LIVRE Yin, CHAPITRE IV
La bouteille était sur sa fia : le barbier insi^a pour payer la sienne. Jones s'y opposa, en se rapipelant son mal de téte^et pour lequel il n'arait peut-être déjà que trop bu. Avant que de remonter dans son appartement, il pria le barbier de lui procurer quelques livres pour s'amuser en attendant le sommeil. Des livres ! s'écria Benjamin. £n quelle langue? J'en ai de latins , j'en ai d'anglais, et tous très-curieux: ErasmiColloquia, Ovidius, de Tristibus, Gradus ad Parnassum; tous auteurs excellens : ceux-là vous plairaient-ils? Quant aux anglais, ils sont en moins bon ordre : j'ai cependant un volume des Chroniques de Siotve , le sixième de VHo^ mère de Pope, le troisième du Spectateur, le second tome à'Échard, le Craftsman, Robinson Crusoé, Thomas à Kempis presque cornplet, et deux tomes de Brown.
Envoyez -moi ces deux derniers, lui dit Jones; je ne les ai pas lus, et l'on m'en a dit du bien... On a raison , s'écria le barbier : Tom Brown est un des grands génies et des plus singuliers que l'Angleterre ait produits. Vous les aurez dans la miuute...Mais, croyez-
moi, ne lisez pas long-temps; tâchez
de reposer Adieu,, mon cher Mon
demain je reviendrai vous voir; compi mon tendre attachement, et plus enco toute ma discrétion.
-iFtr*
lilVKE Vni, CBANTBE V. 39