LIVRE X, CHAPITRE VII
ntre son gré, de s'informer adroitement I la route que notre héros avait prise.
3US disons, contre son gré, parce qu'elle ait pris Jones en grippe à cause de cerines politesses pécuniaires qu'il avait im ;u négligées auprès d'elle; ce qu'elle auit dû plutôt attribuer à ses distractions l'à son avarice. Il est pourtant vrai que le lide aurait pu donner à Sophie de^ éclairssemeus beaucoup plus sûrs : mais nous norons encore pourquoi elle évita toujours i le consulter sur ce sujet.
Lorsqu'Honora eut pris ses informations ; l'hôtesse., Sophie envoya chercher d'ânes chevaux de louage, qui la conduisirent ms l'hôtellerie où le pauvre Tom avait été essé par l'enseigne Northerton.
Ici la femme de chambre, toujours char- 1% des mêmes informations,, n'eut pas plus tt interrogé l'hôtesse , que celle-ci devina j que cherchait Sophie. Bon Dieu ! s'écria elle en s'adressanlià Sophie elle-même, ni pour lors entrait dans la cuisine , eh !
iii l'aurait jamais pensé ! Voilà, sur mon onneur,le plus beau couple que virent ja-
mais mes deux yeuxl Ma foi, Madame, je ne m'étonne plus si le jeune gentilhomme est si malheureux ! Il m'avait bien dit que vous étiez la plus belle demoiselle du monde; et je yois qu'il ne m'a point menti. Dieu conserve le pauvre cher homme ! il me faisait pitié; oui, sans mentir, il me faisait pitié, lorsqjie, dans son délire, je lui voyais embrasser *son oreiller, qu'il appelait tendrement sa Sophie... J'ai fait tout mes efforts pour le détourner d'aller à la guerre; je lui ai dit cent fois qu'il n'y a que trop d'hommes qui ne sont bons qu'à se faire tuer, et qui n'oA pas, ainsi que lui, le bonheur d'être
aimés d'une si belle dame Je croi^, dit
Sophie en se retournant vers Honora, que la bonne femme extra vague... Non, non, madame, s'écria l'hôtesse, je sais ce que je dis : je suis très au fait du mystère ; il ne m'a rien caché..... Quel est donc l'aigrefin, s'écria à son tour Honora, assez audacieux pour vous parler ain#de.ma maîtresse?...
Qu'appelez- vous aigrefin ? répondit l'autre ; parlez mieux, je vous prie, de celui même dont vous me demandiez des nouvelles.