CHAPITRE XI
Suitç de riiistoire de l'Homme dé la l^^ntagoe.
- J*AVOis enfin recouvré ma liberté, reprit le vieillard , mais j'avais perdu ma réputation, ainsi que mon repos; car la différence est grande entre un homme absous faute de preuves, et celui qui se sent aussi innocent dans son cœur que dans l'opinion du publie.
Je me savais coupable : je croyais être tel à tous les yeux, et n'osais regarder personne en face.
En sortant de la ville, Tidée de retourner chez mon père, et de me jeter h ses pieds pour en obtenir mon pardon, me passa par l'esprit. Mais comment soutenir ses regards?
comment calmer une mère implacable, et m'expd&er à vivre avec tant de témoins de mon infamie ?
Je retournai donc à Londres, l'asile le plus sijir de la douleur ainsi que de la honte,