LIVRE VI, CHAPITRE II
jugeons trèsr-dignes l'un de l'autre... Eh bien! vous rougissez*, encore ! vous ne répondez pas ?... Aux armes ! dis-je encore un coup :
il vient dès cet après-midi... c'est M.. Alworthy, c'est votre père qui le mande.
Dès cette après-midi ! s'écria Sophie en soupirant Oui, oui, cette après-midi même, dit la tante. Pourquoi donc ce tremblement?
pourquoi ce trouble et cet air abattu ? Pour
moi, je le trouve très-^ienl et j'eusse
presque été de votre goût, si mon -âge....
Je conviens, interrompit Sophie en bégayant, qu'il est aimable^ et que j'en connais peu qui soient plus dignes d'inspirer de tendres sentimens... Courageux et compatissant, plein d'esprit, sans méchanceté; humain, poli... en un mot, fait pour plaire... £h !. qu'importe le défaut de la naissance, lorsqu'il est compensé par tant de vertus !
Qufappelez - vous défaut de naissance?
répartit madame Western; où prenez-vous cela? qui peut vous avoir fait de pareils contes ?
Hélas ! Madame , répondit Sophie les
yeux baissés, puis-je ignorer un fait publie ?