LIVRE III, CHAPITRE IX
Hé avec lui depuis quelque temps, et avait acquis ses bonnes grâces, en franchissant à cheval plus d'une barrière, et en faisant nombre de tours de force qui, aux yeux de M. Western, présageaient que Jones serait un jour un grand homme.
Les talens n'ont besoin que d'être encouragés : Tom fit des progrès rapides, et fut bientôt de toutes les parties de M. Western. Les- chiens, les fusils, les chevaux, la table de cet opulent seigneur de paroisse, furent bientôt à la disposition de notre héros, qui se promit bien de profiter de sa faveur pour obtenir le pardon de son ami George, ou pour le faire placer chez ce gentilhomme même. ''
Pour réussir dans un projet si difficile, et que le bon cœur de Jones peut seul justifier, il crut devoir faire sa cour à la fille unique de M. Western, âgée de dix-sept ans, et qu'après ses chiens et ses chevaux le père chérissait par delà toutes choses. Il suffisait que Tom connût le pouvoiijl qu'elle avait sur l'esprit de son père, pour ne pas balancer à s'attacher fortement à elle.
lOO TOM JONES.
Mais attendu qu'il s'agit de rhéroîne de notre histoire, que nous aimons beaucoup, et que le lecteur aimera peut-être aussi lui-^ même, il nous paraîtrait peu décent 4Je ne la lui présenter qu'à la* fin d'un livre.
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