LIVRE XI, CHAPITRE V
perdues 1 Ils sont arrivés, ils sont tous arrivés; ce malheur n'est que trop certain !...
Ces mots assommèrent Sophie. Mais madame Fitz-Patrick, moins susceptible qu'elle, ayant demandé à Honora de qui elle entendait parler... De qui ! s'écria Honora :
eh ! des Français apparemment ! Plus de deux cent mille d'entre eux sont débarqués; ils violent et massacrent tout.
Un grand objet de crainte rend le coeur presque insensible à tout ce qu'il y croit étranger. Sophie, qui s'attendait à voir sofa père et Blifil entrer dans sa chambre, ne fut que médiocrement émue du prétendu dé^ barquement des Français dans son pays.
Elle gronda même sa femme de chambre de l'alarme qu'elle lui avait donnée. Vous m'aviez en vérité fai^ craindre toute autre chose, lui dit-elle, etjem'en trouve quitte à bon marché.
Oui, oui, reprit l'hôte en riant. Sa Grandeur sait à quoi s'en tenir; elle est bien sûre que les Français sont aujourd'hui nos vraia amis , et ne viennent ici que pour nous le prouver. Sa Grandeur, je gage cent contre
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un, présumait que le Cumbertand ce dans le village- Que fallait-il ilc plus l'épouvanter morlellemeut?... Maisûco Madame, les bonues nouvelles que j'.
vous apprendre Sa Majesté, le 1
prince Edouard, a fait prendre le chan:
duc : il marche à grandes journées Londres; et dix mille Français qui nent de débarquer vont se joindre sur la route.
Cette nouvelle ne plut guère davani Sophie que celui qui la racontait. Cepei l'idée qui subsistait toujours en elle, être efTectivemcnt connue, ne lui perm de laisser transpirer le moindre méco tement.
L'hâte, après avoir desservi, fut forcé de se retirer, mais non pas sans encore marqué plus d'une fois ses rances d'élre un jour bien réconipens>
Sophie était pourtant fûchée de se ' connue dans riiôtellerie , et s'appliq eUe-même tout ce que l'hôlc croyait adressé à Jenny Caméron. Elle fit do monter sa femme de chambre, à qui el