LIVRE II, CffAPITRE I
mieux sa femme; peut-être même était-îl déjà dégoûté de cette fille, et avait-il saisi roccasion de s'en débarrasser. Partridge B'est donc qu'un traître , un perfide , un monstre digne des plus affreux supplices....
A ces mots, elle vole chez elle : ses mains, ses dents, sa langue, tombent et agissent à la fois sur le pacifique époux, qui, tout étourdi de l'orage , laisse le temps à l'amazone de le couvrir et de plaies et de sang; mais qui , réveillé par la douleur et la violence des coups, quitte la défensive, se saisit des bras de son épouse, et lui fait enfin sentir toute la vigueur des siens.
Le bruit attire les voisins. Madame Partridge, échevelée et couverte du sang de son mari , ne manque pas de s'évanouir :
toutes les femmes la secourent Elle ouvre enfin un œil mourant pour accuser Partridge d'avoir voulu l'assassiner , après avoir déshonoré son lit : de là grande rumeur, grand scandale dans la paroisse.
Le pauvre Partridge montre en vain les preuves sanglantes de l'aménité du caractère de son épouse ; toutes les femmes le
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condamnent, tous les hommes l'exhortent à vivre mieux k Ta venir ; chacun retourne enfin chei soi, et laisse les deux conjoints \is>à-vb l'un de l'autre.