L AUTEUR ANGLAIS. XJ
vient encore aujourd'hui quML emment , que son ouvrage inti- > ( Lois de la couronne ) , en deux ) , resté dans les mains de sir John ^re, est regardé comme excellent, e devons-nous pas concevoir de îsprit, en le voyant chargé d'une mbreuse, d'une épouse qu*il ado- |ui l'accablaient, et de besoins encore, au milieu des pénibles rofession aussi assujettissante que pas moins se hâter, pour subc les plus pressans, de composer, à l'impromptu , une comédie, une ihlet, ou des nouvelles politiques, autres ouvrages (j'entends ceux 'ant que son génie fût parf^iteé ) , il en a heureusemeut parlé la préface de ses Œuvres mêlées , impie et si modeste, que le leçaj^lement satisfait du jugement
a conversation , dit M. Fielding , bjet que d'attaquer l'un des plus de la société : celui du grossier , ou du mauvais naturel de ceux ; leurs connaissances ou de leurs )our embarrasser, soit pour tour«
xij ESSAI SfTR LA VÎÊ ET LE G^NIE
ner en ridicule ceux qu'ils croient leurs inférieurs.
Là Essai sur la connaissance du caractère des hommes ne tend qu'à démasquer Thypocrisie , la tarre ou le poison de toute espèce de vertus, et à prémunir contre ses pièges les âmes honnêtes, souvent trop sincères , trop confiantes , et presque toujours les plus sûres proies de ce monstre.
Le Voyage dans Vautre monde semble avoir donné lieu aux reproches que lui ont faits les ennemis de notre auteur, soit de bonne , soit de mauvaise foi , d'avoir visé à détruire les notions généralement reçues, tant sur la philosophie que sur la religion; car M. Fielding, en répondant à cette assertion , a déclaré très-formellement qu'il n'y avait jamais pensé.
Quant à la Vie de Jonathan IVild, c'est plutôt l'histoire des forfaits qu'un fameux scélérat eiit pu ou voulu commettre, que celle de celui qu'il a choisi pour son héros; et le but de l'auteur, s'il faut l'en croire, était uniquement de prouver que les succès du crime, quoique toujours trop chèrement achetés , n'ont souvent d'autre fin que les remords , la honte et le supplice de ses victimes. Mais, quel que soit le mérite de cet ouvrage , il faut cependant convenir qu'il n'atteint pas à la sublimité de ceux que, depuis, l'on a dus à la brillante imagination de notre auteur.