A M. BRIAN FITZPATRICK
Monsieur,
«La vôtre reçue, je suis surpris que vous me traitiez de celte manière, moi qui n'ai jamais vu la couleur de votre argent, excepté pour un habit de tiretaine , et votre mémoire monte à présent à plus de t5o liv. slerl. Considérez, monsieur, combien de fois vous vous êtes moqué de moi avec votre mariage toujours prochain avec cette dame-ci , avec cette damelà ; mais je ne puis vivre de promesses ni d'espérances, et mon marchand de draps ne prendra pas de semblable mounaie en paiement. Vous me mandez que vous êtes sur d'avoir ou la tante ou la nièce , et que vous auriez bien épousé préférablement la tante, dont le douaire est considérable, mais que vous préférez la nièce, à cause de son argent comptant. Je vous en prie, monsieur, prenez une fois l'avis d'un sot, et épousez la première que vous pourrez. Vous me pardonnerez de vous soumettre