DE L AUTEUR ANGLAIS. \X
au défaut d'économie qui régnaient dans une maison dont le faste égalait celui des plus opulens seigneurs du pays. En moins de trois années M. Fieldiug yit son patrimoine absorbé, et eut le désagrément plus grand encore de yoir . ses ennemis , en insultant à son malbeur, ne point rougir de répaudre des bruits dont sa réputation même eut long- temps à souffrir : car, lorsqu'on juge un bomme en gros, très-peu de gens sont disposés à distinguer les procédés auxquels nous forcent les besoins , d'ayec ceux qui partent du cœur.
Vivement pénétré de la situation déplorable où il s'était réduit , notre auteur se détermina à employer tous ses efforts pour recouvrer, par son travail , ce qu'il avait si légèrement laissé perdre, c'est-à-dire une fortune honnête^ Il avait à peine trente ans; il se remit à l'étude des lois.
Les amis qu'il s'était faits pendant le cours de ses bumanités , et qu'il conserva toujours , surtout ceux qui , après af oir suivi le barreau , se sont dans la suite élevés aux premiers postes de l'état , feront honneur à sa mémoire. Son application, tandis qu'il étudia dans le Temple ', fut on ne peut plus remarquable. Quoique son ancien goût pour le plaisir parvint encore de temps en temps à l'arracher au sérieux de ses
' On sont les écoles de droit.