‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 3)Chapitre 77 sur 165 · LIVRE X, CHAPITRE II. iSq · texte numérisé non relu

LIVRE X, CHAPITRE II. iSq

meur à lui tenir long -temps compagnie, et qu'il voulait s'assurer du moins de ce garçon.

Dans cet instant, un autre postillon frappa à la porte de rhôtellerie; sur quoi Suzanne, dépêchée pour ouvrir, rentra bientôt, suivie de deux jeunes demoiselles en habits de voyage, Tune desquelles était si richement vêtue, que Partridge et le postillon se levèrent tout étonnés, de leur place, tandis que l'hôtesse courut au devant d'elles, et les accabla de complimens.

La jeune dame au bel habit demanda seulement, avec un sourire agréable , qu'il lui fût permis de se chauffer un instant au feu dé la cuisine, attendu le froid excessif de la nuit, pourvu cependant que personne ne se déplaçât pour elle.

Ceci regardait Partridge, qui s'était retiré à l'autre bout de la chambre, frappé d'étonnement et d'admiration. Il est vrai que rien n'était plus charmant que cette jeune personne.

Après avoir en vain prié Partridge de reprendre sa place, la dame ôta ses gants et

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laissa voir dés mains ' dont la blancheur et la beauté éblouirent la compagnie. Sa com-' pagne ^ c'est-à-dire sa femme de chambre, tira 9ussi les siens, sans doute pour en moih trer le plus parfait contraste.

Je voudrais bien. Madame, dit la dernière, que vous ne vous exposassiez pas à aller plus loin cette nuit. Je crains extrêmement que vous ne vous trouviez bientôt hors d'état de soutenir tant de fatigues.

Cela n'est pas douteux, s'écria l'hôtesse, et ce n'est assurément pas l'intention de Madame. Ah , bon Dieu ! vouloir aller plus loin cette nuit ! Madame me permettra de la supplier de n'en rien faire : ce serait vouloir s'exposer à périr. Soupez plutôt ici, Madame, et ordonnez tout ce qui pourra ne pas vous déplaire.

Je crob, répondit la jeune personne, qu'il serait plutôt heure de déjeuner; mais je ne saurais, en vérité , rien manger maintenant;

' L'original dit deux mains qui renfermaient en

elles toutes les propriétés imaginables , excepté celle de se fondre au feu. Faudrait-il s'exprimer ainsi pour éviter le reproche de trop franciser les traductions anglaises?

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