CHAPITRE VII
Où l'histoire rétrograde.
Avant d'aller plus loin, il peut être utile de regarder un peu en arrière pour rendre compte de l'apparition extraordinaire de Sophie et de son père à l'auberge d'Uplon.
Le lecteur voudra bien se souvenir (\i\e, dans le huitième chapitre du septième livre de noire histoire, nous avons laissé Sophie, après un long débat entre l'amour et le devoir, décidant la cause, comme il arrive, je crois, ordinairement, en faveur du premier.
Ce débat s'était élevé, avons-nous dit, à la suite d'une visite que son père venait de lui faire pour la forcer de consentir à son mariage avec Blifil; promesse dont l'accomplissement lui paraissait infaillible, puisqu'il l'avait en-
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lendtie veconiiaitre qu'elle ue pouvait ni ne devait refuser d'obéir à ses ordres absolus, quels qu'ils pussent èlre.
A|irès cette visile , le Squire au comble de la joie se retira chez lui, et se mit à boire comme à sou ordinaire. Comme il était d'une humeur sociale, voulant faire partager son bonheur à tous ses gens, il ordonna que la bière coulât à flots dans la cuisine; de sorte qu'avant onze heures du soir, il n'y avait personne dans la maison qui ne fût ivre, excepté mistress Western et Sophie.
Le lendemain matin de bonne heure, un messager fut dépêché à M. Blifil pour l'engager à venir. Quoique le bon Squire s'imaginât que ce jeune homme était moins instruit qu'il ne l'était réellement de l'aversion de Sophie pour lui, comme il n'avait pas encore reçu le consentement de celle-ci, il était impatient de le lui communiquer, ne doutant pas que la future elle-même ne le lui confirmât de sa propre bouche. Quant au mariage, il avait été convenu la veille au Soir, mais entre honmies seulcmrnl, que la