CHAPITRE V
Cela est encore mieux fonde.
Apprenez donc, lecteur, que dès leur entrée au château nos deux savans avaient pris tant de goût pour M. Alworthy, Tun à cause de sa vertu, Tautre à cause de son amour pour la religion, que chacun d'eux avait résolu de s'attacher à lui par les liens les plus étroits; c'est-à-dire que l'un et l'autre avaient jeté les yeux sur madame Blifil, cette bien plus riche qu'aimable veuve, dont nous n'avons fait aucune mention depuis la mort de son mari, mais que vous n'avez sans doute pas encore oubliée.
Le désir de lui plaire les rendait attentifs à en chercher toutes les occasions, et la constante préférence qu'ils donnaient à son fils sur lé petit Jones leur paraissait un moyen aussi simple que. naturel de parvenir à leur but : ils i^e doutaient pas que la tendre amitié de M. Alworthy pour Venfant