LIVRE yill, CHAPITEE XIII
de la grande révolution arrivée en Angleterre a mis fin à mes craintes, et m'a permis de retourner pour la dernière fois dans ma patrie. J'y ai réglé à Tamiable mes intérêts avec mon frère; je lui ai cédé tous mes biens, à charge d'une pension viagère, qu'il me paye exactement, et qui suffit pour subvenir à mes besoins. Tels sont les principaux événemens de mon histoire , dont le reste probablement serait sans intérêt pour vous.
Se peut-il , lui dit Jones, après l'avoir remercié, que vous ayez pu persister si longtemps sans ennui dansim pareil genre de vie ?
J'aï beaucoup voyagé , répondit le solitaire; mais ces détails particuliers seraient trop longs : le jour commence à luire; vous devez être fatigué; votre ami dort profondément ; essayez de faire de même , et croyez-vous en sûreté. A mon égard , comme je vous l'ai dit, quoique soumis aux besoins de la nature, je ne les satisfais que lorsque je m'en sens pressé. Le jour naissant me paraît beau; je vais jouir, du haut de ces montagnes, d'un spectacle très- agréable et toujoArs nouveau pour mes yeux.