‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 4)Chapitre 64 sur 170 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Dans lequel messieurs Blifil et Jones paraissent dans un

jour opposé.

Blifil ne se piquait pas d'être à beaucoup près aussi sensible à la pitié que Tétait Jones , mais aussi se vantait-il d'être beaucoup plus juste. Il suivait en cela les préceptes de Square et de Tuakum: Tun, comme Ton sait, ne la croyait pas compatible avec la règle inaltérable du droit; l'autre tenait toujours fermement pour \di Justice^ et laissait au ciel seul le droit de faire grâce.

M. Blifil, qui s'était tu en présence de Jones, profita donc de son absence. Toutes réflexions faites, il ne pouvait souffrir que son oncle s'écartât des bons principes en répandant ses faveurs sur des sujets qu'il n'en croyait pas dignes.

Il avait su que Oeorge avait été accusé et

poursuivi, quelque temps auparavant, par

un gentilhomme nommé M. Western, pour

gS TOM JOHES.

un lièvre tué au gîte. Le délit était réel il n'était pas moins vrai que le lièvre trouvé sur le passage de ce malhei dont la famille mourait alors de faim

Quoi qu'il en soit, la chose rap sans aucune des circonstances qui pov ta rendre excusable, et sous le sceau cret, indisposa de nouveau M. Ah contre George; et avec d'autant p raison que M. Alworthy, voisin de M tem, avait des ménagemens à garde ce gentilhomme.

Tom fut inconsolable de ce contreet chercha vainement ce qui l'avait p ser. Mais le coup était porté, et M. i thy était ferme quand il croyait ave son de l'être. Il défendit à Tom de lui jamais du garde, en promettant pc d'avoir quelque pitié d^ sa famille. I se taire et chercher quelque autre d'être utile à George.

Ce M. Western, dont nous venons < 1er, était un. déterminé chasseur, e\ ment passionné pour toutes les e d'exercices usités en Angleterre. Tom

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