du larron crucifié. J'entendais les joyeuses exclamations des chérubins qui chantaient hosanna, et les hymnes des séraphins, ces hymnes qui faisaient trembler l'Univers. Eh bien! je te jure par tout ce qu'il y a de saint que je voulais me joindre à ce chœur et crier, moi aussi, ho-

sanna. Déjà ce cri allait s'échapper de ma poitrine...

Ici le Diable, comme pour ménager encore sa victime, revêt de nouveau son masque humain et se dérobe par une apparente trivialité :

— « Tu sais que je suis très sentimental, très accessible aux émotions esthétiques. Mais le bon sens, — oh! la plus désastreuse de mes vertus! — m'a retenu, et j'ai laissé échapper le moment. Car, pensais-je, qu'arriverait-il si je criais hosanna? Aussitôt tout s'éteindrait dans le monde, plus personne n'agirait... J'ai donc dû me conformer à mon rôle social...

Et voici que le persiflage et la trivialité se font encore une fois transparents pour laisser entrevoir la profondeur nouménaleàe la pensée : — «Je le sais — dit le Diable — il y a là un secret,mais on ne veut me le révéler à aucun prix, car il se peut que, lorsque je serai au courant, je me mette à hurler « hosanna » ! et immédiatement le minimum indispensable disparaîtra, et la sagesse commencera à régner sur l'univers entier; ce sera la fin de tout... Mais jusqu'à ce que cet événement se produise, tant que j'ignore ce mystère, il y a deux vérités pour moi, une làbas, la leur, que je ne connais pas jusqu'à nouvel ordre, et l'autre, la mienne... On ne sait pas encore laquelle des deux vaut le mieux. . . »

L'Esprit lui-même, le « grand esprit intelligent du désert »,« le Porteur de Lumière,» aurait-il pu dire à Ivan quelque chose de plus terrible, de plus profond, de plus inattendu que ces paroles sur les deux vérités qui coexistent, qui gravitent éternellement vers l'unité et qui ne peuvent s'unir jamais — comme le Diable l'explique aussitôt pour terminer l'entretien. Il les nomme clairement, comme Dostoïewsky devait le faire directement plus tard dansson carnet de notes : c'est la vérité de l'Homme-

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Dieu et celle du Dieu-homme, la vérité du Christ et celle de l'Antéchrist.

Du contact, du heurt de ces deux vérités, naquit le feu qui chauffa à blanc « le creuset de doutes » par lequel a passé l'« hosanna » de Dostoïewsky lui-même. Il compare ouvertement son propre « hosanna » avec celui du Diable. Dans ce même carnet de notes il écrivit, peu de jours avant sa mort, à l'adresse de K. D. Kaveline, le représentant des libéraux et des « occidentaux » russes :

... « Bien que vous ayez analysé mes œuvres au point de vue scientifique, vous auriez dû vous montrer moins sévère pour les parties qui traitent de la philosophie, car ce n'est pas là ma spécialité. Jamais, même en Europe, V athéisme ne fat exprimé avec une telle puissance. Ce n'est donc pas comme un enfant que je crois au Christ et que je le confesse ;mon hosanna a. passé par un grand creuset de doutes, comme je le fais dire au Diable dans ce même roman. »

Ces deux vérités ont toujours coexisté, même pour Tolstoï, non pas dans sa conscience, mais dans sa clairvoyance. Mais il n'a jamais eu la force ni le courage de les regarder bien en face l'une et l'autre, comme l'a fait Dostoïewsky.

Du reste, chez Dostoïewsky lui-même, le plus fort parmi ses héros ne supporte pas cette contemplation des deux vérités considérées simultanément. On dirait qu'il est effrayé à la pensée que le démon pourrait lui révéler enfin quelque chose de « nouveau », de trop nouveau. Il semble que Dostoïewsky n'ait pas pu supporter cette contemplation et qu'il n'ait pas dit, ou, du moins, qu'il ne nous ait pas dit son dernier mot sur les « deux vérités ».

En tout cas, il n'y a pas eu pour lui d'énigme plus

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profonde que celle-là. Du reste, existe t -il un plus grand mystère pour nous et pour l'humanité tout entière?

Lorsque Alécha apporte la nouvelle que Smerdiakofï vient de se pendre, c'est-à-dire au moment de l'entretien d'Ivan avec le Diable, Ivan n'en est presque pas étonné et dit tranquillement : — Je savais qu'il s'était pendu.

— Par qui ?

— J'ignore par qui. Mais je le savais... Oui, il me l'avait dit. Il vient à l'instant de me le dire...

— Il a eu peur de toi, de toi, ma blanche colombe, continue Ivan, pensif, s'exprimant en paroles sans suite, comme dans le délire. Tu es un pur chérubin. Un chérubin! Oh! les cris d'extase des séraphins! Qu'est-ce qu'un séraphin? Peut-être une constellation ? Et peutêtre toute cette constellation n'est elle qu'une molécule chimique.

Alécha écoute. Il est effrayé, non seulement par le délire, par la maladie d'Ivan, mais par quelque chose de positif, de vrai, de « nouveau », qu'il sent obscurément dans l'âme de l'Ivan actuel, comme un souffle réfrigérant venant de l'infini stellaire, du froid des espaces où Ivan vient d'être transporté. Comparé à cet homme, dont la « profonde conscience » a vu « l'au delà du bien et du mal », combien paraît petit, à ce moment, l'élève du « saint vieillard Zossime », si bon, si aimant, si vivant, si terrestre! Il parle à Ivan avec une incompréhension compatissante et grossière à peu près semblable à celle du nihiliste Raskolnikoff à l'égard de Svidrig'aïlotl":

« Frère, tu es sûrement très malade... Assieds-toi, assieds-toi sur le divan, pour l'amour de Dieu. Tu délires, appuie ta tête sur les coussins, ainsi ! Veux-tu que je te pose une serviette mouillée sur la tète? Peut-être cela te soulag-era-t-il? »

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Ivan n'a pas besoin d'Alécha pour savoir qu'il délire, mais est-ce le délire seul qui lui donne l'assurance avec laquelle il affirme maintenant :

(( Ce n'est pas un rêve! Non, je le jure, ce n'est pas un rêve. Tout cela s'est passé il y a quelques minutes !... »

Et pour Dostoïewsky? et pour le lecteur? est-ce un rêve ? Le Diable ne pourrait-il pas échanger avec eux ces quelques répliques qu'il échange avec Ivan :

— D'après la véhémence avec laquelle ^tu me nies., je suis convaincu que, malgré tout, tu crois en moi!

— Non, non, je ne crois pas en toi. Pas pour un centième d'once !

— Mais pour un millième! Les doses homéopathiques sont peut être les plus puissantes. Avoue que tu crois, disons pour un dix-millième.

— Pas un seul instant! D'ailleurs,je voudrais croire en toi!

— Hé, hé ! voilà un aveu! Allons! je suis bon, et, je t'aiderai aussi en cela. Ecoute : c'est moi qui t'ai attrapé. C'est à dessein que je t'ai raconté ta propre anecdote,que tu avais déjà oubliée, afin que tu perdes définitivement toute confiance en moi.

— Tu mens ! Le but de ton apparition est de me persuader que tu existes !

— Justement! Je te conduis tour à tour de la foi à l'incrédulité, et f ai mon but en le faisant. Ces torturantes alternatives de foi et d'incroyance ne peuvent être supportées par un homme doué d'une conscience comme la tienne. Bien ne prépare mieux le terrain. Je n'ai, après cela, qu'à jeter en toi une graine minuscule de foi et il en sortira un chêne.

L'histoire ne donne-t-elle pas raison à ce diable ? N'at-on pas vu non seulement les romantiques, mais encore un amantdu simple, du naturel, du réel, tel que Gœthe, trouver insupportable la platitude et la vulgarité du siècle et se réfugier parfois dans la poursuite du surnaturel

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à travers le moyen-âge et l'antiquité, classique? Mais il était réservé à Dostoïewsky d'être le premier et peut être le seul parmi les grands écrivains de notre temps qui ait eu la force, tout en s'en tenant à la réalité contemporaine, de la transformer en quelque chose de plus mystérieux que toutes les légendes des âges passés. Le premier, il a su arriver à la source du surnaturel sans s'éloigner de cette réalité, mais, au contraire, en s'y plongeant jusqu'au fond, (( jusqu'à l'essence même du réel, » comme il s'exprime.

Ce n'est pas par des théories abstraites, mais par des expériences exactes, faites sur les âmes et dignes de ia science contemporaine, que Dostoïewsky a démontré que le travail historique et universel commencé avec la Renaissance et la Ré formation, le travail de la pensée exclusivement scientifique, critique, analytique, dissolvante, destructive, est, sinon déjà terminé, du moins en voie de s'achever; il a prouvé que « ce chemin a été parcouru jusqu'au bout. et qu'il est impossible d'aller plus loin », que non seulement la Russie, mais l'Europe entière, est arrivée à l'on ne sait quel point extrême, et vacille au-dessus de l'abîme. En outre, il a indiqué avec une clarté de conscience presque parfaite, presque nôtre, l'évolution inévitable de l'esprit humain vers une pensée nouvelle, édificatrice , synthétisante, symbolique, religieuse. Les voiles du dogmatisme théologique et métaphysique une fois levés, on s'est vu devant un abîme I lus fascinant encore que tous ceux qui s'étaient ouverts jusque-là devant les regards humains. La réalité, au lieu de chasser à jamais tout fantôme, est devenue elle-même incertaine, fantomatique. C'est un rêve de veille qui n'a même pas le fond de raison et de justice d<vs anciens rêves religieux, comme celui de l'enfer de

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Dante, par exemple. Qui donc pourrait vivre, en effet, dans un délire insensé tel que le cauchemar des « recommencements », et d'autres auxquels la science n'oppose que son « je ne sais pas », sec, bref, et obtus, comme le heurt d'un crâne contre un mur?

Non! après quatre siècles de pensée critique, le monde n'est pas seulement resté aussi terrible, aussi énigmatique qu'il l'était auparavant : il l'est devenu bien davantage. Malgré toute sa platitude et sa vulgarité extérieures « qui touchent vraiment au fantastique », comme l'a remarqué Dostoïewsky, si bien qu'un Grec de l'antiquité pourrait dire à un Européen d'aujourd'hui, possédant une culture moyenne, ce qu'Ivan Karamazoff dit au laquais Smerdiakoff : «Il me semble que tu es un songe, un cauchemar, »

— malgré toute cette trivialité, le monde n'a jamais été

— Dostoïewsky l'a démontré — sinon aussi religieux, du moins aussi mûr pour la religion qu'il l'est actuellement; en outre, le monde tend à la religion définitive, à celle qui terminera son développement historique et universel, religion en partie réalisée dans le premier avènement du Verbe, et dont il nous est prédit qu'elle sera consommée par Son second avènement.

En effet, l'Européen de nos jours doit infailliblement faire un choix entre ces trois voies : i° ou il doit guérir complètement d'une maladie qui ne saurait être appelée d'un autre nom que « Dieu » . Cette guérison aboutirait à une vulgarité encore plus grande que celle qui règne aujourd'hui — ; pour guérir entièrement de « Dieu », l'humanité devrait, de toute nécessité, se plonger dans la plate uniformité, — qu'on ne fait encore que pressentir vaguement, — de la « fourmilière » socialiste ; 2° ou bien encore cette maladie doit aboutir à un dépérissement profond, à une dégénérescence, à une « déca-

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clence », comme la folie de Nietzsche et de Kiriioff, ces prophètes du Dieu-Homme, qui anéantira l'Homme-Dieu ; 3o ou, enfin, nous devons réaliser le grand Symbole, l'union suprême d'où sortira une religion nouvelle et un second avènement, non plus mystérieux et caché comme le premier, mais visible, puissant et glorieux. Et ce sera la religion du terme suprême, — la religion de la Fin.

Ici, il faut faire une réserve : Dostoïewsky lui-même ou n'a vraiment pas reconnu, ou a feint seulement de ne pas avouer l'importance qu'avait, pour sa propre pensée religieuse, la plus profonde et la plus secrète pensée du christianisme : la doctrine de la Fin, du Second Avènement, qui terminera et complétera le Premier, la doctrine du règ-ne de l'Esprit qui vient après celui du Fils.

En supposant que Dostoïewsky ait pensé à ce second avènement,ily a certainement moins pensé qu'au premier. Le règne du Fils l'a préoccupé plus que celui de l'Esprit; il a cru davantage en Celui qui a été et qui est qu'en Celui qui a été est et qui sera; ce qui est déjà à la portée des hommes a caché à Dostoïewsky ce qui n'est pas encore à leur portée, comme a dit le Christ.

La nouvelle soif religieuse qu'il ne se contentait pas de provoquer chez les autres, mais qu'il excitait encore en lui-même en avivant le feu de son âme, jusqu'à en ressentir des souffrances intolérables, cette soif, il voulut l'apaiser non par un vin nouveau pris dans de nouvelles outres, mais par un vin qui n'avait pas été transformé en sang", par une eau qui n'avait pas été transformée en vin.

Il nous a simplement proposé des énigmes ; il s'en est fallu d'un cheveu qu'il se vît obligé de les résoudre lui-même. Aujourd'hui rien ne nous sépare plus de cette nécessité. Nous sommes face à face avec elle : il nous faut deviner l'énig-me, ou périr.

CONCLUSION

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