‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 4)Chapitre 138 sur 170 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

»iidiiite de Sophie , <jai sera approuvée par celles de son sexe capables de penser comme elle.

Sophie, depuis vingt-quatre heures, n'alit point passé le t«nips agréablement. Elle ait essuyé de longues conversations de la irt de sa tante, dont le but était de lui ouver que Tamour, dans le monde poli,.

2 tait plus envisagé que comme une pasm ridicule. Le mariage, disait-elle, n'est jourd'hui considéré, delà part des femmes, le comme une charge ou un office de jucature Test par les hommes, c'est-à-dire 1 égard aux avantages qu'on en retire, soit lur la fortune, soit pour la considération, îs maximes solides, appuyées par nombre exemples ilUistres, et très-prolixement •mmentées par la scientifique tante, avaient llement excédé la pauvre Sophie, qu'elle

Sà44 TOM JONES.

s'était enfin déterminée à se metlre' au lit, où elle était encore au retour de son père Ictl de chez M. Alworthy.

Il était çnviron dix heures du matin, lorsque M. Western entra précipitamment dans Tappartement de sa fille. Je suis charmé de vous trouver ici, lui dit-il ; tout est en sûreté, et je vais faire en sorte qu'il en soit toujours de même.

A ces mots il ferma la porte, et en donna la clef à Honora , après avoir joint aux ordres les plus précis , les promesses les plus brillantes au cas qu'elle lui fût fidèle, et les menaces les plus terribles au cas qu'elle trahît sa confiance.

Les instructions d'Honora étaient de ne pas souffrir que Sophie mît le piied hors de son appartement, à moins qu'il ne jugeât à propos de la faire appeler, et de n'en permettre l'entrée qu'à sa tante seule.

A l'heure du dîner, le vieux gentilhomme fit descendre sa fille , qui/ut contrainte d'obéir. Tout se passa à l'ordinaire : on ne parla de rien; et la table levée , on la reconduisit dans sa prison.

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