LIVRE VI, CHAPITRE VII. ïSq
ils ne devaient point trouver ; et la raison était simple, c'est que le poi^tefeuille et t le reste était dans la poche de George , , l'ayant trouvé sous ses pieds, avait cru ont de bonne prise.
'om n'ayant plus d'espoir de recouvrer effets perdus, et beaucoup moins touché ;ette nouvelle disgrâce que bien des gens le croiront peut-être, se retourna tout mp vers son ancien ami. Dois-je espérer vous, lui dit 'il, mon cher George, le dce le plus signalé que vous puissiez ntenant me rendre ?
i'honnéte George, qui avait amassé quelargent au service de M. Western , au le son bon ami Tom, et qui craignait 1 ne fût ici question d'en prêter une tie, ne répondit qu'en hésitant plus d'une , que M. Tom pouvait en toute occasion \pter sur ses services. Mais son inquié- & se dissipa en apprenant qu'il s'agissait ijuement de porter une lettre à Sophie, en chargea de tout son cœur; car, à l'art près, Tom Jones était ce qu'il aimait le $ au monde.
a40 TOM JOKBS.
Mademoiselle Honora fut regardée par tous les deux comme le seul canal par où la lettre pouvait passer jusqu'à Sopliîe.
George partit à l'iastant même, et Tom fut I attendre le retour de son messager daos ' «ne hôtellerie, à un quart de lieue de li. ?
Le garde-chaise, en arrivant chezM.Wes- | tem, rencontra mademoiselle Honora, i qu^ ' après l'avoir pressentie par quelques questions préliminaires, il remit la lettre pour sa maîtresse, et de qui il en reçut une autre que la femme de chambre avait portée tout le jour dans son sein , et qu'elle désespérait déjà de pouvoir faire tenir à M, Joncs.
Le garde-chasse, charmé d'avoir si bien rempli sa commission, revint h toutesjambes au cabaret où était Jones, qui, en lui arrachant, sans lui parler, la lettre de Sophie, y trouva ce qui suit
<■ Il ne m'est pas possible de vous cxpri- " mer tout ce que j'ai souffert depuis que je « ne vous ai vu. La patience avec laquelle " vous avez supporté, par rapport à moi,