LIVRE X, CHAPITRE IV. l
et ne s'être pas trop épargné lui-même , il lui ordonna de chercher des chevaux , à quelque prix que ce put être ; et l'instant après, s'étant habillé à la hâte, il descendit pour exécuter lui-même Tordre qu'il venait à peine de donner.
Mais avant que d'en venir à son arrivée dans la cuisine, il faut nécessairement rendre compte de ce qui s'y était passé depuis que Partridge en était sorti pour monter chez son maître.
Le sergent venait de partir avec son détachement, lorsque les deux gentilshommes irlandais se levèrent, et descendirent, en se plaignant du tintamarre de la nuit, qui les avait empêchés de dormir.
Il faut encore savoir que le carrosse à quatre chevaux, arrivé la veille avec une jeune dame et sa femme de chambre, n'était qu'un carrosse de louage, dont le cocher, apprenant que M. Macklachland allait à Bath, était venu lui offrir une des deux places qui y restaient vides ; que M. Macklachland non - seulement avait accepté la proposition, mais avait proposé à son ami
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Fitz-Patriçk de remplir la quatrième place vacante : ce que celui-ci avait accepté d'autant plus volontiers , qu'il se croyait trèssûr de rencontrer sa femme à Bath.
Macklachiand, le plus délié des deux Irlandais, ayant appris du cocher que la dame qu'il avait amenée venait de Chester , et, soupçonnant que ce pouvait être la femme de son ami , lui fit part de sa pensée. Il n'en fallut pas davantage pour échauffer de nouveau la tête de M. Fitz-Patrick, qui, sans chercher d'autres lumières , remonte l'escalier, va frapper à toutes les portes , les fait ouvrir, ou les enfonce, insulte l'un, demande excuse à l'autre, cherche, remue, renverse, visite tous les coins de la maison , et finalement ne trouve rien.
Il revenait tristement dans la cuisine, lorsqu'un homme bien plus pétulant encore y faisait son entrée avec une suite nombreuse.