LIVRE XI, CHAPITRE II. I9I
Ou chez sa tante Western. Elles avaient donc k peine fini de prendre leur thé, que Sophie, sans s'embarrasser ni du froid ni de la nuit, proposa à sa cousine de profiter du clair de lune pour se remettre en route.
Mais la cousine, plus timide, et encore émue de la terreur que lui avait inspirée la voix de son époux, la supplia d'attendre jusqu'au lendemain matin; et Sophie, toujours également complaisante , quoique en état de combattre les craintes de son ancienne amie, consentit h ce qu'elle voulut.
Miss Western ne se serait peut-être pas rendue si aisément, si elle avait eu connaissance de l'arrivée de son père à Upton. Que n'eût- elle pas cru avoir à craindre de sa part! Quant à la poursuite de Joncs, on pourrait présumer qu'elle l'effrayait assez peu. J'aurais cependant pu cacher cette conjecture au public; car un honnête auteur doit toujours ou supprimer ou pallier les faiblesses de ses héros, et surtout ces secrets mouvemens de l'âme auxquels la raison est presque toujours étrangère. Mais je suis vrai, c'est mon défaut : je ne puis me refondre.
rga tom iones.
Lorsqu'il fut arrêté que l'on pass nuit dans l'auberge, fhâtesse Tint r les ordres des deax dames pour le i et s'en retourna si enchantée des cl de la douceur de la voix, et de l'ai de miss Western, que la bonne femi timement persuadée que c'était misf Caméron qu'elle avait l'honneur d chez elle, devint tout à coup très~ jacobite, et fit les vœux les plus s pour la prospérité du.prince Ëdoua
Les deux cousines, restées seules cachèrent point leur curiosité réci sur ce que leur rencontre avait d'exi naire; et madame Filz-Patnck, aprt tiré parole de Sophie de raconter s toire à sOn tour, commença ta sienn près en ces termes.