LIVRE V, CHAPITRE IV. iSl
cisses^ du moins ce regard trop sévère : il sttfBt pour m'anéantir..... Condamnez 9ies yeux... condamnez ;Vos charmes... ce sont eux seuls qui m'ont perdu... qui m'ont fait oublier ce que vous êtes; bien plus encore^ hélas ! ce que je suis... Vous en serez bientôt vengée...
Le transport de Jones l'avait précipité aux pieds de Sophie, dont la situation n'é-^ tait pas plus tranquille... M. Jones, lui ditelle, d'une voix entrecoupée, j'affecterais vainement de ne pas vous entendre, et je ne vous entends peut-être que trop bien...
Mais, au nom du Ciel, si vous avez quelque amitié pour moi, souffrez que je retourne au château... Puissé-je être en état d'y arriver !
Jonels, qui à peine se soutenait lui-même, lui offrit son bras, qu'elle consentit d'accepter, pourvu qu'il lui jurât de ne plus continuer cette conversation. Il se soumit à tout, pourvu que Sophie promît aussi d'oublier ce que la violence de sa passion lui avait arraché malgré luL Sophie enfin consentit à lui pardonner, s'il promettait à son tour d'être plus circonspect à l'avenir.
lS% TOM JONES.
£t c'est ain» que nos jeunes amans, tons deux tremblans y et tous deux cbaimiés Vrm de l'autre, arrivèrent au château.
Sophie se redra dans son àppartemeot, où la secourahle Honora et quelques heures de repos calmèrent par degrés ses^ sens. Le pauvre Jones, au contraire, était attendu par une mauvaise nouvelle qui va changer toute la scène de cette histoire, et qui par cousequent mérite im chapitre paiticulier.